jeudi 10 septembre 2026

boomerang

    Une bribe de chanson entendue à la radio en voiture a retenu mon attention par sa mélodie tournoyante et parce que les vers semblaient tous compter sept syllabes : L’amour comme un boomerang. En me renseignant j’apprends que cette chanson inconnue de moi est déjà vieille, ayant été enregistrée par Dani et Daho il y a un quart de siècle et créée par Gainsbourg il y a un demi-siècle. J’ai pu la récouter en ligne et lire les paroles. Elle est un peu sinistre par certains aspects, mais elle a son petit charme.


mercredi 9 septembre 2026

Despentes

    Décidément les boites à livres auront beaucoup fait pour combler les lacunes de ma culture générale et je viens d’y découvrir le King Kong théorie de Virginie Despentes (2007, poche 2021). C’est un recueil de sept essais présentant sinon une théorie, du moins des réflexions sur la sexualité et les rapports entre hommes et femmes, avec en fin de volume une bibliographie. Le ton est non académique, plutôt militant et provocateur, au besoin racoleur (avec par exemple un chapitre intitulé Je t’encule ou tu m’encules ?). Les traits de gaucho-féminisme qui se dégageaient de l’ouvrage en le feuilletant m’ont d’abord mal disposé envers l’auteuse. Mais à vrai dire elle écrit bien et n’est pas sotte, quelles que soient mes réserves. J’ai quand même lu en entier trois des chapitres. Le premier, Bad lieutenantes, est un auto-portrait discutable mais intéressant, où VD s’avoue «non séduisante mais ambitieuse, attirée par l’argent que je gagne moi-même, attirée par le pouvoir de faire et de refuser». «Je ne viens pas me plaindre», déclare-t-elle, or en fait elle râle beaucoup, dans tout l’ouvrage, contre la vilaine société capitaliste patriarcale, laquelle ne l’a tout de même pas empêchée, partie de très bas (caissière, pute), de devenir une écrivaine reconnue, publiée, primée, jurée, adaptée et traduite. Le troisième chapitre, consacré au viol (intitulé Impossible de violer cette femme pleine de vices) ne m’a pas plu. Despentes y parle du viol qu’elle-même a subi quand elle était ado et tant qu’à faire, j’aurais préféré qu’elle dise concrètement ce qui lui était arrivé, au lieu de se contenter d’une évocation en termes vagues. En outre elle développe une vision des hommes comme étant tous (les mêmes) des tarés systématiquement hostiles dominateurs méprisants nocifs etc («Le viol, c’est le propre de l’homme»). Elle a roulé sa bosse mais semble n’avoir pas remarqué qu’il existait des hommes n’ayant ni l’habitude ni l’intention de violer qui que ce soit. Pense-t-elle de même vingt ans après avoir écrit cela ? Le quatrième chapitre (Coucher avec l’ennemi) m’a mieux convenu. Je n’ai ni le temps ni le courage d’entrer dans les détails, mais l’auteur expose là des vues sur la prostitution dont je partage certaines, comme l’idée qu’il serait vain d’interdire ou de réprimer cette activité, pratiquée par des femmes qui n’y sont pas forcément obligées. Il y a des superlatifs amusants («superbombasse», «chiennasse»). En somme, pour ce que j’en ai lu, un livre pas très convaincant mais pas sans intérêt.

mardi 8 septembre 2026

pain

DÉPÔT DE PAINS

pain azyme

pain bagnat

pain bénit

pain bis 

pain blanc

pain brioché

pain complet

pain doré

pain dur

pain farci

pain grillé

pain noir

pain perdu

pain quotidien

pain rassis

pain sec

pain tranché

pain viennois

lundi 7 septembre 2026

peace

    Une organisation australienne, l’Institute for Economics and Peace, établit chaque année, en examinant divers paramètres, un Global Peace Index, soit un indicateur mondial de la paix. Actuellement les dix pays du monde les plus paisibles seraient l’Islande, la Nouvelle-Zélande, la Suisse, la Slovénie, l’Irlande, l’Autriche, le Portugal, Singapour, la Finlande et le Japon. Cela n’est pas très surprenant. On ne s’étonnera pas non plus de ce que la France, où l’on accueille à bras ouverts les égorgeurs du monde entier, occupe dans ce classement la 99e place, entre la Tanzanie et le Gabon. Ainsi se vérifie le dicton ancestral selon lequel En important le Tiers-Monde, on devient le Tiers-Monde.

dimanche 6 septembre 2026

vélo

    Rêve agréable, que j’allais du Bassin à Bordeaux en vélo par une piste forestière magique, permettant d’arriver en peu de temps. Je roulais parmi les pins sur la piste bien lisse et déserte, puis j’arrivai dans une banlieue inconnue et déserte elle aussi. Je garai mon vélo et repartis à pied dans les rues, songeant en souriant à la tête que ferait la première personne à qui j’aurais l’occasion de demander où nous étions.

samedi 5 septembre 2026

Marsais

Il n’y avait pas foule à mon exposition. J’en suis d’autant plus reconnaissant à mes rares visiteurs. J’ai donc accepté la proposition d’exposer quelques unes de mes oeuvres plastiques et éditoriales pendant le mois de septembre au Troquet associatif de Marsais (17700), lequel n’ouvre que le vendredi soir de 18 à 23 heures. Ce n’est pas la semaine des quatre jeudis mais le mois des quatre vendredis. Le temps d’exposition est ainsi limité à 4 x 5 = 20 heures. Je me suis fixé le devoir d’y être présent chaque fois à l’ouverture et jusqu’à l’heure où j’ai plus envie d'aller voir ailleurs que de rester sur place (hier soir, 20:30). Ce genre d’activité dans ce genre d’endroit, c’est à dire au fond de la brousse, est un défi au rendement incertain, mais comme on dit, L’aventure, c’est l’aventure.

vendredi 4 septembre 2026

mirabelles

    Dommage, il n’y a déjà plus de mirabelles, mes prunes préférées. Elles sont vraiment exquises. Je sais qu’il existe une autre explication, mais je me plais à croire qu’elles tiennent leur nom des mirabilia latines, les merveilles.