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dimanche 12 octobre 2025

Twitter

    Du temps de Twitter, les comptes conservateurs étaient systématiquement censurés ou marginalisés. Après le rachat du réseau en 2022, rebaptisé X en 2023, Elon Musk leur a rendu la parole, provoquant la désertion des financiers de gauche qui soutenaient la compagnie, ainsi mise en danger. Lors d’un entretien accordé en mars 2024 à ce crétin de Don Lemon, qui lui demandait ce qu’il en pensait, Musk a donné cette explication : J’ai acquis X afin de préserver la liberté d’expression en Amérique, le premier amendement, et je vais m’y tenir. Et si cela veut dire gagner moins d’argent, qu’il en soit ainsi (I acquired X in order to preserve freedom of speech in America, the first amendment, and I’m gonna stick to that. And if that means making less money, so be it). Belle mise au point.

vendredi 9 mai 2025

controverses

    Au vu des controverses qui animent le débat public, je me pose de sérieuses questions quant à l’avenir de la liberté de conscience et d’expression. Par exemple j’ai beau chercher, je ne vois pas quelle critique d'Israël, formulée par un non-juif, ne peut être soupçonnée d’antisémitisme. De même je ne vois pas quelle critique de l’islam ne peut être accusée d’islamophobie.

dimanche 17 juillet 2022

suite

 Buvons jusqu’à la lie. Puisque les gazettes en parlent, je me suis instruit de la Tribune que des mécontents ont publiée pour protester contre les propos «homophobes» de la ministre Caroline Cayeux. Ils l’ont intitulée, reprenant une formule de la dame, «A tous ces gens-là». Si j’ai bien compris leur pleurnicherie, ils estiment que l’expression «ces gens-là» est particulièrement offensante. Ces mots les «meurtrissent», pauvres chatons. J’espère que l’Elysée leur a dépêché une cellule d’assitance psychologique, mais à mon humble avis la tournure ne relève quand même pas du crime contre l’humanité. Sur le net, des malins citent la chanson Ces gens-là, où Brel vomissait sa haine anti-catho, à l’époque où déjà cela demandait autant de courage que de tirer sur une ambulance. «Faut vous dire, Monsieur / Que chez ces gens-là / On n'pense pas, Monsieur / On n'pense pas / On prie». Je serais tenté d’adapter la ritournelle au ridicule d’aujourd’hui. Chez ces gens-là, Monsieur, on ne pense pas : on milite. On pétitionne. Et ça fait des grands slurp. Chez les signataires peu de vedettes, et pas très reluisantes : l’arriviste-en-chef Manuel Valls, cette vieille méduse de Boris Cyrulnik… Y a-t-il en France un seul homosexuel qui, pour sauver l’honneur des homosexuels, se soit élevé contre ce cirque ? Je n’en sais rien, je m’en fous un peu à vrai dire, mais s’il en est un, ce ne sont pas les gazettes qui lui serviront de haut-parleur.

samedi 16 juillet 2022

liberté

 En France on a la liberté d’expression mais ça coûte 200.000 euros. C’est l’amende que doit payer la télévision CNews parce qu’Eric Zemmour n’a pas mâché ses mots pour dénoncer sur ses ondes la criminalité des «mineurs migrants isolés», qu’il avait traités de «voleurs», «assassins» et «violeurs». Il n’y aurait pas besoin de chercher longtemps dans les actualités pour constater qu’il y a matière à défendre ce point de vue, mais il faut surtout bien peser ses mots pour évoquer ce fléau. Zemmour est accusé pour cela d’incitation à la haine. Par contre l’incitation à la haine envers Eric Zemmour ne dérange pas les censeurs. On notera également que Jean-Luc Mélenchon peut tenir des propos ouvertement racistes comme «Je ne peux pas survivre quand il n’y a que des blonds aux yeux bleus, c’est au-delà de mes forces», sans que cela lui vaille aucune poursuite ni condamnation.

Ces jours-ci, un autre cas édifiant de liberté de penser à géométrie variable est celui de la ministre Caroline Cayeux, menacée d'être virée de son poste pour avoir tenu en 2013 des propos qui déplaisent aux militants homosexistes. Elle aurait alors déclaré que le mariage «pour tous» et le droit à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels étaient une «réforme de caprice et de dessein qui va contre la nature», en précisant cependant que «si la loi était votée, (elle) l'appliquerait». Elle a beau maintenant se chier dessus en «regrettant» ses propos «stupides», des vigilants réclament sa tête. Détail piquant : sa lettre de plates excuses a été relue par la ministre «de l'Egalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances». Ce qui devrait sauter aux yeux, c'est qu'on ne se soucie absolument pas de l'égalité de droit à exprimer ses opinions pour ou contre certaines réformes : il y a d'un côté ceux qui ont le droit de brailler devant les micros et les caméras, de l'autre ceux qui risquent leur place pour avoir émis des réserves il y a des années. De même la «diversité» : elle parait très souhaitable dans certains domaines mais surtout pas dans celui des idées, où l'on est priés d'être tous du même avis...