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lundi 8 juin 2026

exposition

Grave journée pour moi que celle d’avant-hier samedi, première journée de mon expo de deux semaines au Château Pallettes d’Isidore Krapo, et la seule où il était convenu que je sois sur place. L’opération impliquait que je me rendisse à Bordeaux dans la bétaillère du tram, ce qui déjà pour moi n’est pas un petit exploit. Quelque temps avant j’avais livré l’essentiel de mes oeuvres à Isidore, qui se chargeait de les accrocher, comme il a très bien fait, et j’apportais ce jour-là quelques éléments supplémentaires, dont mes cartes-pochoirs à l’étoile de Duchamp réalisées tout dernièrement. L’exposition est intitulée Collages, Lettrages, Livrages, on aurait pu y ajouter Etc, car ayant rarement l’occasion d’exposer ainsi dans une grande ville, j’en profitais pour présenter un vaste assortiment de mes productions, comprenant quelque dix-huit collages encadrés, neuf lettrages, deux exemplaires restants d’une sérigraphie, dix livres uniques, quatre bocaux de couleur, quelques livrettes, et mes cartes-pochoirs. Artiste low cost, je proposais la plupart de mes oeuvres à des prix abordables, entre vingt et cinquante euros, les livrettes et les cartes pour un doublon. Ce fut une bonne soirée, l’amertume des absences regrettables étant compensée par les présences nombreuses, dont certaines inespérées. J’ai bien vendu (entre autres sept collages), beaucoup discuté, pas mal bu. En outre, le bruit ayant couru auprès de certains que c’était le jour de mon anniversaire, on m’a gentiment offert des cadeaux : bouteilles de graves, gâteau vietnamien, énorme livre Au bonheur des listes, et bons d’achat. Je ne peux pas me plaindre.

(Photos Isidore Krapo)
(Voir aussi quelques photos par Charlie Devier ici)




mardi 2 juin 2026

expo















Exposition 
Collages, Lettrages, Livrages,
et autres oeuvres de Philippe Billé
au Château Pallettes, chez Isidore Krapo
17 rue Elie Gintrac, à Bordeaux
du Samedi 6 au Vendredi 19 Juin 2026
Tous les jours à partir de 16 heures.
Présence de l'artiste le 6 seulement.


Précisons, si cela intéresse, qu'outre un assortiment de mes collages et lettrages encadrés, et mes brochures de ces dernières années, j'exposerai là ces nouveautés :
- les cartes postales d'Hommage à M Duchamp décrites hier.
- quatre de mes bocaux de couleurs enfin remplis (bleu, jaune, rouge, vert).
- dix des onze livres uniques (à tous égards) que j'ai créés ces dernières années, et dont voici la liste :
1. CARNET D’ADRESSE. Carnet fabriqué avec douze enveloppes libellées à mon adresse à la Croix-Comtesse. 24 feuilles de 11 x 11 cm. Décembre 2018.
2. CARNET D’ADRESSES. Carnet fabriqué avec dix enveloppes libellées à des adresses que j'ai eues en banlieue de Bordeaux. 20 feuilles de 11 x 11 cm. Décembre 2018.
3. IN GIRUM … (1/2). 32 feuilles de 6,5 x 10 cm. Mars 2019.
4. IN GIRUM … (2/2). 32 feuilles de 6,5 x 10 cm. Mars 2019.
5. CALENDOSCOPE. 24 feuilles de 9 x 14 cm. Non daté (2019 ?)
6. VINGT-QUATRE LISTES DE COURSES collectées entre 2008 et 2016. 24 feuilles. Novembre 2019. Collection Placid.
7. VINGT-QUATRE LISTES DE COURSES. 24 feuilles de 7,5 x 12 cm. Eté 2020.
8. QUARANTE LISTES DE COURSES. 40 feuilles de 14 x 20,5 cm. Août 2021.
9. CHANGEMENTS D’ADRESSE. Reliure de 17 enveloppes de 11 x 16 cm, adressées à Philippe Billé à différentes adresses, avec certains expéditeurs mentionnés. Mai 2026.
10. RUE DE L’AMITIE. Reliure de 20 enveloppes de 11 x 16 cm, adressées à Ph Billé, Rue de l’Amitié à la Croix-Comtesse, placées dans l’ordre alphabétique des expéditeurs, tous identifiés. Mai 2026.
11. A2. Reliure de 29 dessus d’enveloppes de 11 x 16 cm, adressées à Ph Billé à la Croix-Comtesse, placées dans l’ordre chronologique des tampons, de 1999 à 2026, avec certains expéditeurs mentionnés. Mai 2026.

