vendredi 29 mai 2026

commerce

    Ce mois-ci j’ai enfin eu le temps de saisir non seulement le texte de mon journal de l’an dernier, mais aussi celui de l’année 2001, la seule dont je n’avais plus de version numérique depuis longtemps. J’ajoute ces deux documents à la liste de mes pdf en vente pour 1 euro. Je profite de cette occasion pour rappeler quelques précisions, notamment à l’intention de ceux et celles qui ne lisent mon Journal documentaire que par les citations que j’en reproduis sur Facebook, ou qui le lisent à la source dans Blogspot mais sur téléphone, où le format réduit ne permet pas de voir les liens marginaux. Si l’on consulte ce journal sur un écran d’ordi, on peut remarquer dans la marge à droite ces deux onglets : l’onglet A lire, où je propose un certain nombre de documents en accès libre, et l’onglet A vendre, où je liste les pdf que je vends 1 euro, notamment le texte intégral des volumes annuels ou pluri-annuels de mon journal. J’ai opté pour cette formule éditoriale plus légère, plus maniable et moins couteuse que ne serait l’impression de livres en papier. J’accepte tous les moyens de paiement, avec une préférence pour le virement bancaire (j’envoie mon iban sur demande). J’ai un compte PayPal mais ne sais pas bien m’en servir, il parait qu’on m’y trouve par mon adresse mail philippe.bille@hotmail.fr (j’ai déjà eu en effet des règlements par ce moyen). Un copain expert en marketing (!) me suggère de proposer la vente des pdf par groupes de cinq contre un billet de 5 euros par la poste. C’est une possibilité. Si l’on a d’autres suggestions, cela m’intéresse. Merci de votre attention.

jeudi 28 mai 2026

scènes

Pour m’accorder un moment de détente, j’ai emprunté un album de dessins d’humour, Scènes de la vie parentale, par Jean-Philippe Delhomme (Denoël, 2007). Ce sont des dessins pleine page, avec une légende en bas, caricaturant les rapports problématiques de parents bobos avec leurs lardons. La meilleure page est celle de la préface, bien écrite par l’auteur. A part ça le livre m’a déçu, les dessins sont moches et la satire pas tellement drôle.

mercredi 27 mai 2026

résumé

    En résumé, grosso modo, nous tuons pour vivre, et nous vivons pour mourir. Il faut s’arranger avec ça. Les croyances religieuses et philosophiques y aident plus ou moins.

lundi 25 mai 2026

néomots

    Chaque fois qu’un nouveau néomot me vient à l’esprit, je vérifie d’abord dans Google que le mot n’existe pas déjà comme nom d’un lieu-dit, d’une marque, d’un site, d’un groupe, d’un concept ou de quoi que ce soit. Je ne le publie et je ne l’ajoute à mon Verbier (ma collection de néologismes), que s’il est inconnu et donc original. Sans quoi je l’écarte. Dernièrement toutefois je me suis amusé à noter à part les candidats malheureux que j'ai cru inventer, mais qui se sont avérés déjà trouvés ici ou là. En voici dix : camignon, décompressif, draguerie, éclairière, empoterie, forture, popute, solitarité, surpassion, tortune.

dimanche 24 mai 2026

Sánchez

    Le hasard m’a fait découvrir un curieux petit livre paru l’an dernier à Madrid aux éditions Dilema et intitulé Torrelodones. L’auteur, Jonás Sánchez Pedrero, homme de peu de mots, donne là un recueil de quelque 540 sentences très brèves, tenant toutes, à une exception près, sur une seule ligne. Ce sont toutes des phrases, commençant par une majuscule et se terminant par un point, bien que certaines aient l’air de simples fragments de phrase, avec ou sans verbe. Leur point commun est la brièveté, les plus courtes n’ayant que deux mots, mais leur type de contenu varie. On trouve parmi ces formulations laconiques des aphorismes, des réparties, des expressions souvent inattendues. Cet ouvrage minimaliste prouve qu’il suffit de peu pour qu’un énoncé soit un objet de contemplation, donnant matière à méditer ou à sourire. Avec la permission de l’auteur, j’ai le plaisir de présenter à mes lecteurs, dans la Lettre documentaire 540, une vingtaine de ces sentences, que j’ai traduites de l’espagnol.

Torrelodones

Lettre documentaire n° 540

VINGT-DEUX PHRASES de Jonás Sánchez Pedrero 

extraites de son recueil Torrelodones
(Madrid : Dilema, 2025)
et ici traduites par Philippe Billé

Le rideau aussi était un mur.

Il faut progresser à l’ancienne.

Il applaudissait à coups de coude.

Il était humain à sa façon.

Il apprit à déboucher des mots.

Tous les dimanches ont un air de mars.

Il perdit ses dents comme des pointes de crayon.

La poésie ne va pas pas à l’Université.

Et ils transformèrent le temps en moments.

Toute science a sa fiction.

Il est tombé malade à cause de la quarantaine.

Cours de yoga urgent.

Les poissons pleurent à l’intérieur du cerveau.

Antiquités de saison.

L’automne avec sa beauté de rimmel qui coule.

Savoir oblige.

Bonne journée du kilo.

La tristesse a raison.

L’excentricité ne fait pas le talent.

Un jour tout cela sera avant.

Je hais de mieux en mieux.

Ne me dis surtout pas ça un jeudi.

(Textes originaux : También la cortina era muro. - Hay que progresar a la antigua. - Aplaudía a codazos. - Era humano a su manera. - Aprendió a destapar palabras. - Cualquier domingo parece marzo. - Perdió los dientes como puntas de lápiz. - La poesía no va a la Universidad. - Y convirtieron el tiempo en ratos. - Toda ciencia tiene ficción. - Enfermó de cuarentena. - Clases de yoga urgente. - Los peces lloran en el cerebro. - Antigüedades de temporada. - El otoño con su belleza de rimmel corrido. - Saber obliga. - Feliz día del kilo. - La tristeza tiene razón. - Excentricidad no hace talento. - Algún día todo esto será antes. - Cada vez odio mejor. - Eso no me lo dices un jueves.)

samedi 23 mai 2026

arbres

    En Gironde, où j’étais de passage cette semaine, il m’a semblé remarquer comme la dernière fois, qu’une maladie ravage tous les palmiers visibles au bord des routes et dans les rues. Cela semble affecter aussi bien les palmiers à chanvre et les phoenix, leurs feuilles pâlissent, ternissent et sèchent.
    Ici ce sont des animaux, c'est peut-être simplement un lièvre, qui a attaqué trois arbrisseaux que j’avais plantés dernièrement dans la haie du fond à la Rigeasse (la Caatinga). Une espèce de thuya low cost acheté dans un supermarché, un faux-cyprès que j’étais tout content d’avoir récupéré intact dans la benne de cimetière où il avait été jeté, et une pousse de troène que j’avais en pot. Les deux premiers ont eu l’écorce rongée, surtout le thuya, le troisième a eu ses feuilles mangées presque entièrement. Je les ai protégés avec du grillage. Le faux-cyprès est mort quand même. Le thuya était si abimé que j’ai dû couper le petit tronc très bas, ne laissant pratiquement que les deux premières branches, horizontales. J’en ai redressé une et l’ai tuteurée en position verticale contre le moignon de tronc, en espérant qu’elle forme un tronc de remplacement, mais ce n’est pas gagné. Le troène refait des feuilles à profusion, il a bien repris.