Le blog littéraire et agricole de Philippe Billé. Des notes de lecture, et des notes du reste.
dimanche 22 février 2026
L'Angérien
jeudi 2 octobre 2025
Connoué
jeudi 11 septembre 2025
Auguste
mercredi 13 novembre 2024
Isidore
L’autre soir j’ai créé ma vingt-quatrième notice dans Wikipédia, celle-ci consacrée à Hubert Bécheau, aka Isidore Krapo, artiste bordelais et figure locale.
mercredi 17 juillet 2024
Wikipédia
Lu le début, puis seulement parcouru La formule Wikipédia, de Sana Boussetat (Editions Champion, 2024). Il est dommage que ce petit livre intéressant soit écrit avec les genoux. Encore s’il n’y avait qu’ici ou là un malheureux pâté («entre les années 2005 à 2006» ... «le wiki dont nous avons déjà fait allusion» ...), cela irait, mais des passages entiers sont pondus dans un style filandreux vraiment pénible à lire (il paraît que cette rédactrice est docteur et enseignante, mais faut-il s’en étonner aujourd’hui). Il y a quelques renseignements historiques sur les débuts de l’entreprise, dans les premières années 2000. On reste songeur en lisant que le principal fondateur, Jimmy Wales, aurait été influencé par la pensée d’Ayn Rand (43), écrivaine pro-capitaliste et anti-socialiste au possible, alors que Wikipédia est largement acquis au «progressisme» politicorrect. L’auteuse affirme ici et là que Wiki s’impose une politique de neutralité (NPOV, neutral point of view, 53) ou d’impartialité (78) mais ce n’est pas l’impression que j’ai en lisant des articles sur des personnages «controversés», qui sont littéralement trainés dans la boue. Il est confirmé, mais sans entrer dans les détails, que le succès de Wikipédia a entrainé en quelques années, sinon la ruine totale des encyclopédies classiques, du moins l’arrêt de leurs éditions sur papier (172). L’intérêt principal de l’ouvrage, à mes yeux, est l’éclairage qu’il apporte sur la hiérarchie des différentes catégories de collaborateurs, «administrateurs» et autres, la plupart bénévoles, qui font vivre cette encyclopédie interactive, laquelle «est d’une certaine façon placée entre les mains de gardiens qui veillent à faire régner l’ordre» (124). Tant il est vrai qu’à peu près n’importe qui a le droit d’y participer, mais certainement pas pour y faire n’importe quoi, c'est très surveillé.
mercredi 3 juillet 2024
Biocca
La semaine dernière j’ai créé ma vingt-troisième notice dans Wikipédia, celle-ci portant sur l’ethnologue italien Ettore Biocca, auteur ou co-auteur du best-seller Yanoama, récit d’une femme brésilienne enlevée par les Indiens. Je comblais ainsi une étrange lacune, car s’il existe une notice consacrée à ce livre dans les Wiki en anglais et en japonais, il n’y en avait aucune sur l’auteur lui-même, dans aucune langue. Ma notice comporte essentiellement une esquisse biographique (à partir de données trouvées en ligne, parmi lesquelles j’étais bien étonné d’apprendre les convictions pro-soviétiques du personnage) et une analyse de la réception de l’ouvrage en France, où il a suscité la controverse principalement sur deux points : Biocca s’attribue-t-il abusivement la paternité d’un récit dont il n’est que le co-auteur (ce dont on peut toujours discuter, mais il s’en défend assez bien) et la part de la violence est-elle exagérée (en tout cas les brutalités rapportées cadrent mal avec le bon-sauvagisme en vogue chez les anthropologues). Ce petit travail m’a rappelé bien des souvenirs, car Yanoama fut une des grandes lectures initiatiques de ma jeunesse, et les noms des ethnologues polémistes m’étaient familiers (Pierre Clastres, Robert Jaulin et surtout Jacques Lizot, avec qui j’ai correspondu ado, je possède encore le frêle tiré à part dédicacé de son article de Critique...).
