Affichage des articles dont le libellé est internet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est internet. Afficher tous les articles

lundi 21 juillet 2025

visibilité

    Aujourd’hui tout le monde filme tout. Pour en revenir à une question que j’abordais naguère (le progrès des techniques et la démocratisation de leur usage, le 21 IV), il me semble qu’un aspect de la situation présente peut se résumer dans cet axiome : Aujourd’hui tout le monde, ou à peu près, non seulement filme ou photographie tout, mais diffuse les images sur internet. L’usage des caméras de sécurité avait déjà contribué depuis des années à rendre le monde plus visible, il devient hyper-visible maintenant que tout un chacun est reporter. Cela présente des inconvénients, comme l’étalage du mauvais goût, l’encouragement à l’exhibitionnisme, etc. Mais aussi bien des avantages, que l’on ne finirait pas d’énumérer. Parmi eux les vidéos didactiques, ne serait-ce que les innombrables tutos montrant comment bricoler, jardiner, cuisiner, etc. Autre exemple, les vidéos animalières, révélant les charmes et les drames de la vie des bêtes. Il y a aussi l’information générale sur l’actualité : comme a fait remarquer Elon Musk, on est maintenant plus vite informé des événements par les réseaux sociaux que par les médias professionnels. Je citerai enfin tout l’enseignement que l’on peut tirer du fait que les crétins ne se lassant pas d’exposer leurs âneries, les malfaiteurs leurs crimes, et les affreux leurs horreurs, on est ainsi édifié sur leurs agissements.

dimanche 27 avril 2025

Isis

    Encore un signe d’inquiétude, j’ai rêvé que je lisais dans un réseau social cette interrogation à mon propos : Philippe Billé est-il réconcilié avec Isis bis ? Des sanctions contre moi ne seraient levées qu’au prix de cette réconciliation. (PS : je relie ce rêve au fait d'avoir pensé la veille à mon copain Patrick, qui était né un 5 mai, soit un 5-5 (date double : bis). Je lui avais signalé qu'elle était citée par Bob Dylan au début de la chanson Isisdans son album Desire : I married Isis on the fifth day of May... A la fin aussi : I still can remember the way you smiled / On the fifth day of May in the drizzlin rain).

samedi 20 juillet 2024

boites

    Parmi les quelques sites permettant de repérer des boites à livres en France, on m’a fait remarquer l’excellence de boites-a-livres.fr, qui est très complet, très clair, et interactif. On peut y contribuer soit en signalant des boites nouvelles (ou qui n’étaient pas encore recensées, ou qui ont disparu), soit en procurant une photo (anonyme ou signée) pour celles qui n’ont pas encore d’illustration. C’est très simple à utiliser, même moi j’y arrive.

mercredi 11 octobre 2023

massacres

    Ce matin j’entendais monsieur Darmanin, ministre de l’intérieur, déclarer la main sur le cœur que «Toucher un juif en France, c'est toucher toute la République» et annoncer que toute personne étrangère coupable d’actes ou de propos antisémites serait immédiatement expulsée. Je me réjouis pour mes compatriotes israélites de la ferme protection dont le ministre les assure, mais si ce n’est pas du pipeau, sait-on jamais, j’apprécierais qu’il en dise et surtout qu’il en fasse autant pour tous nos compatriotes non-juifs qui eux aussi s’en prennent plein la gueule, sans cesse et sans avoir rien demandé.
    Les terroristes du Hamas ont lancé samedi dernier une attaque contre Israël, étonnante principalement du fait qu’elle ait pu se produire. Les atrocités dont on a écho ne nous apprennent pas grand chose quant à la sauvagerie des islamistes, qui nous ont déjà instruits, les années passées, des exploits dont ils étaient capables. Cet assaut relève de ce qu’on nomme aujourd’hui avec emphase un crime contre l’humanité, et qu’on se contentait jadis d’appeler un massacre. En l’occurrence un massacre inattendu, auquel va répondre une revanche qui risque d’être quelque peu massacrante à son tour.
    Le principal enseignement que je tire de ces événements touche à la façon dont j’en suis informé. Je ne voulais pas croire Elon Musk, lorsque je l’ai entendu naguère affirmer que désormais les réseaux sociaux devançaient les médias classiques dans le rôle d’informateurs du public, mais je me range maintenant à son avis. On est en effet bombardé d’infos, notamment de vidéos, en temps réel ou peu s’en faut. Un problème est qu’en temps de guerre on est aussi bombardé d’intox, à des fins de propagande. Cela n’est pas nouveau, on se souvient d’exemples mémorables de mensonges étatiques ou médiatiques, comme lors de la guerre d’Irak ou de la révolution roumaine. Mais sur les réseaux, les impostures sont plus rapidement dénoncées (non : telle séquence a été tournée en telle autre occasion, il y a tant d'années, dans tel autre pays...), ou du moins mises en doute. C’est ainsi, la donne est sans cesse modifiée.

