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samedi 23 mai 2026

arbres

    En Gironde, où j’étais de passage cette semaine, il m’a semblé remarquer comme la dernière fois, qu’une maladie ravage tous les palmiers visibles au bord des routes et dans les rues. Cela semble affecter aussi bien les palmiers à chanvre et les phoenix, leurs feuilles pâlissent, ternissent et sèchent.
    Ici ce sont des animaux, c'est peut-être simplement un lièvre, qui a attaqué trois arbrisseaux que j’avais plantés dernièrement dans la haie du fond à la Rigeasse (la Caatinga). Une espèce de thuya low cost acheté dans un supermarché, un faux-cyprès que j’étais tout content d’avoir récupéré intact dans la benne de cimetière où il avait été jeté, et une pousse de troène que j’avais en pot. Les deux premiers ont eu l’écorce rongée, surtout le thuya, le troisième a eu ses feuilles mangées presque entièrement. Je les ai protégés avec du grillage. Le faux-cyprès est mort quand même. Le thuya était si abimé que j’ai dû couper le petit tronc très bas, ne laissant pratiquement que les deux premières branches, horizontales. J’en ai redressé une et l’ai tuteurée en position verticale contre le moignon de tronc, en espérant qu’elle forme un tronc de remplacement, mais ce n’est pas gagné. Le troène refait des feuilles à profusion, il a bien repris.

mardi 23 décembre 2025

après-midi

    A la bibli de Saint-Jean, cet après-midi, j’ai passé une cool demi-heure à lire deux petits recueils de haïkus datant des années trente, dont j’avais repéré l’existence grâce à Noël Santon. Ce sont deux menues livrettes, de 24 et 48 pages : les Clairs de Vénus, de Robert Pelletan-Chamboulan (Lyon, sans date mais avec une dédicace de 1932) et les Coquillages de nacre, de Madeleine Champion (Editions Corymbe, St-Jean, 1939). Du premier, j’ai recopié cette miniature : 
    Jet d’eau 
    palmier 
    impalpable. 
    Après quoi j’ai avancé jusqu’à Bricomarché, ça faisait longtemps, acheter cent-dix litres de gravier gris, pour remplumer le sol à l’entrée de mon ranch. C’est la contenance que je peux transporter dans ma voiture automobile : huit seaux dans le coffre, trois sur la banquette arrière. Il faut ce qu’il faut.