lundi 29 avril 2024
pépinières
Dans une pile de Rustica, que l’on m’avait passée, je n’ai lu attentivement qu’un article du n° 2826 (23-29 février) portant sur les «Pépinières Desmartis, 150 ans de passion végétale». Cet article m’a intéressé pour les données qu’il m’apprenait et pour les souvenirs qu’il m’évoquait. A Bergerac, où j’ai passé la plus grande part de ma jeunesse (j’y ai habité à l’âge de 7 à 19 ans et y suis souvent revenu jusqu’au départ de ma mère en 2013) l’entreprise Desmartis était connue de tous, et j’ai eu pour condisciple au collège un fils de la famille, brillant garçon. Je n’étais pas fan de leur production-phare, les arbustes Lagerstroemia, mais j’aimais bien leur magasin de jardinerie au sud de la ville, sur la route d’Agen, revendu depuis à Jardiland. J’y allais volontiers faire un tour, souvent plus en promeneur qu’en acheteur, en compagnie de ma mère ou de mon fils petit, un peu comme on va flâner le dimanche chez Le Lann, à Gradignan. J’ai appris que non seulement les Desmartis avaient été une dynastie de pépiniéristes sur au moins trois générations, mais que le fondateur Eugène avait épousé en 1874 une jeune femme elle-même issue d’une longue lignée de pépiniéristes, les Perdoux. Et j’ai compris par la même occasion d’où tirait son nom le jardin public de la ville, dit le Jardin Perdoux. J’avais toujours trouvé ce nom un peu ridicule, pensant que c’était quelque chose comme une formule occitane pour Jardin Perdu. J’apprends maintenant que cette appellation était tout à fait justifiée, mais hélas j’apprends en même temps que le charmant jardin a été rebaptisé Parc municipal Jean-Jaurès. Quelle horreur. J’espère que les habitants se révolteront pour rétablir le nom perdu. J’ai aussi de bons souvenirs de ce lieu. Du collège Henri IV, un professeur nous y emmenait dessiner les arbres, il suffisait de traverser la rue. Plus tard, devenu hippie chevelu, j’ai souvent zoné autour du joli bassin aux bordures en carrelage bleu. La lecture de cet article m’a inspiré l’idée de créer ma vingt-deuxième notice dans Wikipédia, celle-ci sur les Pépinières Desmartis. C’est chose faite depuis hier, mais les Perdoux en mériteraient aussi une, sans doute. En cherchant de la documentation en ligne, je suis tombé sur une étymologie étonnante, celle du nom des jardineries Gamm Vert : il paraît que Gamm est un acronyme pour Grande Armée Maillot Malakoff, ce qui est assez inattendu...
lundi 13 novembre 2023
Bazooka
En me renseignant sur les artistes du collectif Bazooka, ces derniers temps, j’ai remarqué que Wikipédia avait une notice sur la plupart d’entre eux mais pas sur Loulou Picasso, et j’ai comblé cette lacune en esquissant ainsi ma vingt-et-unième notice dans cette encyclopédie. J’ai lu à leur propos quelques articles et emprunté trois livres : un très bon (Bazooka Un regard moderne, collectif dirigé par Jean Seisser, Seuil, 2005, avec pas mal d’infos et de belles reproductions en grand format), un médiocre (Bazooka, collectif préfacé par Marc Zermati, Editions Pyramid, 2006, avec des repros souvent trop petites et des légendes microscopiques illisibles), enfin une œuvre conjointe de Kiki et Loulou Picasso (Engin explosif improvisé, L’Association (ce nom !), 2009). La «horde Bazooka» (mot de D Mallerin) fut active dans la seconde moitié des années 70, qui fut l’époque de mes vingt ans et de la musique punk, dont Bazooka fut en quelque sorte un pendant graphique. Bizarrement je n’ai jamais aimé le punk, trop bruyant-brouillon-braillard à mon goût, mais j’ai certainement subi l’influence graphique des bazooqueurs, mes collages des années 80 en portent la marque. Bizarrement aussi je crois avoir subi cette influence confusément, par échos d’ambiance, par ondes suggestives, sans avoir contemplé ou examiné les œuvres attentivement, me semble-t-il, et jusqu’à récemment j’aurais été incapable de distinguer les styles individuels de cette demi-douzaine d’artistes. J’ai possédé un temps la série peut-être complète du tabloïd Un regard moderne, que m’avait léguée Jean-René, je l’ai à mon tour donnée ou vendue à vil prix depuis longtemps, à je ne sais plus qui. Les deux meilleurs artistes du groupe, les deux maitres à vrai dire, sont les deux surnommés Picasso, Kiki et Loulou. Parmi les autres, ma préférence va au graphisme émietté de Ti5 Dur. Kiki était sans doute le leader, la personnalité la plus énergique, la forte tête. Lui seul semble avoir poussé la provocation jusqu’à tenir des propos anti-gauchistes, ce qui est une hérésie («Ils me faisaient chier avec leurs discours gauchistes ... Mort aux peintres cocos», d’après Seisser, 2005). Est-ce lui qui a poussé le bouchon du «réactivisme» un peu trop loin en se prononçant «pour un retour du fascisme, de l'antisémitisme, de la violence» ? ce qui n’était pas bien malin. Il paraît qu’il s’est fait rosser par Pierre Goldman, le genre de finaud qui luttait contre la haine à grands coups de poing dans la gueule. Que pensaient alors, que pensent maintenant ces gens ? Je ne sais. Le tardif Engin explosif de Kiki et Loulou (2009, mais contenant des choses plus anciennes), que j’ai la flemme de lire, m’a l’air assez lourdement socialistoïde (j’y relève cet alexandrin sinistre : «Les clients de Chanel méritent tous la mort»). Je veux croire que ces deux ont maintenant dépassé l'âge idéologique. Dans le fond peu importe. Les belles formes qu'ils ont créées dureront plus longtemps que les slogans...
