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dimanche 22 février 2026

L'Angérien

    Ces derniers jours j’ai créé dans Wikipédia ma vingt-septième notice, celle-ci consacrée à l’hebdomadaire L'Angérien libre, paraissant depuis 1944 dans ma ville natale (angérien veut dire de Saint-Jean d’Angély). 
Lien vers ma fiche personnelle dans Wiki : https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Comtessin

jeudi 2 octobre 2025

Connoué

Il y a quelques jours, j’ai créé dans Wikipédia ma vingt-sixième notice, celle-ci au sujet du grand spécialiste de l’art roman charentais, Charles Connoué (1886-1969). Il était natif de Saint-Julien de l’Escap, un faubourg de Saint-Jean d’Angély, mais passa la plus grande part de sa vie et mourut à Saintes. Un de ses titres de gloire est d’avoir été l’un des dix co-fondateurs de l’Académie de Saintonge en 1957. J’ai voulu lui consacrer une notice pour trois raisons principales : d’abord parce qu’il était l’un des rares membres historiques de cette Académie à ne pas disposer de notice personnelle dans l’encyclopédie. Ensuite parce qu’il est surtout, à mes yeux, l’auteur d’une somme admirable sur Les églises de Saintonge, inventaire exhaustif d’environ 750 églises, avec commentaire archéologique et architectural, et dessin au crayon ou à la sanguine, publié sur dix ans (1952-1961) en cinq volumes (dont je possède seulement le troisième, portant sur Saint-Jean d’Angély et sa région). Enfin parce qu’ayant commis l’erreur d’être collabo pendant la guerre, il fait partie des pestiférés que l’on s’abstient de célébrer, quels que soient par ailleurs leurs mérites (aucune rue ne portera probablement jamais son nom). A cet égard son destin anti-marxiste me parait intéressant : voilà tout de même un banquier (argh) et entrepreneur (aargh), qui plus est catho (aaargh) et collabo (aaaargh!) qui a su consacrer du temps et des efforts à produire quelque chose de beau et d’intelligent. Des échos personnels qui me sont parvenus, comme quoi il aurait fini sa vie en vieux fou infréquentable et très seul, enseveli dans sa documentation, me l’ont aussi rendu sympathique. Cette notice succincte, et qui n’a guère besoin d’être plus longue, m’a pourtant donné du fil à retordre et j’ai bien mis trois semaines à la pondre. J’ai reçu pour cela une aide décisive d’une personne du musée de Saint-Jean. Une difficulté que j’ai eue a été de pouvoir mettre la main sur un exemplaire de L’alambic de Charentes, de François Julien-Labruyère, ouvrage dont le titre n’indique pas bien qu’il s’agit tout simplement d’une histoire culturelle de cette province, et dans lequel j’avais l’intuition que je trouverais quelques données. La consultation du catalogue en ligne faisait apparaitre qu’il y en avait deux exemplaires à la médiathèque de St-Jean et deux autres dans une bibliothèque annexe, celle de la Maison de Jeannette, institution vouée à la culture locale. Or les quatre exemplaires étaient indisponibles, les deux premiers appartenant à des fonds de réserve en cours de déménagement, et la maison abritant les deux autres étant à la dérive suite au décès de la responsable). Cela était d’autant plus fâcheux que j’ai moi-même possédé jadis ce livre, dont je ne sais plus si je l’ai revendu, donné ou perdu. Mais enfin, après maints échanges par mail et par téléphone, la médiathèque m’a permis de le consulter. Je signalerai pour conclure une petite énigme, apparue au cours de mes recherches. Les notices concernant Charles Connoué dans le site de l’Académie de Saintonge et dans le Dictionnaire biographique des Charentais, presque identiques, affirment toutes deux que son père aurait créé la banque Dalmont, Connoué et Cie en 1881. Or Charles naquit en 1886 et dans son acte de naissance, que l’on m’a procuré, il est signalé que son père était alors âgé de 24 ans. Cela voudrait dire qu’il avait créé une banque à l’âge de 19 ans, chose improbable. S’agit-il en fait de l’année 1891, ou d’une autre ? Je n’en saurai sans doute jamais rien…

jeudi 11 septembre 2025

Auguste


    Hier j'ai créé ma vingt-cinquième notice dans Wikipédia, celle-ci consacrée à Auguste Charlemagne, peintre-verrier à Toulouse au XIXe siècle.

