lundi 26 février 2024

Mocky

    J’ai regardé sur YouTube Y a-t-il un Français dans la salle, de Jean-Pierre Mocky (1982) parce que dans une discussion en ligne j’avais vu quelqu’un en vanter la distribution (en effet : Lanoux, Dutronc, Maillan, Galabru, Lavanant, Ferréol, Stévenin, Bideau, Dufilho, Zardi, Cavanna...). C’est une histoire de chantage en milieu politique, co-écrite par Frédéric Dard, auteur talentueux mais pas toujours bien fin. En l’occurrence l’intrigue n’est pas mal trouvée mais le film est ruiné par l’extrême vulgarité qui y règne, notamment dans les rapports hommes-femmes (le duo Stévenin-Meillan est gratiné) et l’expression des personnages. J’imagine les syncopes en milieu féministe si l’on y visionnait aujourd’hui ce film avec en son centre l’idylle d’un politicien de 55 ans avec une jouvencelle de 17... La fin tragique est particulièrement sinistre.

dimanche 25 février 2024

Alexakis

    Désolé, j’étais certain que le Paris-Athènes de Vassilis Alexakis me plairait, mais il m’ennuie plus souvent qu’il ne m’intéresse et j’ai préféré l’abandonner sans aller jusqu’au bout. Ce n’est pas un mauvais sujet, que ce recueil de souvenirs et de réflexions sur sa condition de bilingue bi-culturel franco-grec, mêlant anecdotes anciennes et récentes, mais je ne sais ce qu’il y manque, ou bien c’est moi qui suis encore d’humeur impatiente.

samedi 24 février 2024

métamorphose

    Ce n’était pas évident a priori mais j’ai réussi à lire en entier La métamorphose de Franz Kafka, malgré mon peu d’attrait pour ce genre d’histoire. A vrai dire j’étais moins stimulé par l’histoire elle-même que fasciné par la prouesse de l’auteur, qui réussit à baratiner sur une petite centaine de pages avec un sujet aussi improbable. Il paraît qu’on a donné à cette célèbre nouvelle de multiples interprétations psychologiques et surtout sociales. Certains se plaisent à y voir bien sûr de la «critique sociale», mais quel intérêt y aurait-il à cela ? Du reste, ne peut-on en voir autant, avec un peu de bonne volonté, dans n’importe quelle fiction où il apparaît qu’il existe des situations sociales différentes ? Pour ma part il me semble que la bizarrerie de ce drôle de récit lui suffit, sans qu’il soit besoin d’y fournir une explication. J’ai remarqué cette astuce de l’auteur, qui se garde de décrire trop en détail l’aspect du protagoniste métamorphosé et nous laisse en grande partie le soin de l’imaginer. Il indique vaguement que son dos est une coque dure, que son abdomen est divisé en arceaux et que ses membres sont remplacés par de fines pattes, mais il se garde de préciser la taille globale de l’organisme : elle semble aussi petite que celle d’un véritable insecte, quand on nous dit qu’il est capable de grimper aux murs et jusqu’au plafond, mais elle paraît plus importante quand on sait qu’il tient tout juste sous un canapé. De même on ignore ce qu’il en est du visage, s’il a encore figure humaine ou s’il est devenu tout à fait bestial. Il y a là un stratagème ingénieux.

jeudi 22 février 2024

Brassens

    J’ai feuilleté La tour des miracles, de Georges Brassens (10/18, 1973) et ce petit ouvrage ne m’a pas fait grande impression.

mercredi 21 février 2024

tchèque

Lu Anna en cavale, une bédé de la dessinatrice tchèque Lucie Lomova (Editions de l’An 2, 2006) empruntée au hasard. L’histoire ingénieuse mais abracadabrante et très politicorrecte (avec femmes rebelles, marginaux sympathiques, Gitans serviables et Russes méchants) ne m’a pas transporté. Mais le dessin est correct et la fin est drôle.

mardi 20 février 2024

rallye

Avant-hier j’ai rendu ma visite annuelle à mon bois de Cunèges, à peu près à la même date que l’an dernier et dans les mêmes circonstances, un rallye dominical personnel en partant aux aurores de ma Charente nordique pour arriver le soir au bassin d’Arcachon, en faisant un détour pour passer quelques heures en Dordogne. J’étais dans ma frênaie de 10:30 à 17 heures. L’anarchie d’un bois abandonné n’est pas un spectacle bien à mon goût et le peu d’ordre humain que j’ai pu y ramener en la circonstance parait négligeable, mais j’étais content de cette tournée d’inspection. Mon cabanon encore debout permet de stocker quelques branches au sec, pour faire du feu à chaque visite. Je n’avais apporté pour déjeuner que deux tranches de pain de mie, deux pommes, un œuf dur et un bout de chorizo. Cela suffisait, avec une bouteille d’eau, et j’ai eu beau temps, ni froid ni chaud. Parmi les bonnes surprises, trois ou quatre buis plantés il y a près de trente ans survivent et sont maintenant plus hauts que moi. Et puis l’ambiance paisible de l’hiver, où la jungle se tient à carreau.

samedi 17 février 2024

colombidés

    Il existe en Europe deux espèces de Tourterelles (Tourterelle turque et T des bois) et trois espèces de Pigeons (biset, colombin et ramier), qui toutes se trouvent en France. La langue française distingue donc nettement, par ces deux mots, les Tourterelles à la robe beige, de taille relativement petite (un peu moins de 30 centimètres) et les Pigeons essentiellement gris et plus grands (un peu plus de 30 cm pour le biset et le colombin, plus de 40 pour le ramier). Cette distinction Tourterelle-Pigeon se retrouve en latin scientifique (genres Streptopelia & Columbus) et dans plusieurs langues européennes : espagnol (Tórtola-Paloma), portugais (Rola-Pombo), néerlandais (Tortel-Duif). L’allemand dit Taube pour les cinq espèces. L’italien appelle les Tourterelles Tortora et a trois noms pour les Pigeons : Piccione, Colombella, Colombaccio. La situation est plus confuse en anglais, où l’on dit Dove pour les Tourterelles, le colombin et le biset, que l’on appelle aussi Pigeon, ainsi que le ramier.