vendredi 9 août 2024

résidences

    J’ai vécu à Bordeaux de 1975 à 2000, puis dans les banlieues autour du Campus : Talence, Pessac et Gradignan, de 2000 à 2021. En rêve ce matin au réveil je prononçais cette phrase à l’adresse de je ne sais qui. Pour être plus complet j’aurais pu mentionner un bref retour à Bordeaux de 2017 à 2019. Je lie ce rêve au fait qu’un de mes correspondants m’a lui-même présenté une esquisse de sa chronologie, ces derniers jours.

samedi 2 mars 2024

Calmos

Je ne sais qui anime ni ce que fabriquent par ailleurs les Editions Calmos, à Bordeaux, mais j’aime beaucoup leurs cartes postales imitant des couvertures de Que sais-je?, devenu Où vais-je ? (Caudéran, La rocade, La traversée de Bègles, La route de Toulouse...) vues naguère chez N’a qu’1oeil, rue Bouquière.

jeudi 17 juin 2021

boutique

 Une scène de mes rêves de cette nuit m’intrigue. Je me promène à Bordeaux dans le quartier des petites rues au sud de la place Gambetta, où j’essaie en vain de retrouver une carterie que j’aurais fréquentée autrefois, à l’époque où j’habitais dans les environs. En réalité, autant la rue Nancel-Pénard et la rue Bouffard, qui encadrent ce quartier, sont pleines de boutiques, autant les rues situées entre les deux en sont dépourvues. Mais enfin en rêve j’entre là dans un magasin pour demander si l’on a idée d’où se trouve celui que je recherche. L’homme et la femme se tenant derrière le comptoir échangent des regards complices, qui d’abord me donnent l’impression qu’ils trouvent mon apparence ou ma question ridicule. Mais ce qui les amuse est que j’ignore, et ils me l’apprennent, que ce commerce a disparu et qu’il se situait justement dans les locaux où eux-mêmes sont maintenant installés. Je retrouve dans cette scène l’énigme logique, que j’ai déjà observée en d’autres occasions : comment ces gens pouvaient-ils savoir quelque chose que j’ignorais, si c’est mon esprit qui crée le rêve tout entier ? Autrement dit, si le monde des rêves n’est pas un monde parallèle, immatériel mais réel, où les personnages sont dotés d’une individualité psychique comme dans le monde matériel, comment mon esprit peut-il inventer qu’il ignore d’abord une vérité qu’il apprend ensuite, mais qui devait pré-exister ?

mercredi 21 avril 2021

sept arbres

Du temps que j’étais redevenu bordelais, il y a deux trois ans, j’avais consacré quelques promenades à rendre visite aux sept vieux arbres de la ville auxquels les experts ont accordé le titre de «remarquables». Le Cyprès chauve du parc Rivière. Le Pacanier et le Cyprès de marais du Mexique du Jardin public, pas faciles à trouver. Le Peuplier noir du parc Chantecrit, zone sinistre si je me souviens bien. Mes préférés ont été la Glycine des Archives municipales, rue du Loup, seule de ces vénérables que je connaissais déjà, et les deux Arbres de Judée de l’hôpital Charles Perrens, zone pas très gaie non plus. Ces deux-là doivent avoir en ce moment les belles fleurs pourpres de leur espèce. J’ajouterais bien à cette liste la treille centenaire de la place de la Victoire.