Un certain Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) m’apprend que j’ai été «sélectionné … par tirage au sort» (ce qui me parait contradictoire) avec un échantillon de 200.000 personnes (rien que ça) pour participer à une «Enquête statistique nationale sur le vécu et le ressenti en matière de sécurité» (déjà, rien qu’avec le distinguo entre vécu et ressenti, on devine l’orientation du résultat). Le SSetc m’a déjà sollicité au moins une autre fois, en février, et je n’ai pas jugé utile de donner suite. Il revient donc à l’assaut et m’envoie cette fois-ci une volumineuse Lettre de rappel datée du 27 mars, m’expliquant que si je veux, au lieu de répondre en ligne, je peux le faire avec le dossier joint. Le courrier se compose de : la lettre elle-même (une feuille recto-verso, soit deux pages A4), une Notice explicative (deux autres pages A4), le questionnaire (12 pages A4) et pour faire bonne mesure une enveloppe pré-affranchie. Le SS a beau insister, je n’ai toujours aucune envie de lui répondre. Mon impression (mon «ressenti» !) est que dans un pays où la délinquance et la criminalité explosent aussi évidemment aux yeux de tous (sauf des aveugles) et où la police a déjà des chiffres très fiables sur l’ampleur du phénomène, c’est perdre son temps que d’organiser des enquêtes sur le sujet. Dans un état civilisé, les autorités devraient d’abord s’employer à assurer comme il le faut la sécurité des citoyens, au lieu d’enculer des mouches en envoyant des questionnaires. Cette enquête est non seulement inutile mais néfaste : combien coûtent au contribuable la conception, la rédaction, l’impression, l’expédition et le dépouillement de toute cette paperasse ? (Aucune ligne des seize pages ne dit mot des sommes ainsi jetées par les fenêtres). Les fonctionnaires qui perdent leur temps à ces âneries ne sont que des parasites qui ne méritent pas leur emploi (Allo, Elon?), ni que je leur adresse la parole.
"Cette enquête est non seulement inutile mais néfaste"
RépondreSupprimerQue nenni ! Elle aboutira à un épais rapport qui calera fissa une armoire quelconque dans un ministère tout aussi quelconque (d'où l'économie dans le budget et d'offre marché public etc.). Votre pessimisme vous perdra, mon cher Philippe.