Le chien. Long délire libertaire grandiloquent, en partie en charabia incompréhensible, et plein d’apostrophes haineuses, au vu desquelles le disque Amour Anarchie devrait plutôt s’intituler Haine Anarchie. Il y a tromperie sur la marchandise !
C’est extra. Grand slow kitsch boursouflé mou .
L’oppression. Longue tirade molle de gauchisme sirupeux ridicule.
La The Nana. Assez kitsch, dès le titre, mais plein de trouvailles expressives.
La solitude. Slow philosophique sibyllin emphatique longuet. Mon vers préféré est le dernier, quand il dit La lucidité se tient dans mon froc, avec sa grosse voix en colère et le roulement de tambour. Jamais pigé ce qu’il voulait dire, mais je trouvais que ça sonnait bien.
Avec le temps. Terriblement triste mais très belle, doit être sa plus connue, en tout cas la première à sortir quand on demande Ferré sur YouTube, probablement celle qui restera s’il n’en reste qu’une.
L’espoir. Interminable litanie ibéro-anarchiste menaçante, prétentieuse et gonflante.
Ni Dieu ni maître. Hymne anar grandiloquent pénible.
Journal documentaire
Le blog littéraire et agricole de Philippe Billé. Des notes de lecture, et des notes du reste.
mardi 10 mars 2026
lundi 9 mars 2026
Ferré 3
(Je me demande si j’ai bien fait de m’engager là-dedans. La plupart des chansons me déçoivent, et je ne suis pas sûr que mon avis à ce sujet intéresse mes lecteurs. Mais enfin quand le vin est tiré… Poursuivons.)
Comme à Ostende. De belles images (les paroles sont de Caussimon) mais je trouve le refrain lourdaud.
Les romantiques. Connaissais pas. Pas mal mais manque un peu de tonus.
La Marseillaise. Connaissais pas. Pas à mon goût mais pas mal tournée.
Pépée. Bel hommage à son singe, malgré un petit éclat de haine de gauche (le Jésus Machin, pas nécessaire) et la fin inutilement grandiloquente.
Poète, vos papiers! Récouté avec joie cette longue chanson vociférante mais qui a de la gueule, avec coups de griffe inattendus au dadaïsme, à la «poétique libérée» et à Jean Genet.
Les anarchistes. Même quand j’étais jeune et de gauche je n’aimais pas cet hymne martial tonitruant. La plupart espagnols, chante l’anarchiste monégasque, sans se poser trop de questions sur ce que furent leurs exploits en Espagne.
Les étrangers. Cette chanson me reste étrangère.
La mémoire et la mer. Longue et très belle chanson, véritable feu d’artifice d'images, parfois peu claires, mais enfin voilà de la poésie poétique et sans politique, un pur plaisir.
Comme à Ostende. De belles images (les paroles sont de Caussimon) mais je trouve le refrain lourdaud.
Les romantiques. Connaissais pas. Pas mal mais manque un peu de tonus.
La Marseillaise. Connaissais pas. Pas à mon goût mais pas mal tournée.
Pépée. Bel hommage à son singe, malgré un petit éclat de haine de gauche (le Jésus Machin, pas nécessaire) et la fin inutilement grandiloquente.
Poète, vos papiers! Récouté avec joie cette longue chanson vociférante mais qui a de la gueule, avec coups de griffe inattendus au dadaïsme, à la «poétique libérée» et à Jean Genet.
Les anarchistes. Même quand j’étais jeune et de gauche je n’aimais pas cet hymne martial tonitruant. La plupart espagnols, chante l’anarchiste monégasque, sans se poser trop de questions sur ce que furent leurs exploits en Espagne.
Les étrangers. Cette chanson me reste étrangère.
La mémoire et la mer. Longue et très belle chanson, véritable feu d’artifice d'images, parfois peu claires, mais enfin voilà de la poésie poétique et sans politique, un pur plaisir.
dimanche 8 mars 2026
Ferré 2
Quartier latin. Connaissais pas. Nostalgie mêlée de pleurnicherie estudiantine (Aux amphis tu pointes comme à l’usine… sans blague!).
T’es rock, coco! Connaissais pas. Jeu de mots pas terrible (rococo), vocifération pompeuse.
Jolie môme. Cela est maintenant bien démodé, par endroits peu clair à mes yeux, avec cependant quelques éclats de fraicheur printanière (T’es toute nue sous ton pull…).
C’est le printemps. Connaissais pas. Ne raffole pas.
La mélancolie. Connaissais pas. Oeuvre plombante.
Beau saxo. Connaissais pas. Pas terrible.
La complainte de la télé. Connaissais pas. Aussi ennuyeux que la télé.
L’Age d’or. Connaissais pas. Pas intéressé.
T’es rock, coco! Connaissais pas. Jeu de mots pas terrible (rococo), vocifération pompeuse.
Jolie môme. Cela est maintenant bien démodé, par endroits peu clair à mes yeux, avec cependant quelques éclats de fraicheur printanière (T’es toute nue sous ton pull…).
C’est le printemps. Connaissais pas. Ne raffole pas.
La mélancolie. Connaissais pas. Oeuvre plombante.
Beau saxo. Connaissais pas. Pas terrible.
La complainte de la télé. Connaissais pas. Aussi ennuyeux que la télé.
L’Age d’or. Connaissais pas. Pas intéressé.
samedi 7 mars 2026
Ferré 1
Un lecteur de Paris, Monsieur Bruno R, me confie écouter lui aussi ce chanteur. «Léo Ferré est super émouvant et touchant tout seul à gueuler sa poésie.» Bon, c’est de notre âge. Il m’envoie la photo d’une compile. C’est un double cd, 19 + 13 chansons, total 32. Cela me donne l’idée de les chercher sur YouTube pour les écouter. Mettons huit par jour.
