En réponse à un ami, demandant naguère sur un réseau Quelle est la différence entre «être de gauche» et «être de droite», je dirais qu’à mes yeux l’essence de l’opposition droite / gauche est l’opposition éternelle des Anciens et des Modernes, des classiques et des romantiques, des conservateurs et des réformistes, de la tradition et de l’innovation, du réalisme et de l’idéalisme. Les deux principes me paraissent justifiés, nécessaires, utiles. Il importe de préserver ce qui est bon, comme de rechercher ce qui peut être meilleur. Il faut un principe de changement, contrebalancé par un principe de précaution, lequel consiste à demander si l’on est sûr d’aller dans la bonne direction, si le remède n’est pas pire que le mal, et si en croyant bien faire on n’est pas en train de déconner à plein tube, comme il arrive souvent.
Moi qui croyait qu’être de gauche c’était vouloir la nationalisation des moyens de production par le prolétariat. Et évidemment davantage de fonctionnaires, de subventions, d’immigration, d’éoliennes, de défense des minorités, et de lutte contre le fascisme et les nazis.
RépondreSupprimerJ'apprécie et je partage cette perspective. Ce qui un jour est "de gauche" peut se retrouver plus tard "de droite", et inversement, au fil du déplacement de la fenêtre d'Overton. L'Histoire donne tantôt raison aux uns, tantôt aux autres.
RépondreSupprimerV.