Descartes mis à jour : Je pense, du coup je suis.
Journal documentaire
Le blog littéraire et agricole de Philippe Billé. Des notes de lecture, et des notes du reste.
mardi 15 septembre 2026
lundi 14 septembre 2026
jeunes
Dans la rue je croise deux enfants, qui devisent en marchant. Parmi les quatre mots que je les entends prononcer, il y a Du coup…
samedi 12 septembre 2026
ports
A BON PORT
Port Adelaïde
Port-Barcarès
Port-Cros
Port-Daniel
Port Elizabeth
Port Fairy
Port-Gentil
Port-Haliguen
Port Isaac
Port-Joinville
Port Kenny
Port-Louis
Port Moresby
Port-Navalo
Port Orange
Port Phillip
Port Qasim
Port-Royal
Port-Saïd
Port Talbot
Port Union
Port-Vendres
Port William
vendredi 11 septembre 2026
Barbe-Bleue
Le conte de Perrault Barbe-Bleue (initiales BB !) découvert dans la charmante collection des Contes du Gai Pierrot (Editions Bias, 1962) m’a épouvanté par sa cruauté et intrigué par sa bizarrerie. Les trois points remarquables sont d’abord cette idée de la barbe bleue, censée enlaidir le personnage. Cela ne me parait pas évident, mais il est vrai que je vis à l’époque où certains ont banalisé la mode des cheveux bleus. Parmi les différentes illustrations vues en ligne, nulle ne m’a paru aussi suggestive que la gravure de Gustave Doré, où le regard terrible du mari parait plus effrayant que la barbe, dont on ne voit la couleur. Ensuite le placard fatal, ce prêt de la clef assorti de l’interdiction de s’en servir pour ouvrir la porte, et les questions que se pose le lecteur : pourquoi le mari prête-t-il la clé à sa femme s’il ne veut qu’elle s’en serve ? Le fait-il en sachant qu’elle ne résistera pas à la tentation et lui offrira ainsi un prétexte pour la tuer ? Pourquoi est-elle si curieuse et désobéissante ? Comment les corps des femmes mortes sont-ils conservés et non décomposés ? Enfin le suspense lancinant de la question répétée à la soeur Anne, ne vois-tu rien venir? Le genre du conte ne m’attire pas a priori mais j’arrive à en lire, celui-ci m’a captivé sans toutefois m’enchanter.
jeudi 10 septembre 2026
boomerang
Une bribe de chanson entendue à la radio en voiture a retenu mon attention par sa mélodie tournoyante et parce que les vers semblaient tous compter sept syllabes : L’amour comme un boomerang. En me renseignant j’apprends que cette chanson inconnue de moi est déjà vieille, ayant été enregistrée par Dani et Daho il y a un quart de siècle et créée par Gainsbourg il y a un demi-siècle. J’ai pu la récouter en ligne et lire les paroles. Elle est un peu sinistre par certains aspects, mais elle a son petit charme.
mercredi 9 septembre 2026
Despentes
Décidément les boites à livres auront beaucoup fait pour combler les lacunes de ma culture générale et je viens d’y découvrir le King Kong théorie de Virginie Despentes (2007, poche 2021). C’est un recueil de sept essais présentant sinon une théorie, du moins des réflexions sur la sexualité et les rapports entre hommes et femmes, avec en fin de volume une bibliographie. Le ton est non académique, plutôt militant et provocateur, au besoin racoleur (avec par exemple un chapitre intitulé Je t’encule ou tu m’encules ?). Les traits de gaucho-féminisme qui se dégageaient de l’ouvrage en le feuilletant m’ont d’abord mal disposé envers l’auteuse. Mais à vrai dire elle écrit bien et n’est pas sotte, quelles que soient mes réserves. J’ai quand même lu en entier trois des chapitres. Le premier, Bad lieutenantes, est un auto-portrait discutable mais intéressant, où VD s’avoue «non séduisante mais ambitieuse, attirée par l’argent que je gagne moi-même, attirée par le pouvoir de faire et de refuser». «Je ne viens pas me plaindre», déclare-t-elle, or en fait elle râle beaucoup, dans tout l’ouvrage, contre la vilaine société capitaliste patriarcale, laquelle ne l’a tout de même pas empêchée, partie de très bas (caissière, pute), de devenir une écrivaine reconnue, publiée, primée, jurée, adaptée et traduite. Le troisième chapitre, consacré au viol (intitulé Impossible de violer cette femme pleine de vices) ne m’a pas plu. Despentes y parle du viol qu’elle-même a subi quand elle était ado et tant qu’à faire, j’aurais préféré qu’elle dise concrètement ce qui lui était arrivé, au lieu de se contenter d’une évocation en termes vagues. En outre elle développe une vision des hommes comme étant tous (les mêmes) des tarés systématiquement hostiles dominateurs méprisants nocifs etc («Le viol, c’est le propre de l’homme»). Elle a roulé sa bosse mais semble n’avoir pas remarqué qu’il existait des hommes n’ayant ni l’habitude ni l’intention de violer qui que ce soit. Pense-t-elle de même vingt ans après avoir écrit cela ? Le quatrième chapitre (Coucher avec l’ennemi) m’a mieux convenu. Je n’ai ni le temps ni le courage d’entrer dans les détails, mais l’auteur expose là des vues sur la prostitution dont je partage certaines, comme l’idée qu’il serait vain d’interdire ou de réprimer cette activité, pratiquée par des femmes qui n’y sont pas forcément obligées. Il y a des superlatifs amusants («superbombasse», «chiennasse»). En somme, pour ce que j’en ai lu, un livre pas très convaincant mais pas sans intérêt.
mardi 8 septembre 2026
pain
DÉPÔT DE PAINS
pain azyme
pain bagnat
pain bénit
pain bis
pain blanc
pain brioché
pain complet
pain doré
pain dur
pain farci
pain grillé
pain noir
pain perdu
pain quotidien
pain rassis
pain sec
pain tranché
pain viennois
