Le blog littéraire et agricole de Philippe Billé. Des notes de lecture, et des notes du reste.
lundi 6 avril 2026
St-Félix
samedi 29 mars 2025
croissant
La boulangerie de Loulay, dans la rue en pente, produit un remarquable croissant aux amandes, d’aspect informe mais d’une saveur sans égale, qui le place d’emblée dans la catégorie Tuerie. Pour ne pas en abuser, je n’y vais que rarement, comme ce fut le cas hier matin, devant traverser ce village pour aller dans un autre. Je me suis adressé à la petite boulangère par cet alexandrin : Vendez-moi s’il vous plait le gâteau qui déchire...
dimanche 22 septembre 2024
Tuc
J’apprends dans Wiki que le nom de la marque Tuc serait à l’origine un acronyme, formé des initiales de Trade Union Congress, pour des raisons qui demeurent obscures. Je ne déteste pas ces biscuits salés «de forme octogonale, à l’aspect de rectangle aux coins coupés, de couleur jaune doré, et dont la face est piquetée de quarante-et-un trous». Mais je n’achète presque jamais les bons biscuits Tuc Original, parce qu’avec mes faibles rentes il est plus prudent de me contenter de crackers Eco+ ou Top Budget. Et parce que les jours de fête, tant qu’à faire, je prends des Tuc Saveur Bacon, c’est tout de suite autre chose...
dimanche 21 juillet 2024
assistance
Après avoir bénéficié pendant plus de deux ans, depuis le printemps 2022, de l’assistance de la Banque alimentaire de Loulay, j’ai maintenant décidé d’y renoncer. En fin de compte la petite économie qu’elle me permettait de réaliser sur mes frais de subsistance ne me paraît plus valoir le coup en regard des diverses contraintes que cela implique, et dont je ne donnerai pas ici le détail. Mais je me sens extrêmement reconnaissant envers cette compagnie pour l’aide que j’en ai reçue, et j’admire l’exemple des bénévoles qui s’y dévouent, dont pas moins de quatre maires des communes du canton, deux hommes et deux dames, qui participent en personne au service. Je reste cassoce, au vu de mes rentes, mais un cassoce moins aidé, donc plus libre.
mardi 14 mai 2024
Wasa
Plus jamais ça, me dis-je chaque fois que je m’égare à prendre du Wasa Fibres ou ce genre à la place de pain, mais l’âme humaine est ainsi faite et en tout cas la mienne, que malgré l’expérience j’y reviens périodiquement...
jeudi 15 juin 2023
chocolat
J’ai acheté un succédané vegan de chocolat au lait, qui était bradé chez Noz. A ma grande surprise, c’est aussi bon que du vrai, je n’aurais pas fait la différence.
lundi 13 juin 2022
alimentation
Les sociétés caritatives me donnaient trop à manger, en tout cas plus que je ne consomme, aussi ai-je décidé de renoncer au service hebdomadaire des Restos du Cœur de Saint-Jean et vais-je me contenter du service bimensuel de la Banque alimentaire de Loulay, plus près de chez moi. Abondance de biens ne nuit pas, mais point trop n'en faut.
vendredi 8 avril 2022
Strasbourg
Nous étions logés modestement mais très correctement à l’hôtel Ibis de la rue du Faubourg-National, que l’on aurait pu requalifier d’international au vu de la faune diversifiée qui hantait la rue. L’hôtel lui-même était peuplé principalement par une colonie de réfugiés ukrainiens. L’établissement était fort bien situé, à mi-chemin de la gare et de la vieille ville. A Strasbourg le centre-ville est une île entre les bras de l’Ill, affluent du Rhin tout proche. Cette île est reliée aux quartiers environnants, plus récents, par une vingtaine de ponts, et se divise au sud-ouest en un archipel de langues de terre dominées par les Ponts Couverts, dans le quartier dit de la Petite France, que j’appelais la Francette, sans doute l’endroit le plus charmant de la ville, plein de vieilles maisons à colombages et à encorbellements. Par chance, habitant tout près, nous étions amenés à passer par là chaque jour.
