jeudi 17 septembre 2026

hacienda

Des nouvelles de mon hacienda.
    Deux bizarreries dans la biologie de cette année. Depuis que le jardin reverdit, il est envahi de petites pousses qui me semblent être de l’épurge, la grande euphorbe (photo). Quant à la maison, elle a été infiltrée par une colonie de minuscules grillons. Ils sont bien gentils mais je leur indique la sortie chaque fois que j’en ai l’occasion.
    Je n’ai pas noté à quelle date les cailles cessaient de pondre les autres années, il me semble que ce n’était pas avant septembre, mais cette année elles se sont arrêtées dès la mi-août, peut-être du fait des grandes chaleurs. Depuis lors elles n’ont pondu qu’un seul oeuf raté bizarre, translucide et mou. Je l’ai donné aux tortues, qui l’ont mangé. Ces dernières dorment plus, mangent moins : la saison froide approche...

mercredi 16 septembre 2026

brocantes

    (Ma vie palpiteuse, suite). Cette année je n’ai rien dit de mes vide-greniers de l’été (Oh, tkt, on s’en passait). Je comptais me rendre à mes trois rendez-vous rituels dans les Deux-Sèvres voisines, mais après un résultat potable le dernier samedi de juillet à la Charrière (80 euros) puis un résultat minable le premier dimanche d’août à Villefollet (25 euros), j’ai renoncé à Availles le week-end suivant. Je me suis quand même laissé tenter dimanche dernier par la brocante de Villeneuve. J’y allais sans grande conviction, ayant perdu de mes meilleurs livres dans les inondations récentes, et de plus je fus mal placé dans une rue secondaire, mais le résultat fut moins désastreux que prévu, je parvins à arracher une cinquantaine d’euros dans ces circonstances incertaines, et c’était une journée divertissante. J’avais pour voisin un aimable Ecossais, qui m’a dit redouter le soleil car il y avait été trop exposé lorsqu’il était soldat jadis en Libye. Il s’intéressait à un recueil de lettres de Talleyrand mais ce fut le premier livre vendu. A un moment j’ai remarqué qu’une acheteuse parlait à son fils dans une langue que je n’arrivais pas à identifier et je lui ai demandé, à tout hasard en anglais, What language are you speaking ? C’était de l’ukrainien. Un de mes clients préférés fut un ado timide, qui acheta L’ami Fritz dans une jolie petite édition Nelson. Ce garçon sérieux, pensai-je, sait sans doute parler sans dire Du coup à tout bout de phrase.

mardi 15 septembre 2026

lundi 14 septembre 2026

jeunes

    Dans la rue je croise deux enfants, qui devisent en marchant. Parmi les quatre mots que je les entends prononcer, il y a Du coup…

samedi 12 septembre 2026

ports

A BON PORT

Port Adelaïde

Port-Barcarès

Port-Cros 

Port-Daniel

Port Elizabeth

Port Fairy

Port-Gentil

Port-Haliguen

Port Isaac

Port-Joinville

Port Kenny

Port-Louis

Port Moresby

Port-Navalo

Port Orange

Port Phillip

Port Qasim

Port-Royal

Port-Saïd

Port Talbot

Port Union

Port-Vendres

Port William

vendredi 11 septembre 2026

Barbe-Bleue

Le conte de Perrault Barbe-Bleue (initiales BB !) découvert dans la charmante collection des Contes du Gai Pierrot (Editions Bias, 1962) m’a épouvanté par sa cruauté et intrigué par sa bizarrerie. Les trois points remarquables sont d’abord cette idée de la barbe bleue, censée enlaidir le personnage. Cela ne me parait pas évident, mais il est vrai que je vis à l’époque où certains ont banalisé la mode des cheveux bleus. Parmi les différentes illustrations vues en ligne, nulle ne m’a paru aussi suggestive que la gravure de Gustave Doré, où le regard terrible du mari parait plus effrayant que la barbe, dont on ne voit la couleur. Ensuite le placard fatal, ce prêt de la clef assorti de l’interdiction de s’en servir pour ouvrir la porte, et les questions que se pose le lecteur : pourquoi le mari prête-t-il la clé à sa femme s’il ne veut qu’elle s’en serve ? Le fait-il en sachant qu’elle ne résistera pas à la tentation et lui offrira ainsi un prétexte pour la tuer ? Pourquoi est-elle si curieuse et désobéissante ? Comment les corps des femmes mortes sont-ils conservés et non décomposés ? Enfin le suspense lancinant de la question répétée à la soeur Anne, ne vois-tu rien venir? Le genre du conte ne m’attire pas a priori mais j’arrive à en lire, celui-ci m’a captivé sans toutefois m’enchanter.

jeudi 10 septembre 2026

boomerang

    Une bribe de chanson entendue à la radio en voiture a retenu mon attention par sa mélodie tournoyante et parce que les vers semblaient tous compter sept syllabes : L’amour comme un boomerang. En me renseignant j’apprends que cette chanson inconnue de moi est déjà vieille, ayant été enregistrée par Dani et Daho il y a un quart de siècle et créée par Gainsbourg il y a un demi-siècle. J’ai pu la récouter en ligne et lire les paroles. Elle est un peu sinistre par certains aspects, mais elle a son petit charme.