Le blog littéraire et agricole de Philippe Billé. Des notes de lecture, et des notes du reste.
lundi 21 juillet 2025
visibilité
dimanche 27 avril 2025
Isis
Encore un signe d’inquiétude, j’ai rêvé que je lisais dans un réseau social cette interrogation à mon propos : Philippe Billé est-il réconcilié avec Isis bis ? Des sanctions contre moi ne seraient levées qu’au prix de cette réconciliation. (PS : je relie ce rêve au fait d'avoir pensé la veille à mon copain Patrick, qui était né un 5 mai, soit un 5-5 (date double : bis). Je lui avais signalé qu'elle était citée par Bob Dylan au début de la chanson Isis, dans son album Desire : I married Isis on the fifth day of May... A la fin aussi : I still can remember the way you smiled / On the fifth day of May in the drizzlin rain).
samedi 20 juillet 2024
boites
Parmi les quelques sites permettant de repérer des boites à livres en France, on m’a fait remarquer l’excellence de boites-a-livres.fr, qui est très complet, très clair, et interactif. On peut y contribuer soit en signalant des boites nouvelles (ou qui n’étaient pas encore recensées, ou qui ont disparu), soit en procurant une photo (anonyme ou signée) pour celles qui n’ont pas encore d’illustration. C’est très simple à utiliser, même moi j’y arrive.
mercredi 11 octobre 2023
massacres
jeudi 21 juillet 2022
interactions
Un rêve tirant sur le cauchemar, cette nuit. J’étais invité à un vaste banquet, il y avait des tables dans plusieurs salles. A la mienne, j’étais assis à la droite de mon copain Bernie. On déposait à sa gauche un beau plat d’oignons hachés frits, dont je me régalais d’avance. Mais quand il se fut servi, il n’en restait plus rien. Je lui fis remarquer qu’il abusait un peu, et lui ne voyait pas pourquoi. Un moment après, voilà qu’on déposait à ma droite un même plat, avec en outre sur les oignons des vanets bien dorés, grâce auxquels j’allais pouvoir me consoler. Mais pour quelque raison il fallait d’abord que je m’éloigne un instant, et à mon retour le plat avait disparu. D’ailleurs la fête était finie, les gens partaient. J’allai au fond de la salle récupérer dans un capharnaüm ma clé de voiture (la clé noire de mon ancienne voiture, que je regrette tant) et mon petit sac à dos, que je retrouvais hélas couvert de taches de peinture. Une fois dehors, c’était sur les quais de Bordeaux, je rencontrai mon ancienne collègue Marie-Emilia. Sur un ton un peu hautain (qu’elle n’a jamais en réalité) elle m’expliqua qu’elle allait faire une séance de lecture publique, comme tous les samedis soir. Elle était avec trois jeunes hommes de belle taille, qui paraissaient aimables et malins. Elle est bien accompagnée, me disais-je, tout en éprouvant une espèce de mélancolie. Je crois que c’est là mon sentiment général à l’égard du monde du travail, dont je ne fais plus partie. J’ai beau maintenir par mail des relations aimables avec deux trois collègues, je me sens un peu comme un paria vis-à-vis de ce milieu, comme quelqu’un qui n’est plus dans le coup, et ma foi cela est sans doute inévitable.
J’ai fait ce rêve cette nuit alors qu’internet était en panne depuis hier en fin de matinée (la panne a duré près de 24 heures). A cette occasion je mesure une fois de plus à quel point cette machinerie nous manque, quand elle fait défaut. Plus possible de consulter ses messageries, de musarder sur les réseaux, de chercher des informations. De regarder des vidéos sur YouTube en déjeunant. Dans l’après-midi j’ai eu un passage à vide, le genre de moment où la flemme, l’indécision et la chaleur se conjuguent pour vous réduire à l’inertie. J’ai pris ma voiture et je suis d’abord allé au bourg de Villeneuve, acheter un pain blanc à la Coop, puis rendre mes livres à la bibli et en prendre d’autres. J’ai bien assez à lire chez moi mais je vais là pour avoir un peu de vie sociale, j’y emprunte surtout des livres légers qui ne me feront pas perdre trop de temps et j’en profite pour saluer et bavarder un peu avec les dames qui s’y retrouvent. Après quoi je suis monté passer deux bonnes heures, de cinq à sept, dans mon bois en longueur, sur le plateau. Cela faisait longtemps et j’y allais sans conviction mais cette activité m’a ragaillardi. J’ai poursuivi mes interminables travaux d’élagage et de nettoyage, récupéré quelques bouts de bois. Après mon retour un gentilhomme du voisinage est passé chez moi et nous en avons profité pour discuter un peu. Comme il est expert dans la revente, j’attendais une occasion de lui demander son avis sur certaines de mes marchandises de brocante, savoir ce qu’il jugeait plus ou moins vendable. Au cours du passage en revue il s’est intéressé à une baïonnette, qu’il a bien voulu m’acheter trente euros. Je ne sais s’il connait mes revenus actuels, et s’il se doutait combien cette petite affaire imprévue était pour moi une aubaine. Finalement cette fichue journée n’aura pas été si mauvaise.