La météo annonçait du mauvais temps mais nous en fûmes quittes pour un peu de vent et de pluie, quelques flocons de neige. Je me sentais plus d’humeur à flâner qu’à m’enfermer. Aux moments les plus rudes nous nous réfugiâmes dans trois musées, non pour y étudier mais juste pour le plaisir de contempler quelques beaux objets. D’abord le Musée d’Art moderne et contemporain, grande bâtisse lugubre mais bien fournie, où l’œuvre la plus frappante à mes yeux était une immense toile de Gustave Doré, Le Christ quittant le prétoire, qui mesure dans les six mètres de haut sur neuf de large. Ensuite le Musée alsacien, curieux labyrinthe présentant du mobilier domestique. Enfin le Musée de l’Œuvre Notre-Dame, conservant surtout des sculptures médiévales et des peintures de la Renaissance. Aux moments plus cléments nous arpentions la Grand-Rue, dite aussi Langstross, les alentours de la belle cathédrale, les quais. Beaucoup de bâtiments sont en grès rouge des Vosges, qui donne sa couleur à la ville (comme Metz est jaune et Nancy blanche, m'a signalé mon correspondant Dominique Leblanc). Nous visitâmes aussi le secteur des grandes institutions, Parlement européen et autres, qui m’a paru sinistre, et tout près de là le parc de l’Orangerie, très agréable et doté d’un petit zoo, le genre d’attraction qui suffit à ma joie. C’est principalement un zoo d’oiseaux, un oizoo, avec des cigognes en liberté, d’autres en volière, et parmi les curiosités des flamants roses du Chili et des grands-ducs. Nous n’avions pas vu de cigognes dans Strasbourg avant celles de l’Orangerie, bien qu’elles fussent omniprésentes dans l’imagerie, mais le dernier jour nous en avons aperçu deux volant au-dessus de la ville et encore une près de l’aéroport. Comme dans toutes les villes on voyait surtout des pigeons bisets, plus rarement un ramier. Sur les eaux des cygnes, des colverts, ça et là une foulque. J’ai vu un corbeau freux et des choucas, il y en avait toute une colonie dans les arbres près de chez D Leblanc, à qui nous avons rendu visite. Je veux bien croire que ce voisinage n’est pas de tout repos.
Je n’ai pas non plus regardé beaucoup de vitraux à Strasbourg. Ceux de la cathédrale étaient trop nombreux, dont des anciens difficiles à déchiffrer. Il y avait quelques vitraux intéressants du milieu du vingtième siècle à l’église Saint-Jean, d’un certain Werlé, et d’autres des frères Ott à Saint-Pierre le Vieux. Des mêmes frères Ott j’ai vu ailleurs deux belles verrières profanes, une Allégorie du printemps au Musée d’Art moderne et une vue d’Ammerschwihr, cité viticole (1938) au Musée alsacien.
Nous nous sommes assez bien gobergés pendant le séjour, d’abord grâce aux copieux petits déjeuners de l’hôtel, puis lors de nos sorties en ville. Nous avons tâté ici et là du bretzel et du kougelhopf, de la tarte flambée au munster à la brasserie La Schlosse (la serrure), d’excellentes choucroutes dont une au saumon qui était d’abord un plaisir pour l’œil chez l’ami Leblanc, et une dite royale, aux sept viandes, au Tire-Bouchon. Nous avons bu modérément mais appris que les vins d’Alsace ne se résument pas comme nous le pensions à la trilogie Sylvaner-Riesling-Gewurztraminer, il y a aussi un blanc plus basique, l’Edelzwicker, et du rouge, le Pinot noir.
Et maintenant retour à la case départ. Si vous avez une voiture à vendre, parlons-en.