(Illustration : Sainte Anne et sa fille Marie, église Saint-Pierre, Segonzac, Charente, 1867. Photo POP, plateforme ouverte du patrimoine)

mercredi 13 novembre 2024

Isidore

    L’autre soir j’ai créé ma vingt-quatrième notice dans Wikipédia, celle-ci consacrée à Hubert Bécheau, aka Isidore Krapo, artiste bordelais et figure locale.

mercredi 17 juillet 2024

Wikipédia

Lu le début, puis seulement parcouru La formule Wikipédia, de Sana Boussetat (Editions Champion, 2024). Il est dommage que ce petit livre intéressant soit écrit avec les genoux. Encore s’il n’y avait qu’ici ou là un malheureux pâté («entre les années 2005 à 2006» ... «le wiki dont nous avons déjà fait allusion» ...), cela irait, mais des passages entiers sont pondus dans un style filandreux vraiment pénible à lire (il paraît que cette rédactrice est docteur et enseignante, mais faut-il s’en étonner aujourd’hui). Il y a quelques renseignements historiques sur les débuts de l’entreprise, dans les premières années 2000. On reste songeur en lisant que le principal fondateur, Jimmy Wales, aurait été influencé par la pensée d’Ayn Rand (43), écrivaine pro-capitaliste et anti-socialiste au possible, alors que Wikipédia est largement acquis au «progressisme» politicorrect. L’auteuse affirme ici et là que Wiki s’impose une politique de neutralité (NPOV, neutral point of view, 53) ou d’impartialité (78) mais ce n’est pas l’impression que j’ai en lisant des articles sur des personnages «controversés», qui sont littéralement trainés dans la boue. Il est confirmé, mais sans entrer dans les détails, que le succès de Wikipédia a entrainé en quelques années, sinon la ruine totale des encyclopédies classiques, du moins l’arrêt de leurs éditions sur papier (172). L’intérêt principal de l’ouvrage, à mes yeux, est l’éclairage qu’il apporte sur la hiérarchie des différentes catégories de collaborateurs, «administrateurs» et autres, la plupart bénévoles, qui font vivre cette encyclopédie interactive, laquelle «est d’une certaine façon placée entre les mains de gardiens qui veillent à faire régner l’ordre» (124). Tant il est vrai qu’à peu près n’importe qui a le droit d’y participer, mais certainement pas pour y faire n’importe quoi, c'est très surveillé.

mercredi 3 juillet 2024

Biocca

La semaine dernière j’ai créé ma vingt-troisième notice dans Wikipédia, celle-ci portant sur l’ethnologue italien Ettore Biocca, auteur ou co-auteur du best-seller Yanoama, récit d’une femme brésilienne enlevée par les Indiens. Je comblais ainsi une étrange lacune, car s’il existe une notice consacrée à ce livre dans les Wiki en anglais et en japonais, il n’y en avait aucune sur l’auteur lui-même, dans aucune langue. Ma notice comporte essentiellement une esquisse biographique (à partir de données trouvées en ligne, parmi lesquelles j’étais bien étonné d’apprendre les convictions  pro-soviétiques du personnage) et une analyse de la réception de l’ouvrage en France, où il a suscité la controverse principalement sur deux points : Biocca s’attribue-t-il abusivement la paternité d’un récit dont il n’est que le co-auteur (ce dont on peut toujours discuter, mais il s’en défend assez bien) et la part de la violence est-elle exagérée (en tout cas les brutalités rapportées cadrent mal avec le bon-sauvagisme en vogue chez les anthropologues). Ce petit travail m’a rappelé bien des souvenirs, car Yanoama fut une des grandes lectures initiatiques de ma jeunesse, et les noms des ethnologues polémistes m’étaient familiers (Pierre Clastres, Robert Jaulin et surtout Jacques Lizot, avec qui j’ai correspondu ado, je possède encore le frêle tiré à part dédicacé de son article de Critique...).

