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vendredi 2 janvier 2026

nouvel an

    La coutume pittoresque de brûler des voitures au premier de l’an, en plus grand nombre que pendant les autres nuits de l’année (1173 dénombrées cette fois-ci), est un bon exemple de l’enrichissement culturel qu’ont apporté au pays les peuplades exotiques. Entre nous, jadis, on n’avait pas eu idée de ce genre de réjouissance, qui ne coûte presque rien…

samedi 29 novembre 2025

incendie

A Hong Kong un incendie s’est déclaré mercredi dernier le 26 novembre dans un énorme complexe d’habitation construit dans les années 80 et récemment rénové, formé de huit tours d’une trentaine d’étages, comprenant au total deux mille appartements et abritant quelque 4800 personnes. On ignore encore si le feu est d’origine criminelle ou accidentelle mais on sait qu’il a d’abord pris dans un échafaudage en bambou avant d’embraser une première tour et de s’étendre en tout à sept, dont trois ont été particulièrement ravagées. Trois jours après on n’a toujours pas fini de compter les morts, les blessés et les disparus. Le bilan s’élevait à 55 morts jeudi, 94 hier, 128 ce matin. C’est un des traits qui m’épouvantent le plus dans ces gigantesques fourmilières humaines, outre leur laideur et la promiscuité : la possibilité de l’incendie, ne laissant de choix qu’entre griller sur place ou se défenestrer. Plus que jamais je milite pour le droit à vivre au niveau du sol et je me réjouis d’avoir ce privilège.

vendredi 24 octobre 2025

échanges

    Existe-t-il une théorie générale des rapports monétaires entre servis (ceux qui payent) et serveurs (ceux qui sont payés) ? Cela ne concerne pas l’esclavage, qui produit du travail gratuit, mais les très différents échanges payants entre servis et serveurs : patrons et ouvriers, employeurs et employés, état et fonctionnaires, clients et artisans, acheteurs et commerçants, spectateurs et saltimbanques, collectionneurs et artistes, clients et avocats, patients et médecins, etc. D’où vient que dans certains cas l'échange devient exploitation car il est injuste, et que dans ces cas-là l’exploiteur est tantôt celui qui paye, mais trop peu, tantôt celui qui est payé, trop bien payé ?

mardi 1 juillet 2025

promotion

    Je doute qu’aucun universitaire ait jamais le courage ou l’autorisation de consacrer ses recherches aux processus de promotion sociale par la coucherie. Je crois qu’une telle étude établirait que ce favoritisme a profité aux femmes et aux homosexuels, plus souvent qu’aux hommes hétérosexuels.

dimanche 4 mai 2025

classe

Ce que l'on appelle conscience de classe n'est en général rien d'autre que de la haine de classe.

mercredi 2 avril 2025

ressenti

    Un certain Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) m’apprend que j’ai été «sélectionné … par tirage au sort» (ce qui me parait contradictoire) avec un échantillon de 200.000 personnes (rien que ça) pour participer à une «Enquête statistique nationale sur le vécu et le ressenti en matière de sécurité» (déjà, rien qu’avec le distinguo entre vécu et ressenti, on devine l’orientation du résultat). Le SSetc m’a déjà sollicité au moins une autre fois, en février, et je n’ai pas jugé utile de donner suite. Il revient donc à l’assaut et m’envoie cette fois-ci une volumineuse Lettre de rappel datée du 27 mars, m’expliquant que si je veux, au lieu de répondre en ligne, je peux le faire avec le dossier joint. Le courrier se compose de : la lettre elle-même (une feuille recto-verso, soit deux pages A4), une Notice explicative (deux autres pages A4), le questionnaire (12 pages A4) et pour faire bonne mesure une enveloppe pré-affranchie. Le SS a beau insister, je n’ai toujours aucune envie de lui répondre. Mon impression (mon «ressenti» !) est que dans un pays où la délinquance et la criminalité explosent aussi évidemment aux yeux de tous (sauf des aveugles) et où la police a déjà des chiffres très fiables sur l’ampleur du phénomène, c’est perdre son temps que d’organiser des enquêtes sur le sujet. Dans un état civilisé, les autorités devraient d’abord s’employer à assurer comme il le faut la sécurité des citoyens, au lieu d’enculer des mouches en envoyant des questionnaires. Cette enquête est non seulement inutile mais néfaste : combien coûtent au contribuable la conception, la rédaction, l’impression, l’expédition et le dépouillement de toute cette paperasse ? (Aucune ligne des seize pages ne dit mot des sommes ainsi jetées par les fenêtres). Les fonctionnaires qui perdent leur temps à ces âneries ne sont que des parasites qui ne méritent pas leur emploi (Allo, Elon?), ni que je leur adresse la parole.

