Trois faits divers américains de ces derniers jours (en lisant Google News). - En Alabama un détenu disparaît à l’occasion d’un transfert. La geôlière qui le convoyait en pinçait pour le bonhomme et les deux oiseaux se sont envolés. J’aime bien leurs têtes, au moins sur certaines photos. Le coup était sans doute préparé, la shérifette avait déposé son dossier de retraite, vendu sa maison. Mais voilà qu’on les rattrape, et la blonde sentimentale se suicide. - A Los Angeles, encore un cas de douceur féminine. Le jour de la fête des Mères, l’une d’elles, Angela Flores, séparée du père, tue trois de ses enfants. Voilà ce qui s’appelle faire du ménage. - A San Francisco la police, qui n’est plus bonne qu’à ça, veut se montrer aimable en organisant une opération Ice Cream with a Cop (une glace avec un flic) dans un établissement tenu par des émigrés coréens. Peine perdue, les sbires de Black Lives Matter déboulent pour lutter contre la haine, en hurlant Fuck the Police dans des mégaphones…
Le blog littéraire et agricole de Philippe Billé. Des notes de lecture, et des notes du reste.
mercredi 11 mai 2022
mardi 10 mai 2022
Hervy
Quelquefois en effet «Small is beautiful», me dis-je en considérant les Promenades entre collègues, d’Olivier Hervy (Editions Fly, 2022). Le charmant volume est de taille modeste, c’est un livre de pochette, et raconte des «minuties», comme dit le sous-titre, c’est à dire de brèves anecdotes, tenant en quelques lignes. Elles sont réparties en chapitres consacrés chacun à un(e) collègue du narrateur, au nombre d’une dizaine : le collègue lunaire et décalé, le collègue exigeant, la sévèrement myope, le colérique au regard noir, celle qui laisse toujours trainer ses affaires, le pinailleur, la déléguée syndicale qui défend nos droits, les deux inséparables, enfin le collègue musicien (la parité est respectée!). Certaines historiettes peuvent être tirées de l’observation amusée, d’autres tiennent plus évidemment de la caricature. C’est assez drôle, j’ai passé de bons moments à lire cet ouvrage.
lundi 9 mai 2022
dimanche 8 mai 2022
assurance
Ayant récemment changé de voiture, je reçois par la poste mon nouveau contrat d’assurance. A cette occasion deux détails me frappent :
- l’énorme quantité de paperasse. Le contrat lui-même s’étend sur deux feuilles (quatre pages) en deux exemplaires (l’un à conserver, l’autre à renvoyer). Il est accompagné de deux autres feuilles et d’un livret d’explications comptant à lui seul la bagatelle de quatre-vingts pages. Tout cela au format A4.
- la formulation d’une des garanties : «dépannage partout, même en bas de chez vous». Pourquoi «en bas» et pas «devant» ? Parce qu’il semble maintenant acquis que l’on habite dans les étages d’un immeuble, et non au niveau du sol. La vie de plain pied, à laquelle je suis si attaché, se raréfie, elle n’est plus la norme. Je crains qu’elle ne soit bientôt dénoncée comme un privilège.
jeudi 5 mai 2022
graphzines
Reçu un nouveau catalogue de la librairie Lecointre-Drouet, sur le thème Photocopie, Copy Art, Xerox Art, dans lequel je remarque aux pages 28 à 32 (articles 28 à 40) quelques unes de mes publications périodiques de jadis : Limite, Poqo, Bizaar, Documents-Pages. Les prix m’impressionnent et m’intriguent, mais j’en suis assez flatté, après tout. Dommage que je ne sois pas moi-même aussi doué pour le marketing.
mardi 3 mai 2022
terres
TERRES
Chine
France
Grèce
Inde
Suède
Suisse
Tchad
Une explication : ce poème est la liste des noms français monosyllabiques de pays, à l'exclusion des noms étrangers comme Eyre,
des noms de pays anciens comme Gaule, et des petits pays insulaires comme Chypre ou Malte.
lundi 2 mai 2022
affaires
Ma vie palpiteuse, suite. Mon aide-de-camp étant venue me porter secours la semaine dernière, nous en avons profité pour aller visiter une dizaine de marchands de voitures. Comme il n’y avait pas grand choix et comme je ne suis pas en période faste, j’ai opté pour une berline exiguë, ni trop chère ni trop ancienne, propre (a remarqué Madame), garantie six mois et d’une couleur improbable, un vert pâle tirant sur le jaune, façon pastis. Au moins cela roule et me transporte, je vais pouvoir de nouveau aller la tête haute chercher mes sacs d’aide alimentaire à Saint-Jean et à Loulay. Nous pensions aussi acheter deux premiers oiseaux pour ma volière, mais il n’y a plus de cailles en vente, pour cause de grippe aviaire, la volaille attendra.
Pendant plus de deux semaines, entre mon voyage en Alsace et cette visite, j’ai vécu dans une sorte de confinement, étant démotorisé. Je me suis remis au vélo, assez praticable en cette saison et dans ce plutôt plat pays (mais par endroits faux-plat). Je vais sans trop d’efforts à mon bois le plus proche (à la Rigeasse, un kilomètre) ou au village voisin, Villeneuve, où il y a une Coop, une boulangerie et une poste (deux kilomètres). Une seule fois je suis monté dans mes bois du plateau, à deux kilomètres, en mettant pied à terre dans la côte, et une fois aussi je suis descendu jusqu’à Loulay, où l’on trouve d'excellents fromages et des gâteaux bon marché qui déchirent (cinq kilomètres). J’ai connu un mode de vie différent, plus replié sur la maison et le jardin, avec le portail fermé en permanence. J’en ai profité pour mettre au point un nouveau système de séchage de mon linge, maintenant je place les pulls et les chemises sur des cintres que je suspend à des clous, dans et devant le grand bûcher. Par coïncidence c’est aussi pendant cette période d’isolement que mon ancienne messagerie professionnelle a été désactivée.
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