Ci-dessus : peinture de la série Hexadezimalsystem, par L Picasso, Arts Factory, 2022.
vendredi 29 septembre 2023
wiki
Hier finalement j’ai passé la soirée à composer ma vingtième notice dans Wikipédia, celle-ci sur Bruno Richard, comme j’y songeais depuis quelque temps. Je l’ai mise en ligne après minuit.
dimanche 18 juin 2023
Yvonne
Récemment j’ai créé dans Wikipédia ma dix-neuvième notice, celle-ci consacrée à Yvonne, l’épouse de Georges Préveraud de Sonneville. Ils étaient tous deux peintres et ont vécu à Bordeaux, à Martillac et à Talence, mais c’est à Gradignan que se trouve le musée conservant leurs œuvres. Pour moi l’évocation de ce couple d’artistes est indissociable du souvenir de mes dernières années girondines, époque où j’habitais non loin de ce bon musée, qui exposait chaque mois un nouveau choix de peintures des Sonneville.
vendredi 30 décembre 2022
Adam
Ces derniers jours j’ai modestement contribué au perfectionnement du monde en créant une dix-huitième notice dans Wikipédia, celle-ci sur Lucien Adam, cas de personnalité française qui n’apparaissait jusqu’alors que dans des Wikis étrangers, sept au total, dont l'anglophone. Lucien Adam (1833-1918), magistrat de profession, s’est illustré comme linguiste amateur mais savant en promouvant notamment l’étude scientifique des langues indiennes d’Amérique. Il a en particulier joué un rôle décisif comme auteur et comme éditeur pour la série mythique (à mes yeux) des vingt-cinq volumes parus de 1871 à 1903, formant la Collection linguistique américaine, rebaptisée Bibliothèque linguistique américaine à partir du sixième volume. Ceux portant sur les familles de langues tupi-guarani et caribe m’ont bien servi dans mes études, et il me plait de pouvoir ainsi rendre hommage à ce peu connu savant.
mardi 19 juillet 2022
Wiki
mardi 14 juin 2022
dimanche 24 avril 2022
Frémond
Illustrations : ci-dessus Maraudeur (Chasseur français n° 624, février 1949) et ci-dessous diplôme de marchand de chevaux, 1938. Click to enlarge!
mercredi 13 avril 2022
brèves
J’ai créé une treizième notice dans Wikipédia, sur les frères Ott, verriers de Strasbourg, notice inspirée par mon récent voyage en Alsace.
Alexandrin maussade : Je crois de moins en moins à la démocratie.
Une idée de titre : Super repus.
Une autre : J’irai cracher sur Boris Vian.
Mes néomots dernièrement : secondor, éclectorat, forée.
jeudi 16 septembre 2021
deux notices
dimanche 14 mars 2021
arbres
mardi 9 février 2021
van-guy
Bon, j'ai rédigé une dixième notice dans Wiki. Celle-ci sur Yvan Guyet, dit Van-Guy, verrier vendéen. Au style à mon goût un peu trop froid, comme la plupart des verriers du milieu vingtième, mais enfin une oeuvre estimable, tout de même. Etant parvenu à cette belle somme, je vais peut-être laisser l'encyclopédie reposer un peu.
vendredi 5 février 2021
mirande
dimanche 24 janvier 2021
percy lau
Je suis par ailleurs intervenu dans le Wikipédia lusophone pour introduire, dans la notice sur le dessinateur péruano-brésilien Percy Lau (1903-1972), dont je suis fan, une liste des livres qu'il a illustrés. Cette liste est à compléter, mais elle est pour l'heure aussi complète que le permettent les données que j'ai tirées du catalogue de la Bibliothèque nationale brésilienne et du Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques universitaires de France. J'hésitais à la dresser selon l'ordre alphabétique des auteurs (problématique parce qu'il y a à la fois des écrivains célèbres et d'obscurs géographes, et parce que certains livres sont des collectifs) ou selon l'ordre chronologique (difficile à établir car dans plusieurs cas on ne sait pas la date de la première édition, ou de la première illustrée par Lau) et j'ai finalement opté pour l'ordre alphabétique des titres, qui me parait en l'occurrence le plus clair. Il faudrait à l'occasion que je reprenne également le texte de cette notice, assez mal fichu. J'ai aussi ajouté Percy Lau à la liste des citoyens illustres dans la notice brésilienne sur sa ville natale péruvienne Arequipa (où est né aussi Vargas Llosa). Ainsi ai-je contribué ces derniers jours au perfectionnement du monde.
(J'avais parlé de Percy Lau le 2 février 2012).














