mardi 2 juin 2026

expo















Exposition 
Collages, Lettrages, Livrages,
et autres oeuvres de Philippe Billé
au Château Pallettes, chez Isidore Krapo
17 rue Elie Gintrac, à Bordeaux
du Samedi 6 au Vendredi 19 Juin 2026
Tous les jours à partir de 16 heures.
Présence de l'artiste le 6 seulement.


Précisons, si cela intéresse, qu'outre un assortiment de mes collages et lettrages encadrés, et mes brochures de ces dernières années, j'exposerai là ces nouveautés :
- les cartes postales d'Hommage à M Duchamp décrites hier.
- quatre de mes bocaux de couleurs enfin remplis (bleu, jaune, rouge, vert).
- dix des onze livres uniques (à tous égards) que j'ai créés ces dernières années, et dont voici la liste :
1. CARNET D’ADRESSE. Carnet fabriqué avec douze enveloppes libellées à mon adresse à la Croix-Comtesse. 24 feuilles de 11 x 11 cm. Décembre 2018.
2. CARNET D’ADRESSES. Carnet fabriqué avec dix enveloppes libellées à des adresses que j'ai eues en banlieue de Bordeaux. 20 feuilles de 11 x 11 cm. Décembre 2018.
3. IN GIRUM … (1/2). 32 feuilles de 6,5 x 10 cm. Mars 2019.
4. IN GIRUM … (2/2). 32 feuilles de 6,5 x 10 cm. Mars 2019.
5. CALENDOSCOPE. 24 feuilles de 9 x 14 cm. Non daté (2019 ?)
6. VINGT-QUATRE LISTES DE COURSES collectées entre 2008 et 2016. 24 feuilles. Novembre 2019. Collection Placid.
7. VINGT-QUATRE LISTES DE COURSES. 24 feuilles de 7,5 x 12 cm. Eté 2020.
8. QUARANTE LISTES DE COURSES. 40 feuilles de 14 x 20,5 cm. Août 2021.
9. CHANGEMENTS D’ADRESSE. Reliure de 17 enveloppes de 11 x 16 cm, adressées à Philippe Billé à différentes adresses, avec certains expéditeurs mentionnés. Mai 2026.
10. RUE DE L’AMITIE. Reliure de 20 enveloppes de 11 x 16 cm, adressées à Ph Billé, Rue de l’Amitié à la Croix-Comtesse, placées dans l’ordre alphabétique des expéditeurs, tous identifiés. Mai 2026.
11. A2. Reliure de 29 dessus d’enveloppes de 11 x 16 cm, adressées à Ph Billé à la Croix-Comtesse, placées dans l’ordre chronologique des tampons, de 1999 à 2026, avec certains expéditeurs mentionnés. Mai 2026.

