IV, p 49-64. Sur Saint-Macaire (sa ville natale), son père et son oncle Oswald, auquel il a voulu consacrer un article dans la série des personnages extraordinaires du Reader’s Digest, qui l'a refusé (63-64), ce qui semble avoir aggravé son anti-américanisme (c’est la série pour laquelle Giono avait préparé l’imposture de L’homme qui plantait des arbres, Cf le Jd au 02-XI-2009).
V, p 65-87. Sur Langon et la gastronomie. Originaire des parages de Langon et Saint-Macaire, ayant résidé à Bordeaux, Libourne, Arcachon et Dieu sait où dans la région, Escarpit est un Sud-Ouestain de compétition et un grand connaisseur des produits du cru. Le risque sur ce sujet est de se laisser aller à un épicurisme bébête, mais l’auteur s’en sort très bien. Ses paragraphes sur la rivalité de l’armagnac et du cognac (73), sur le repas de restes (76) ou sur la sociologie et la technique de la grillade (77-79), sont des morceaux d’anthologie. Il m’a étonné qu’Escarpit n’ait pas l’air gêné de ce que les femmes de la famille, après le grand repas de Pâques, restent faire le ménage à la maison pendant que les hommes vont assister aux courses de chevaux (74-75), mais le féminisme n’était pas si répandu encore début 68. J’ai bien aimé la remarque sur le «masque de monotonie» que présente la forêt de pins vue de loin en passant, alors qu’en réalité elle est plus variée qu’il ne semble (80. J’avais fait une note à ce propos dans le Jd au 15-IX-2011).
VI, p 88-103. Sur son enfance et la musique. Où l’on apprend que son morceau préféré est Les barricades mystérieuses, de François Couperin (100). J’aime bien cette phrase : «Connaitre un pays, pour moi, c’est humer l’air de sa rue, manger sa cuisine, parler sa langue et chanter ses chansons» (102-103).