lundi 29 avril 2024

pépinières

Dans une pile de Rustica, que l’on m’avait passée, je n’ai lu attentivement qu’un article du n° 2826 (23-29 février) portant sur les «Pépinières Desmartis, 150 ans de passion végétale». Cet article m’a intéressé pour les données qu’il m’apprenait et pour les souvenirs qu’il m’évoquait. A Bergerac, où j’ai passé la plus grande part de ma jeunesse (j’y ai habité à l’âge de 7 à 19 ans et y suis souvent revenu jusqu’au départ de ma mère en 2013) l’entreprise Desmartis était connue de tous, et j’ai eu pour condisciple au collège un fils de la famille, brillant garçon. Je n’étais pas fan de leur production-phare, les arbustes Lagerstroemia, mais j’aimais bien leur magasin de jardinerie au sud de la ville, sur la route d’Agen, revendu depuis à Jardiland. J’y allais volontiers faire un tour, souvent plus en promeneur qu’en acheteur, en compagnie de ma mère ou de mon fils petit, un peu comme on va flâner le dimanche chez Le Lann, à Gradignan. J’ai appris que non seulement les Desmartis avaient été une dynastie de pépiniéristes sur au moins trois générations, mais que le fondateur Eugène avait épousé en 1874 une jeune femme elle-même issue d’une longue lignée de pépiniéristes, les Perdoux. Et j’ai compris par la même occasion d’où tirait son nom le jardin public de la ville, dit le Jardin Perdoux. J’avais toujours trouvé ce nom un peu ridicule, pensant que c’était quelque chose comme une formule occitane pour Jardin Perdu. J’apprends maintenant que cette appellation était tout à fait justifiée, mais hélas j’apprends en même temps que le charmant jardin a été rebaptisé Parc municipal Jean-Jaurès. Quelle horreur. J’espère que les habitants se révolteront pour rétablir le nom perdu. J’ai aussi de bons souvenirs de ce lieu. Du collège Henri IV, un professeur nous y emmenait dessiner les arbres, il suffisait de traverser la rue. Plus tard, devenu hippie chevelu, j’ai souvent zoné autour du joli bassin aux bordures en carrelage bleu. La lecture de cet article m’a inspiré l’idée de créer ma vingt-deuxième notice dans Wikipédia, celle-ci sur les Pépinières Desmartis. C’est chose faite depuis hier, mais les Perdoux en mériteraient aussi une, sans doute. En cherchant de la documentation en ligne, je suis tombé sur une étymologie étonnante, celle du nom des jardineries Gamm Vert : il paraît que Gamm est un acronyme pour Grande Armée Maillot Malakoff, ce qui est assez inattendu...

lundi 13 novembre 2023

Bazooka

En me renseignant sur les artistes du collectif Bazooka, ces derniers temps, j’ai remarqué que Wikipédia avait une notice sur la plupart d’entre eux mais pas sur Loulou Picasso, et j’ai comblé cette lacune en esquissant ainsi ma vingt-et-unième notice dans cette encyclopédie. J’ai lu à leur propos quelques articles et emprunté trois livres : un très bon (Bazooka Un regard moderne, collectif dirigé par Jean Seisser, Seuil, 2005, avec pas mal d’infos et de belles reproductions en grand format), un médiocre (Bazooka, collectif préfacé par Marc Zermati, Editions Pyramid, 2006, avec des repros souvent trop petites et des légendes microscopiques illisibles), enfin une œuvre conjointe de Kiki et Loulou Picasso (Engin explosif improvisé, L’Association (ce nom !), 2009). La «horde Bazooka» (mot de D Mallerin) fut active dans la seconde moitié des années 70, qui fut l’époque de mes vingt ans et de la musique punk, dont Bazooka fut en quelque sorte un pendant graphique. Bizarrement je n’ai jamais aimé le punk, trop bruyant-brouillon-braillard à mon goût, mais j’ai certainement subi l’influence graphique des bazooqueurs, mes collages des années 80 en portent la marque. Bizarrement aussi je crois avoir subi cette influence confusément, par échos d’ambiance, par ondes suggestives, sans avoir contemplé ou examiné les œuvres attentivement, me semble-t-il, et jusqu’à récemment j’aurais été incapable de distinguer les styles individuels de cette demi-douzaine d’artistes. J’ai possédé un temps la série peut-être complète du tabloïd Un regard moderne, que m’avait léguée Jean-René, je l’ai à mon tour donnée ou vendue à vil prix depuis longtemps, à je ne sais plus qui. Les deux meilleurs artistes du groupe, les deux maitres à vrai dire, sont les deux surnommés Picasso, Kiki et Loulou. Parmi les autres, ma préférence va au graphisme émietté de Ti5 Dur. Kiki était sans doute le leader, la personnalité la plus énergique, la forte tête. Lui seul semble avoir poussé la provocation jusqu’à tenir des propos anti-gauchistes, ce qui est une hérésie («Ils me faisaient chier avec leurs discours gauchistes ... Mort aux peintres cocos», d’après Seisser, 2005). Est-ce lui qui a poussé le bouchon du «réactivisme» un peu trop loin en se prononçant «pour un retour du fascisme, de l'antisémitisme, de la violence» ? ce qui n’était pas bien malin. Il paraît qu’il s’est fait rosser par Pierre Goldman, le genre de finaud qui luttait contre la haine à grands coups de poing dans la gueule. Que pensaient alors, que pensent maintenant ces gens ? Je ne sais. Le tardif Engin explosif de Kiki et Loulou (2009, mais contenant des choses plus anciennes), que j’ai la flemme de lire, m’a l’air assez lourdement socialistoïde (j’y relève cet alexandrin sinistre : «Les clients de Chanel méritent tous la mort»). Je veux croire que ces deux ont maintenant dépassé l'âge idéologique. Dans le fond peu importe. Les belles formes qu'ils ont créées dureront plus longtemps que les slogans...