lundi 10 février 2025

collège

    Variations sur la vie scolaire en France aujourd’hui. Mardi dernier à Bobigny, un adolescent de 15 ans lynché devant le collège Angela-Davis (BFM). Mercredi à Drancy, un élève de 13 ans tabassé à la sortie du collège Aretha-Franklin (Le Parisien). Vendredi à Epinay-sur-Orge, une fillette de 11 ans retrouvée morte poignardée dans un bois près du collège André-Maurois (20 Minutes).

mercredi 6 novembre 2024

utile

    Il ne faut pas voir que les mauvais côtés. Après tout, ils font aussi œuvre utile, ces malfrats qui s’entretuent à tous les coins de rue...

vendredi 8 mars 2024

Evita

Pour des raisons obscures, j’ai passé un moment à me renseigner sur Eva Perón (1919-1952) dans les articles de Wikipédia et dans le livre de Jean-Claude Rolinat sur La reine sans couronne des descamisados (Aencre, 2020). Encore un cas fascinant de destin anti-marxiste, d’une forte personnalité partie du très bas de l’échelle sociale et propulsée au sommet par la célébrité artistique d’abord, puis par le mariage avec le futur président argentin. J’ignorais qu’elle n’avait été que la deuxième des trois épouses qu’a eues Juan Domingo Perón (1895-1974). Ascension fulgurante d’Eva mais chute brutale, l’idole populiste ayant été terrassée par la maladie à trente-trois ans seulement. Il y a une histoire posthume sordide du corps embaumé, soumis à divers déplacements et péripéties. A cette occasion j’ai aussi lu le manifeste «justicialiste» des Vingt vérités péronistes (Veinte verdades peronistas, 1950). Il y apparaît que c’est un classisme, c’est à dire un racisme social («Le péronisme ne reconnaît qu’une seule classe sociale : celle des travailleurs») de même que le communisme ou le nazisme (rappelons que le parti nazi, NSDAP, était le Parti national-socialiste des ouvriers allemands) avec cette différence que le péronisme se voulait chrétien («Le justicialisme est une nouvelle philosophie de la vie, simple, pratique, populaire, profondément chrétienne et profondément humaniste»). 

mardi 5 mars 2024

avortons

Je ne suis pas contre le droit à l’avortement (je ne suis pas non plus contre le droit de ceux qui s’y opposent à exprimer leurs idées). Mais alors le cirque de l’inscription dans la Constitution, d’une nécessité discutable, avec installation d’écran géant sur la place du Trocadéro et arrivée de la présidente de l’Assemblée au son du tambour, comment dire... Cette présidence n’a jamais lésiné sur le grotesque, mais on atteint là un sommet.

mercredi 31 janvier 2024

paysannerie

    La grande affaire du moment, la nouvelle névrose collective qui s’est emparée du pays, c’est que les paysans coupent les routes parce qu’ils sont opprimés. Soi-disant. La terre ne ment peut-être pas, mais comme on ne peut en dire autant des syndicalistes et des journalistes, allez savoir. Dans mon coin les paysans ne font pas pitié, ils ont l’air de se débrouiller. Je veux bien croire que certains ont de réelles difficultés, mais ce ne sont pas les seuls à se plaindre, semble-t-il. Je leur reconnais le droit à manifester dans un cadre légal. Par contre dès qu’il s’agit de paralyser le trafic, c’est à dire de pourrir la vie des citoyens de base qui ne sont pour rien dans les ennuis supposés des coléreux, j’ai du mal à adhérer. Pour moi, il est clair que le connard sans gêne qui se permet de me barrer la route est de ce fait un ennemi. Ses revendications n’ont plus dès lors qu’un intérêt très relatif. A mépris, mépris et demi. Je connais la rhétorique selon laquelle ces pratiques lamentables seraient le seul moyen de se faire entendre. On peut en discuter. Mais il faut admettre, honnêtement, que ce type de protestation consiste à conchier la devise de la République. Il n’y a pas de Liberté quand on interdit de circuler. Il n’y a pas d’Egalité entre le crétin des barrages et le péquin impuissant. Quant à la Fraternité, laissez-moi rigoler. Je repense à l’ami qui, au temps des Gilets jaunes, devait faire le tour des ronds-points de Saintes en mendiant qu'à l’un d’eux on veuille bien lui permettre de se rendre à l’hôpital où sa femme agonisait. Pauvre pays. Bon allez, je vais m’occuper de mes arbres, ça va me calmer.

