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lundi 5 juin 2023

Barruecos

Hier, journée sur place à Cáceres, passée pour l’essentiel en compagnie de mon correspondant Mario, son épouse et son fils. Nous discutâmes entre autres de la biographie d’Albert Caraco, qu’il doit publier cette année. En descendant de chez nous chez lui, nous longeâmes l’avenida de España, dont les deux voies encadrent le paseo de Cánovas, un jardin botanique tout en longueur, que je revisiterais volontiers. L’après-midi nous fûmes visiter les Barruecos, un site naturel protégé, remarquable pour ses énormes rochers arrondis. Le site n’est pas protégé des horribles œuvres de Wolf Vostell, que l’on trouve ça et là, mais leur présence ponctuelle ne suffit pas à saccager ce bel endroit. Au bord d’un étang nous vîmes une cigogne manger un serpent, probablement une couleuvre. Le serpent est resté un moment suspendu au bec de la cigogne avant qu’elle ne se décide à l’engloutir, et l’on pouvait voir à sa silhouette que lui-même venait d’avaler une proie. Cette scène m’a fait penser une fois de plus que la nature est plus belle vue de loin que de près. Le soir nous fûmes invités dans un restaurant mexicain, où nous fîmes bonne chère.

Crédit photo Dany B.

dimanche 4 juin 2023

Cáceres

Avant de quitter Salamanque, hier, nous fîmes un peu de shopping dans la ville et dans sa banlieue : Lupa, Leroy Merlin (Bienvenidos a vuestra tienda Leroy Merlin Salamanca), Obramat (El almacén de la construcción y la reforma) et même Leclerc. A vrai dire je n’achetai presque rien mais la visite des supermarchés, surtout inconnus, est toujours pour moi une expérience initiatique dont je tire quelque enseignement. Puis nous reprîmes notre route en direction du sud-ouest. J’ai remarqué que la voix féminine de l’application Waze donne ses indications en mêlant au français des mots espagnols (salida, dirección, avenida) qu’elle prononce à la française et sans traduire les nombres, ce qui donne lieu à des énoncés bilingues comme Salida vingt-huit. (A ce propos je n’ai jamais compris la manie de prononcer pladza pour plaza, ce qui ne correspond ni à l’usage espagnol, ni au français : peut-être est-ce par confusion avec l’italien piazza). A mi-chemin, sortant de l’autoroute pour aller prendre notre pause méridienne au hasard dans le village de Riolobos, nous eûmes la bonne surprise d’y trouver la petite église hélas fermée comme les autres, mais au toit surpeuplé de cigognes : une douzaine de nids, tous occupés. Un autre bon moment du trajet fut celui où la route longe puis franchit le Tage peuplé d’îles. Nous avions alors quitté l’autoroute pour la nationale afin d’être plus près du rivage. Arrivés à Cáceres, nous déposâmes nos bagages à l’hôtel Iberia, rue des Pintores, tout près de la Plaza Mayor, puis nous visitâmes un moment la vieille ville. La Plaza Mayor, toute étirée en longueur et bordée d'arcades, est assez belle. Malheureusement il y avait dans un coin une sono ultra-sonore qui pourrissait l’ambiance par son vacarme indistinct. Cáceres est une ville à palmiers, lesquels lui donnent un air nettement méridional, même si le réchauffement climatique restait là mesuré.