Ci-dessus : peinture de la série Hexadezimalsystem, par L Picasso, Arts Factory, 2022.

vendredi 29 septembre 2023

wiki

    Hier finalement j’ai passé la soirée à composer ma vingtième notice dans Wikipédia, celle-ci sur Bruno Richard, comme j’y songeais depuis quelque temps. Je l’ai mise en ligne après minuit. 

dimanche 18 juin 2023

Yvonne

Récemment j’ai créé dans Wikipédia ma dix-neuvième notice, celle-ci consacrée à Yvonne, l’épouse de Georges Préveraud de Sonneville. Ils étaient tous deux peintres et ont vécu à Bordeaux, à Martillac et à Talence, mais c’est à Gradignan que se trouve le musée conservant leurs œuvres. Pour moi l’évocation de ce couple d’artistes est indissociable du souvenir de mes dernières années girondines, époque où j’habitais non loin de ce bon musée, qui exposait chaque mois un nouveau choix de peintures des Sonneville.

vendredi 30 décembre 2022

Adam

    Ces derniers jours j’ai modestement contribué au perfectionnement du monde en créant une dix-huitième notice dans Wikipédia, celle-ci sur Lucien Adam, cas de  personnalité française qui n’apparaissait jusqu’alors que dans des Wikis étrangers, sept au total, dont l'anglophone. Lucien Adam (1833-1918), magistrat de profession, s’est illustré comme linguiste amateur mais savant en promouvant notamment l’étude scientifique des langues indiennes d’Amérique. Il a en particulier joué un rôle décisif comme auteur et comme éditeur pour la série mythique (à mes yeux) des vingt-cinq volumes parus de 1871 à 1903, formant la Collection linguistique américaine, rebaptisée Bibliothèque linguistique américaine à partir du sixième volume. Ceux portant sur les familles de langues tupi-guarani et caribe m’ont bien servi dans mes études, et il me plait de pouvoir ainsi rendre hommage à ce peu connu savant. 

mardi 19 juillet 2022

Wiki

    Ces derniers jours, j’ai créé mes seizième et dix-septième notices dans Wikipédia. 
    La première est consacrée à l’intellectuel charentais François Julien-Labruyère, qui fut l’animateur des éditions Le Croît-vif, l’éditeur entre autres du Dictionnaire biographique des Charentais, le directeur de l’Académie de Saintonge, et le président du Festival de Saintes. 
    La seconde notice porte sur Quinton Peeples, rare cas de cinéaste américain jusqu’alors absent de Wiki, bien qu'il y ait un article en 6 langues, dont le français, sur son film Joyride (Mauvais plan). Je le connaissais par ce film, acheté par hasard, mal coté sur Rotten Tomatoes, mais qui me plait bien (j'ai vu qu'il est disponible sur YouTube, en v.o.). 

mardi 14 juin 2022

Lau

J’ai récemment créé une quinzième notice dans Wikipédia, celle-ci consacrée au dessinateur brésilien Percy Lau. J’aime en particulier ses dessins documentaires géographiques.

(Voir des dessins de Lau dans Google)