jeudi 21 juillet 2022

interactions

 Un rêve tirant sur le cauchemar, cette nuit. J’étais invité à un vaste banquet, il y avait des tables dans plusieurs salles. A la mienne, j’étais assis à la droite de mon copain Bernie. On déposait à sa gauche un beau plat d’oignons hachés frits, dont je me régalais d’avance. Mais quand il se fut servi, il n’en restait plus rien. Je lui fis remarquer qu’il abusait un peu, et lui ne voyait pas pourquoi. Un moment après, voilà qu’on déposait à ma droite un même plat, avec en outre sur les oignons des vanets bien dorés, grâce auxquels j’allais pouvoir me consoler. Mais pour quelque raison il fallait d’abord que je m’éloigne un instant, et à mon retour le plat avait disparu. D’ailleurs la fête était finie, les gens partaient. J’allai au fond de la salle récupérer dans un capharnaüm ma clé de voiture (la clé noire de mon ancienne voiture, que je regrette tant) et mon petit sac à dos, que je retrouvais hélas couvert de taches de peinture. Une fois dehors, c’était sur les quais de Bordeaux, je rencontrai mon ancienne collègue Marie-Emilia. Sur un ton un peu hautain (qu’elle n’a jamais en réalité) elle m’expliqua qu’elle allait faire une séance de lecture publique, comme tous les samedis soir. Elle était avec trois jeunes hommes de belle taille, qui paraissaient aimables et malins. Elle est bien accompagnée, me disais-je, tout en éprouvant une espèce de mélancolie. Je crois que c’est là mon sentiment général à l’égard du monde du travail, dont je ne fais plus partie. J’ai beau maintenir par mail des relations aimables avec deux trois collègues, je me sens un peu comme un paria vis-à-vis de ce milieu, comme quelqu’un qui n’est plus dans le coup, et ma foi cela est sans doute inévitable.

J’ai fait ce rêve cette nuit alors qu’internet était en panne depuis hier en fin de matinée (la panne a duré près de 24 heures). A cette occasion je mesure une fois de plus à quel point cette machinerie nous manque, quand elle fait défaut. Plus possible de consulter ses messageries, de musarder sur les réseaux, de chercher des informations. De regarder des vidéos sur YouTube en déjeunant. Dans l’après-midi j’ai eu un passage à vide, le genre de moment où la flemme, l’indécision et la chaleur se conjuguent pour vous réduire à l’inertie. J’ai pris ma voiture et je suis d’abord allé au bourg de Villeneuve, acheter un pain blanc à la Coop, puis rendre mes livres à la bibli et en prendre d’autres. J’ai bien assez à lire chez moi mais je vais là pour avoir un peu de vie sociale, j’y emprunte surtout des livres légers qui ne me feront pas perdre trop de temps et j’en profite pour saluer et bavarder un peu avec les dames qui s’y retrouvent. Après quoi je suis monté passer deux bonnes heures, de cinq à sept, dans mon bois en longueur, sur le plateau. Cela faisait longtemps et j’y allais sans conviction mais cette activité m’a ragaillardi. J’ai poursuivi mes interminables travaux d’élagage et de nettoyage, récupéré quelques bouts de bois. Après mon retour un gentilhomme du voisinage est passé chez moi et nous en avons profité pour discuter un peu. Comme il est expert dans la revente, j’attendais une occasion de lui demander son avis sur certaines de mes marchandises de brocante, savoir ce qu’il jugeait plus ou moins vendable. Au cours du passage en revue il s’est intéressé à une baïonnette, qu’il a bien voulu m’acheter trente euros. Je ne sais s’il connait mes revenus actuels, et s’il se doutait combien cette petite affaire imprévue était pour moi une aubaine. Finalement cette fichue journée n’aura pas été si mauvaise.