lundi 15 janvier 2024

accent

Il est partchi. Avec la voitchure. Ce parler de banlieue n’a vraiment pas d’allure.

dimanche 7 janvier 2024

incendies

    L’état de la sécurité publique dans le pays est rendu au point où il faut mobiliser une armée de plus de 90.000 policiers et gendarmes pour obtenir ce résultat mirobolant : il n’y a eu «que» 745 voitures incendiées pendant la nuit du réveillon. Une paille. J’ai parcouru la presse à la recherche d’interviews des 745 propriétaires de voitures incendiées, mais en vain : il apparait qu’aucun journaliste n’a eu l’idée d’une telle enquête.

mercredi 4 octobre 2023

Goldman

Tous aux abris : avec la sortie d’un film sur le procès de Pierre Goldman, on peut prévoir un déluge de propagande médiatique pour nous expliquer qu’il était l’innocente victime d’une erreur judiciaire. Encore une fois des milliers, des millions de crétins vont s’estimer assez instruits par la fiction. Genre c’est bien vrai, puisque je l'ai vu au cinéma. Pour rigoler un peu, je suis allé lire sa longue notice dans Wiki. La phrase la plus drôle est celle où on explique que dans les années 60, quand il se distinguait parmi les nervis gauchistes qui allaient castagner du droitard, il se montrait «soucieux de ne pas causer de blessés trop graves». Sans blague. Il n’a peut-être pas flingué les deux pharmaciennes du boulevard Richard-Lenoir, mais l’hypothèse n’a rien d’invraisemblable, au vu de son profil de hors-la-loi guérillo-communiste brutasse. Il reste un chouchou de la mafia culturelle de gauche, sans toutefois faire l’unanimité, à ce qu’il semble. Pour ma part je ne vois rien d’admirable chez ce genre d’affolé.

lundi 2 octobre 2023

vivrensemble

    Il y a quelques jours, en lisant des commentaires sur un réseau social, je suis tombé sur les réflexions d’une dame, au sujet des progrès électoraux de «l’extrême droite» en Europe : «... ça s’active en Allemagne niveau extrême, c’est aussi la fête. Les pays européens ont cuvé leur claque d’il y a 80 ans, on dirait : on ne peut pas cacher sa vraie nature...» Ces propos et d’autres du même ton laissaient entendre que la dame en question et son interlocuteur appartenaient à certaine «communauté», comme on dit. Ils laissaient aussi entendre leur peu d’estime pour la soi-disant «vraie nature» de la population européenne de souche : la goyerie haineuse indécrottable. Les sentiments ainsi exposés, avec au moins le mérite (ou l’imprudence) de la franchise, ont naturellement heurté le goy de bonne volonté que je m’efforce d’être. Je ne sais s’ils sont répandus dans ladite communauté, et en quelque sorte représentatifs, ou au contraire marginaux. A vrai dire je ne vois pas pourquoi ils seraient si rares. En effet si ladite communauté a subi les persécutions que l’on sait, ses membres ne sont-ils pas fondés à éprouver vis-à-vis de la population générale, sinon le mépris visible dans l’exemple cité, du moins un minimum de méfiance, de suspicion vigilante ? Mais alors, me dis-je, s’il en est ainsi, les desouches sont-ils pas à leur tour fondés à se défier de ces concitoyens soupçonneux ? Poursuivant cette méditation morose, je me dis que dans notre nation maintenant dévolue à la «diversité», il ne manque pas d’autres groupes, races, cliques et engeances, qui ne manifestent plus souvent qu’à leur tour leur ressentiment envers l’ancien peuple, ou même entre elles. La discorde n’a jamais eu de mal à surgir au sein de sociétés homogènes, on voit mal comment la diversité pourrait arranger les choses. A mon avis les communautés n’ont pas fini de se regarder en coin, et la fraternité républicaine ne sera jamais qu’une aimable chimère. Les cas d’entente cordiale existent certes, mais resteront minoritaires, je le crains. Bon, parlons d’autre chose.