dimanche 24 avril 2022

Frémond

La semaine dernière j’ai créé une quatorzième notice dans Wikipédia, celle-ci consacrée à André Frémond, qui fut un des illustrateurs des couvertures du Chasseur français. Je m’étais intéressé aux belles couvertures de cette revue après en avoir contemplé tout mon soûl dans les deux gisements documentaires mis en ligne par un connaisseur, reproduisant les numéros des années 1940 et 1950. La disponibilité de ce matériau m’a incité à entreprendre un index des auteurs et des titres des images de couverture. Cet index était un instrument assez satisfaisant bien que non exhaustif, quelques images n’étant pas signées, ou pas légendées. Ces informations absentes se trouvent peut-être en page de sommaire, à laquelle je n’ai pas eu accès. J’ai ensuite étendu mon index aux années 30 et 60, en me servant des reproductions disponibles sur les sites de vente d’occasion (Rakuten, AbeBooks, eBay etc). La récolte y fut moins bonne, car souvent la mauvaise qualité des reproductions rend les signatures ou les légendes illisibles. Cependant cette enquête m’a permis d’accumuler des données en quantité suffisante pour avoir une bonne vue d’ensemble. Après avoir longtemps paru sous une couverture stéréotypée, Le Chasseur français a doté ses unes d’une illustration artistique chaque fois différente à partir d’octobre 1936 (n° 559, «Retour de chasse» par Harry Eliott). Le magazine a connu des difficultés durant la guerre, cessant de paraître de juin 1940 à septembre 1941 puis de février 1942 à avril 1946. Il ne reparut alors que comme bimestriel, avant de reprendre son rythme mensuel à partir de février 1949. En 1961 les couvertures photographiques commencent à alterner avec les couvertures artistiques, qu’elles vont remplacer définitivement en 1966. La dernière couverture artistique est une scène de jeu taurin espagnol peinte par Paul Ordner (n° 827, janvier 1966). J’ai calculé que pendant cette période dorée d’une trentaine d’années (1936-66) ce sont 250 couvertures du Chasseur français qui auront été illustrées par des artistes. Des artistes de talent, se consacrant à produire des images agréables à contempler, loin de toute avant-garde. Je compléterai volontiers mon index, si j’ai l’occasion de consulter une collection ou d’échanger des informations avec des amateurs. En attendant je peux constater que pendant ces trois décennies, les couvertures du Chasseur ont été décorées par au moins huit artistes. Cinq d’entre eux avaient déjà une notice dédiée dans Wiki : Harry Eliott (anglophile à pseudonyme, au CF de 1936 à 42), Georges-Frédéric Rötig (peintre animalier, au CF de 1938 à 58), Eugène Péchaubès (quatre scènes hippiques, entre 1941 et 49), Eugène Leliepvre (au CF de 1947 à 65) et Paul Ordner (spécialiste des scènes sportives, au CF de 1947 à 66). Deux des trois autres, François Castellan (spécialiste des chiens, au CF de 1937 à 65) et Marcel Bourgeois (qui n’a produit que deux couvertures, en 1954-55) sont si peu renseignés dans Google, qu’il est difficile d’apprendre quoi que ce soit à leur sujet. Restait donc André Frémond, sur qui j’ai pu grappiller assez d’informations de base pour esquisser une notice, que d’autres contributeurs ont déjà entrepris de compléter. Il a réalisé entre 1936 et 49 au moins neuf couvertures du Chasseur, dont plusieurs scènes médiévales et hivernales. Il est encore très présent sur les sites des marchands d’art.
Illustrations : ci-dessus Maraudeur (Chasseur français n° 624, février 1949) et ci-dessous diplôme de marchand de chevaux, 1938. Click to enlarge! 


mercredi 13 avril 2022

brèves

J’ai créé une treizième notice dans Wikipédia, sur les frères Ott, verriers de Strasbourg, notice inspirée par mon récent voyage en Alsace.

Alexandrin maussade : Je crois de moins en moins à la démocratie.

Une idée de titre : Super repus.


Une autre : J’irai cracher sur Boris Vian.


Mes néomots dernièrement : secondor, éclectorat, forée.

jeudi 16 septembre 2021

deux notices

    
La semaine dernière j'ai eu le temps de créer mes onzième et douzième notices dans Wikipédia. 
    L'une est consacrée à Maurice Dessertenne, dessinateur de la Belle Epoque. J'avais repéré son existence il y a quelques mois, après avoir feuilleté un vieux Larousse en ruine. Je pensais d'abord que les illustrations étaient anonymes, puis j'ai vu que certaines étaient signées. Dessertenne fut parait-il le seul dessinateur, puis le principal, des premières éditions du Larousse illustré. Il existait un article sur lui dans le Wiki en anglais mais pas en français. Je n'ai rédigé qu'une ébauche pour combler cette lacune et d'autres contributeurs l'ont promptement complétée.
    L'autre notice concerne André Dalmas, écrivain et surtout critique littéraire, dont j'ai découvert l'existence parce qu'il fut un des rares, dans le temps, à rendre compte d'un livre d'Albert Caraco. J'ai eu l'occasion de feuilleter l'énorme recueil posthume de ses articles, dans lequel celui sur Caraco n'est bien sûr pas reproduit.