La vie d’artiste. Une de celles que j’aimais mieux avant, mais elle n’est vraiment pas mal. Assez cafardeuse, cependant.
Paname. Le rythme sautillant est un peu kitsch, mais c’est une très belle chanson de sa période crooner, j’aime beaucoup.
Les poètes. Mélancolique et cucul.
La maffia. Je ne connaissais pas. Je n’aime pas.
Merde à Vauban. Je n’aime pas beaucoup cette pleurnicherie humaniste, avec bagnard forcément innocent (Tout ça pour rien, ils m'ont serré) et gros mots annonçant sa période de gauche, mais bien tournée, certes. Mon couplet préféré est le dernier, C’est un ptit corbillard tout noir etc, je le fredonne volontiers quand je passe à Saint-Martin.
Vingt ans. Triste mais très belle, une de mes préférées. Je l’ai écoutée parfois les larmes aux yeux. (Je ne retrouve pas le meilleur enregistrement).
La langue française. Mouais, bof. Connaissais pas, mais je m’en passais très bien.
Mister Giorgina. Pareil.
Paname. Le rythme sautillant est un peu kitsch, mais c’est une très belle chanson de sa période crooner, j’aime beaucoup.
Les poètes. Mélancolique et cucul.
La maffia. Je ne connaissais pas. Je n’aime pas.
Merde à Vauban. Je n’aime pas beaucoup cette pleurnicherie humaniste, avec bagnard forcément innocent (Tout ça pour rien, ils m'ont serré) et gros mots annonçant sa période de gauche, mais bien tournée, certes. Mon couplet préféré est le dernier, C’est un ptit corbillard tout noir etc, je le fredonne volontiers quand je passe à Saint-Martin.
Vingt ans. Triste mais très belle, une de mes préférées. Je l’ai écoutée parfois les larmes aux yeux. (Je ne retrouve pas le meilleur enregistrement).
La langue française. Mouais, bof. Connaissais pas, mais je m’en passais très bien.
Mister Giorgina. Pareil.
jeudi 5 mars 2026
bonheur
Le souvenir m’est revenu d’une chanson que j’aimais bien, quand j’étais jeune et de gauche (ce n’était pas hier). Je l’ai retrouvée sur YouTube : Le bonheur, de Léo Ferré. En la récoutant aujourd’hui, je lui trouve encore du charme : musiquette légère, belle voix grave, paroles bien tournées. Mais le contenu, par son éloge, pour le moins sa banalisation, sa non-condamnation de l’infidélité, me parait profondément répugnant.
mercredi 4 mars 2026
mille
A Paris, donc, début janvier, l’ami Bruno m’a offert le recueil de ses 1000 pages de merdes quotidiennes, publié par United Dead Artists en décembre 2023. C’est supposément le n° 100 de sa revue Elles sont de sortie, et assurément le plus gros. Un pavé imposant et de fière allure, avec sa couverture reliée de toile rouge et imprimée d’encre argentée. J’ai mis une heure, peut-être deux, à le feuilleter. Les huit dernières pages sont couvertes d’écriture manuscrite, répartie sur deux ou trois colonnes et reproduite en si petit que je n’arrive quasiment pas à la lire, surtout avec ma vue maintenant affaiblie, je le regrette. Mais mon impression est que ces pages sont destinées à donner une impression visuelle de texte, plus qu’à être lues réellement, comme j’en aurais la curiosité. A part ces huit, toutes les autres pages sont couvertes de dessins. Je suppose sans certitude que ce sont des inédits. Ils datent de différentes époques, si l’on en juge par les différences de style et par les millésimes qui apparaissent de-ci de-là, peut-être dans l’ordre chronologique, la date de 1992 figurant sur la première page. Il y a là beaucoup de l’imagerie dont Bruno sait que je ne suis pas fan : supplices et cochonneries que je ne trouve pas bandantes. Cela me fait penser au prospectus d’une société de missionnaires, que j'ai conservé des années en songeant à lui. On pouvait le leur renvoyer avec un don, après y avoir expliqué l’intention de prière. Je ne le ferai pas mais j’ai imaginé : Messieurs, veuillez prier pour l’âme de mon ami Bruno Richard, il fait que dessiner des femmes à poil en train de se faire arracher la gueule par des nazis, faites qu’il retrouve un peu de sérénité. Mais il n’y a pas que ça, entre autres aussi d'intéressants portraits, comme celui qui orne la couverture. Je ne sais nommer les différents styles et donner mes préférences en citant des pages, qui ne sont hélas pas numérotées. Vers la fin de l’ouvrage il y a une longue série de pages plus sombres, pleines d’énergie, souvent on a l’impression d’y voir du mouvement avant même de distinguer ce qui est en mouvement. Un peu partout dans le livre il y a des mots, des morceaux de phrase, qui font penser à ces bribes de conversation que l’on entend au passage lorsqu’on circule dans la foule. Et c’est une drôle de foule, que l’on croise dans ces mille pages…
mardi 3 mars 2026
actualités
Malgré toute ma sympathie pour le président Trump, j’avoue que son initiative d’attaquer l’Iran me laisse pour le moins perplexe. Cette assurance d’imposer la paix démocratique par les bombardements me fait penser à ces gauchistes qui « luttent contre la haine » en lynchant à grands coups de pied dans la gueule ceux qui ne pensent pas comme eux.
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