lundi 31 juillet 2023

conditions

    Un de mes souvenirs les plus amusants remonte aux premières années où j’ai travaillé à la bibliothèque universitaire. Un collègue plus âgé que moi, représentant syndical, et d’ailleurs sympathique, passait le plus clair de son temps à se promener dans les couloirs en discutant ici et là, et à descendre fumer des cigarettes à la cafétéria du rez de chaussée. A part ça il ne foutait pas grand chose, et le peu qu’il faisait était si mal fait que c’était à refaire. Je n’oublierai jamais le jour où je l’ai entendu déclarer à la cantonade : C’est quand même vrai qu’on n’a pas de bonnes conditions de travail...

samedi 8 juillet 2023

haine

 Contrairement à une idée reçue, la haine de classe est aussi conne que la haine de race.

samedi 1 juillet 2023

chienlit

Quelques remarques sur le cas Nahel (de quoi parler d’autre aujourd’hui, décemment ?).
    Mardi, à l’issue d’une demi-heure de course-poursuite, commencée alors qu’un jeune chauffard récidiviste mais toujours sans permis avait été surpris en train de rouler à vive allure dans un couloir de bus, au volant d’une voiture dont on ne sait d’où elle sort, le pilote s’est fait flinguer par la police. C’est cher payer le refus d’obtempérer, mais enfin on ne peut pas dire que le défunt n’avait pas cherché les ennuis. 
    Dans cette affaire, 1) le président de la république, en se précipitant pour juger le policier «inexcusable» avant même de savoir au juste ce qui s’est passé, et 2) l’abruti milliardaire Mbappé, en qualifiant carrément le malfrat de «petit ange», se sont comportés comme deux beaux fils de pute.
    Le lendemain la mafia politique, ne ratant jamais une occasion de prendre le parti de la racaille, a fait observer à l’assemblée nationale, s’il vous plait, une minute de silence à la mémoire du hors-la-loi décédé. On n’en fait pas tant, semble-t-il, pour les innocents massacrés chaque semaine par la vermine.
    Les télévisions ont retransmis les déclarations de la mère et de la grand-mère de l’automobiliste, le dépeignant sans gêne et contre toute vraisemblance comme un gentil petit garçon sans problème. Aucun regret quant à ses infractions répétées, ni quant à sa très imparfaite éducation. Accessoirement aucune larme, à ce que j’ai pu observer, tout au contraire on a vu la mère, portant déjà un T-shirt à l’effigie de son lardon, pérorer sur une motocyclette.
    Et bien sûr dans les jours et surtout les nuits qui ont suivi, les hordes de banlieue, déjà très indisciplinées en temps ordinaire, et ne se sentant plus pisser dès qu’un tel prétexte leur est fourni, ont fait régner toute l’anarchierie dont on les sait capables.

vendredi 5 mai 2023

dignité

L’autre jour je lisais dans la presse provinciale un article au sujet du couple de jeunes gens dont j’ai déjà parlé en janvier, Leslie et Kevin, qui avaient disparu fin novembre devers Prahecq, non loin de chez moi. On a su depuis lors que les tourtereaux avaient été sauvagement assassinés à coups de barre de fer, puis enterrés séparément dans des coins de campagne du côté de Surgères. A ce qu’il semble, «l’ami» censé les héberger avait engagé quatre brutes pour supprimer le garçon, à qui il devait de l’argent, et la fille, dont il était amoureux déçu. Le sujet principal de l’article est que le père du garçon a voulu à son tour engager des tueurs pour exécuter les meurtriers de son fils, qui sont en prison. En quelque sorte pour leur appliquer à titre privé la peine de mort, laquelle, dit-on, doit être proscrite par respect pour la dignité humaine. Par exemple la dignité humaine du type qui, la fille n’étant pas tout à fait morte, l’a achevée à coups de pelle...

mercredi 12 avril 2023

gaz

    Pour me mettre de bonne humeur ce matin je parcours sur Google News la «couverture complète» de la médiaterie française à propos de l’explosion ayant entrainé l'effondrement d’un immeuble à Marseille dimanche dernier, provoquant la mort de plusieurs personnes. Les journaux dans l’ensemble me paraissent bien peu curieux des causes du désastre. Quelques uns balbutient vaguement que les enquêteurs sembleraient s’orienter vers l’hypothèse éventuelle qu'il ait peut-être pour origine la négligeance d’un locataire, potentiellement une vieille dame utilisant le gaz... Bref, encore un accident meurtrier dû à un(e) irresponsable et non à l’incurie des vilains propriétaires-capitalistes-qui-sont-très-méchants, c’est ballot...