lundi 1 juin 2026

étoiles

La semaine dernière j’ai enfin réalisé un projet artistique auquel je songeais depuis longtemps. C’est un Hommage à Marcel Duchamp, sous la forme d’une silhouette d’étoile peinte au pochoir sur des cartons de format carte postale. Ce projet était la résultante de l’intérêt que j’ai porté à quelques objets.
    Les étoiles, tout d’abord. Elles m’ont intéressé depuis l’époque lointaine où, dans ma jeunesse, j’ai passé quelque temps à étudier des rudiments d’astronomie. J’envisageais dès lors de leur consacrer un travail artistique.
    Ensuite la personnalité de Marcel Duchamp. Je ne suis pas un grand amateur de ses oeuvres (je ne fais pas partie des adorateurs du Grand verre et de la Roue de bicyclette), je ne partage pas son goût du jeu de mot dérisoire (LHOOQ fait sourire, mais ça ne vole pas très haut) ou de la provocation insolente (sa Fontaine, bof), mais j’ai de l’estime pour son style de personnage et en particulier pour l’inventeur de la notion de Ready-made. J’ai souvent contemplé la photo par Man Ray de la tête à Duchamp, où l’on voit la tonsure en forme d’étoile filante que lui avait faite l’artiste mexicain George de Zayas, en 1919 parait-il. La queue de la comète est figurée par une bande tondue partant du devant de la tête et aboutissant sur l’arrière à une étoile à cinq branches.
    Le goût du pochoir m’a été donné par ceux que j’ai vus çà et là au hasard des rues. J’aime mieux que les murs se contentent d’exercer leur métier de mur, sans qu’on ait la grandiloquence d’y étaler des fresques ou des tags, mais je ne suis pas contre le discret pochoir glissé dans un coin. Bien que n’étant guère attiré par l’artisanat chimique de la peinture, je me savais capable de façonner un pochoir, pour l’avoir déjà fait jadis deux trois fois.
    Enfin j’admire depuis longtemps le format de papier du standard A, dont le rapport de la largeur sur la longueur est égal à un sur racine de deux, de sorte qu’en pliant une feuille en deux, on obtient une surface deux fois plus petite mais proportionnelle à la première. Dans cette norme A, le A0 (A zéro) est égal à un mètre carré. Le format usuel du papier d’imprimante ou de courrier est le bien connu A4 (21 x 29,7 cm) équivalent à un seizième de mètre carré. Le A5, moitié du A4, est le format archétypique de bien des brochures et livrettes, et le A6, quart du A4, est le format des cartes postales (10,5 x 14,8 cm).
    Ainsi s’est constituée peu à peu l’idée de reproduire au pochoir, sur des cartons A6, l’étoile de Duchamp telle qu’elle apparait sur la photo, c’est à dire vue de biais, un peu déformée ou anamorphosée, certains rayons semblant plus longs que d’autres.
    Quant au nombre d’exemplaires, après avoir hésité à m’aventurer jusqu’à la centaine ou à me contenter d’une cinquantaine, j’ai opté finalement pour la quantité de 64, puisque le format A6 équivaut à un soixante-quatrième de mètre carré (format A0). Et ce nombre tombe bien, car il est aussi celui des cases du jeu d’échecs, dont Duchamp était un grand pratiquant.
    La constellation ainsi obtenue est assez variée, parce que je me suis servi de cartons de différentes couleurs : marron (exemplaires 1 à 3, carton ondulé pour ces trois seuls), gris (4-8), blanc (9-12), vert (13-28), rose (29-44), jaune (45-62), enfin bleu nuit (63-64). Environ la moitié des exemplaires ont été exécutés avec deux petits pots de peinture dorée qui se trouvaient dans mon chai depuis fort longtemps, dont un de dorure Corsain et un de la marque Eba («Super rayon d’or, Teinte or riche, Made in France» !), environ un quart des exemplaires ont été faits au marqueur Bic indélébile noir, et un quart avec de l’encre à tampon violette étalée au pinceau, anonyme pour cause d’étiquette déchirée. Les quatre types d’encrage se trouvent sur toutes les couleurs de cartons. Sur certains fonds, l’encre violette parait si foncée qu’elle se distingue difficilement du noir.
    Les cartes comportent au verso une ligne médiane manuscrite indiquant simplement Hommage à MD et le numéro de l’exemplaire. Au recto elles sont signées PhB en bas à gauche et datées 2026 en bas à droite.
    Maintenant que ce chef d’oeuvre existe, je vais m’employer à faire fortune en le commercialisant. Je compte vendre chaque exemplaire pour un doublon (deux euros). Je le présenterai à mon exposition de samedi prochain à Bordeaux mais il est d’ores et déjà disponible par correspondance (dans ce cas il faut s’arranger pour me faire parvenir 2 euros + un timbre ou le prix d’un timbre, soit environ 1,50 euro. Dans la mesure des disponibilités, je peux tenir compte des souhaits pour la couleur du fond ou le type d’enduit).