dimanche 14 mars 2021

arbres

J'apprends dans Arbres et forêts, de Léon et Maurice Pardé, père et fils (Armand Colin, 1938) que les botanistes, du moins les botanistes francophones, distinguent quatre catégories d'arbres selon leur taille : 
1) Les arbres à proprement parler, qui sont les plus grands. 
2) Les arbustes, formés comme les grands arbres d'un tronc et d'un houppier, mais ne dépassant pas ou rarement sept mètres. Ils en donnent pour exemple le noisetier, j'y ajouterais le sureau, le fusain, le prunellier, l'aubépine, l'arbousier, le houx... 
3) Les arbrisseaux, ramifiés dès la base, et formant ainsi un buisson haut tout au plus de trois ou quatre mètres, comme le genêt (ou le lilas, le seringat, le forsythia, etc). 
4) Enfin les sous-arbrisseaux ne dépassant guère un mètre, tels le thym, la lavande, le fragon. 
Wikipédia reprend cette typologie, tout en étant aussi avare en exemples. Les définitions de l'arbuste et de l'arbrisseau dans le Grand Robert et le Wiktionnaire me paraissent fumeuses. Pour ma part j'observe que dans le langage courant, c'est le mot arbuste qui s'applique à ce que les botanistes nomment arbrisseau, et ce dernier terme désigne les jeunes arbres. J'ai l'impression que les anglophones ne distinguent pas les deux premières catégories, il n'y a pas d'article correspondant à Arbuste dans le Wikipedia en anglais.

mardi 9 février 2021

van-guy

Bon, j'ai rédigé une dixième notice dans Wiki. Celle-ci sur Yvan Guyet, dit Van-Guy, verrier vendéen. Au style à mon goût un peu trop froid, comme la plupart des verriers du milieu vingtième, mais enfin une oeuvre estimable, tout de même. Etant parvenu à cette belle somme, je vais peut-être laisser l'encyclopédie reposer un peu.

vendredi 5 février 2021

mirande


Toujours sur ma lancée encyclopédique, j'ai réalisé une neuvième notice dans Wikipédia, cette fois sur Raymond Mirande (1932-1997). Il existe deux monographies très complètes sur ses deux principaux domaines d'activité, l'art précieux de l'émail et le dessin de vitrail. J'éprouve une sorte de familiarité géographique vis-à-vis de ce Bordelais, du fait qu'il a longuement vécu et oeuvré dans des secteurs que j'ai moi-même fréquentés, le nord du Bassin (il y a des vitraux de lui dans les églises d'Arès, Andernos et Taussat) et la commune de Gradignan, où il a vécu des années 50 à sa mort. Je ne raffole pas de ses vitraux tendant à l'abstrait ou s'y vouant tout à fait, mais ils ont un style personnel très reconnaissable. Et puis ce personnage, qui fut membre et même président de l'Académie de Bordeaux, avait sa place dans l'encyclopédie, d'où son absence était une lacune. La voici comblée.

(En photo un vitrail d'Andernos, merci DB).

dimanche 24 janvier 2021

percy lau

Je suis par ailleurs intervenu dans le Wikipédia lusophone pour introduire, dans la notice sur le dessinateur péruano-brésilien Percy Lau (1903-1972), dont je suis fan, une liste des livres qu'il a illustrés. Cette liste est à compléter, mais elle est pour l'heure aussi complète que le permettent les données que j'ai tirées du catalogue de la Bibliothèque nationale brésilienne et du Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques universitaires de France. J'hésitais à la dresser selon l'ordre alphabétique des auteurs (problématique parce qu'il y a à la fois des écrivains célèbres et d'obscurs géographes, et parce que certains livres sont des collectifs) ou selon l'ordre chronologique (difficile à établir car dans plusieurs cas on ne sait pas la date de la première édition, ou de la première illustrée par Lau) et j'ai finalement opté pour l'ordre alphabétique des titres, qui me parait en l'occurrence le plus clair. Il faudrait à l'occasion que je reprenne également le texte de cette notice, assez mal fichu. J'ai aussi ajouté Percy Lau à la liste des citoyens illustres dans la notice brésilienne sur sa ville natale péruvienne Arequipa (où est né aussi Vargas Llosa). Ainsi ai-je contribué ces derniers jours au perfectionnement du monde.

(J'avais parlé de Percy Lau le 2 février 2012).