dimanche 31 mai 2026

apprivoisement

Lettre documentaire n° 541

ANIMAUX APPRIVOISÉS DES INDIENS DU BRÉSIL
d'après Gabriel Soares de Sousa

Il est connu que les chasseurs-cueilleurs d’Amérique, avant la colonisation européenne, ne possédaient pas d’animaux domestiques, du moins pas au sens que cela a en Europe : pas de bétail, ni de basse-cour, ni chien ni chat. En relisant naguère la Notícia do Brasil rédigée en 1587 par Gabriel Soares de Sousa, je suis cependant frappé par les nombreuses mentions, pas moins de trente, d’animaux capturés et apprivoisés par les Indiens, à des fins semble-t-il essentiellement récréatives. Ce sont :
les aras canindé bleus et jaunes (les Indiens les prennent jeunes dans les nids, pour les élever dans leurs maisons, chapitre II-80)
les aras rouges (idem, ibidem)
les toucans (idem, ibidem)
les canards (idem, qui deviennent très domestiques, II-80)
les tourterelles pairari (ils les apprivoisent dans les maisons, comme des pigeons, II-82)
les grands perroquets verts ajuruaçu (qui deviennent très domestiques dans les maisons, II-83)
les perroquets verts et rouges ajurueté (ils les prennent jeunes pour les apprivoiser, ibidem)
les perroquets curica (idem, ibidem)
les perroquets verts maracanã (idem, ibidem)
les perruches tuim (idem, ibidem)
d’autres, un peu plus grandes (idem, ibidem)
les vautours noirs urubu (les Indiens en ont apprivoisé quelques uns, pris au nid, II-85)
les tangaras jaunes et noirs (pris jeunes, II-87)
les passereaux suiriri (qu’on élève en cage et qui chantent très bien, II-88)
les passereaux urandi (idem, ibidem)
les passereaux uraenhangatá (idem, ibidem)
les passereaux sabiá-poca (idem, ibidem)
de petits passereaux noirs (idem, ibidem)
de petits passereaux bleus (idem, ibidem)
des tapirs (pris jeunes, ils s’apprivoisent et jouent avec les chiens, II-94)
les coatis (jeunes, ils s’apprivoisent, II-98)
les chats sauvages maracajá (pris petits, ils s’apprivoisent mais tuent les poules et les perroquets, ibidem)
les loutres irara (prises jeunes, elles s’apprivoisent bien, II-101)
les agoutis (pris jeunes, ils s’apprivoisent comme des lapins, II-103)
les petits singes sagouins (II-104)
les petits singes-lions (très mignons mais ils meurent s’il fait froid, ibidem)
les tortues jabuti (dans les maisons, elles mangent tout ce qui traine par terre, II-106)
les paresseux (les Indiens en emportent dans leurs maisons pendant deux ou trois semaines, mais comme ils ne mangent rien, ils les relâchent par pitié, II-107)
le serpent non venimeux non identifié tiopurana (qui s’apprivoise si bien qu’il peut sortir se nourrir en forêt pendant la journée puis rentre le soir à la maison, ce qui parait quand même difficile à croire, II-113)
enfin les iguanes anijuacanga (mais elles ne veulent rien manger de ce qu’on leur donne, II-114).


vendredi 29 mai 2026

commerce

    Ce mois-ci j’ai enfin eu le temps de saisir non seulement le texte de mon journal de l’an dernier, mais aussi celui de l’année 2001, la seule dont je n’avais plus de version numérique depuis longtemps. J’ajoute ces deux documents à la liste de mes pdf en vente à 1 euro. Je profite de cette occasion pour rappeler quelques précisions, notamment à l’intention de ceux et celles qui ne lisent mon Journal documentaire que par les citations que j’en reproduis sur Facebook, ou qui le lisent à la source dans Blogspot mais sur téléphone, où le format réduit ne permet pas de voir les liens marginaux. Si l’on consulte ce journal sur un écran d’ordi, on peut remarquer dans la marge à droite ces deux onglets : l’onglet A lire, où je propose un certain nombre de documents en accès libre, et l’onglet A vendre, où je liste les pdf que je vends 1 euro, notamment le texte intégral des volumes annuels ou pluri-annuels de mon journal. J’ai opté pour cette formule éditoriale plus légère, plus maniable et moins couteuse que ne serait l’impression de livres en papier. J’accepte tous les moyens de paiement, avec une préférence pour le virement bancaire (j’envoie mon iban sur demande). J’ai un compte PayPal mais ne sais pas bien m’en servir, il parait qu’on m’y trouve par mon adresse mail philippe.bille@hotmail.fr (j’ai déjà eu en effet des règlements par ce moyen). Un copain expert en marketing (!) me suggère de proposer la vente des pdf par groupes de cinq contre un billet de 5 euros par la poste. C’est une possibilité. Si l’on a d’autres suggestions, cela m’intéresse. Merci de votre attention.

jeudi 28 mai 2026

scènes

Pour m’accorder un moment de détente, j’ai emprunté un album de dessins d’humour, Scènes de la vie parentale, par Jean-Philippe Delhomme (Denoël, 2007). Ce sont des dessins pleine page, avec une légende en bas, caricaturant les rapports problématiques de parents bobos avec leurs lardons. La meilleure page est celle de la préface, bien écrite par l’auteur. A part ça le livre m’a déçu, les dessins sont moches et la satire pas tellement drôle.

mercredi 27 mai 2026

résumé

    En résumé, grosso modo, nous tuons pour vivre, et nous vivons pour mourir. Il faut s’arranger avec ça. Les croyances religieuses et philosophiques y aident plus ou moins.

lundi 25 mai 2026

néomots

    Chaque fois qu’un nouveau néomot me vient à l’esprit, je vérifie d’abord dans Google que le mot n’existe pas déjà comme nom d’un lieu-dit, d’une marque, d’un site, d’un groupe, d’un concept ou de quoi que ce soit. Je ne le publie et je ne l’ajoute à mon Verbier (ma collection de néologismes), que s’il est inconnu et donc original. Sans quoi je l’écarte. Dernièrement toutefois je me suis amusé à noter à part les candidats malheureux que j'ai cru inventer, mais qui se sont avérés déjà trouvés ici ou là. En voici dix : camignon, décompressif, draguerie, éclairière, empoterie, forture, popute, solitarité, surpassion, tortune.