samedi 21 octobre 2023

fruits

FRUITS

Coing

Datte

Figue

Fraise

Mangue

Mûre

Nèfle

Noix

Pêche

Poire

Pomme

Prune


(Après, j'arrête.)

vendredi 20 octobre 2023

villes

VILLES

Auch

Blois

Bourges

Caen

Chartres

Foix

Gap

Laon

Lille

Lyon

Mende

Metz

Nantes

Nice

Nîmes

Niort

Pau

Rennes

Tarbes

Tours

Troyes

Tulle

Vannes


(Chefs-lieux monosyllabiques)

jeudi 19 octobre 2023

mercredi 18 octobre 2023

monosyllabes

    Le goût des monosyllabes m’avait inspiré l’an dernier trois poèmes-listes, Terres, Arbres et Zoo. Songeant à explorer de nouveau cette veine, j’ai passé l’essentiel de la matinée à examiner des gisements de noms communs et de noms propres. A cette occasion je me suis aperçu qu’en français, les noms des couleurs sont presque tous des monosyllabes. Et j’ai remarqué qu’en anglais, langue éminemment monosyllabique, seules cinq des cent principales villes du Royaume-Uni sont des monosyllabes (Leeds, Poole, York, Slough, Bath) alors que c’est le cas de plus de vingt chefs-lieux de départements français.

lundi 16 octobre 2023

métamorphoses

    Au départ, on n’était pas forcé de deviner que l’antifascisme engendrerait un nouveau fascisme, l’antiracisme un autre racisme, et le féminisme un vulgaire sexisme. Comme quoi, tout peut arriver.

dimanche 15 octobre 2023

paresseux

    A la fin de l’année dernière, j’ai réalisé un projet auquel je songeais depuis longtemps et qui m’avait été inspiré par mes recherches sur la zoonymie de la faune sud-américaine : une Anthologie du Paresseux. Elle tient sur dix-sept pages. J’y présente vingt descriptions anciennes de ces édentés pas pressés (dix du XVIe siècle, six du XVIIe, trois du XVIIIe et une du XIXe). Je trancris les textes français en modernisant par endroits leur expression et je traduis ou retraduis à ma façon les textes étrangers (six de l’espagnol et autant du portugais). Maintenant que ce divertissement documentaire a pris forme, je ne sais trop qu’en faire : je crains qu’il ne soit trop littéraire pour les revues scientifiques et trop scientifique pour les revues littéraires. En attendant de lui trouver meilleur destin, je le dépose sur le site Academia, où l’on peut le lire en ligne ou le télécharger. Bonne lecture aux curieux.

mercredi 11 octobre 2023

massacres

    Ce matin j’entendais monsieur Darmanin, ministre de l’intérieur, déclarer la main sur le cœur que «Toucher un juif en France, c'est toucher toute la République» et annoncer que toute personne étrangère coupable d’actes ou de propos antisémites serait immédiatement expulsée. Je me réjouis pour mes compatriotes israélites de la ferme protection dont le ministre les assure, mais si ce n’est pas du pipeau, sait-on jamais, j’apprécierais qu’il en dise et surtout qu’il en fasse autant pour tous nos compatriotes non-juifs qui eux aussi s’en prennent plein la gueule, sans cesse et sans avoir rien demandé.
    Les terroristes du Hamas ont lancé samedi dernier une attaque contre Israël, étonnante principalement du fait qu’elle ait pu se produire. Les atrocités dont on a écho ne nous apprennent pas grand chose quant à la sauvagerie des islamistes, qui nous ont déjà instruits, les années passées, des exploits dont ils étaient capables. Cet assaut relève de ce qu’on nomme aujourd’hui avec emphase un crime contre l’humanité, et qu’on se contentait jadis d’appeler un massacre. En l’occurrence un massacre inattendu, auquel va répondre une revanche qui risque d’être quelque peu massacrante à son tour.
    Le principal enseignement que je tire de ces événements touche à la façon dont j’en suis informé. Je ne voulais pas croire Elon Musk, lorsque je l’ai entendu naguère affirmer que désormais les réseaux sociaux devançaient les médias classiques dans le rôle d’informateurs du public, mais je me range maintenant à son avis. On est en effet bombardé d’infos, notamment de vidéos, en temps réel ou peu s’en faut. Un problème est qu’en temps de guerre on est aussi bombardé d’intox, à des fins de propagande. Cela n’est pas nouveau, on se souvient d’exemples mémorables de mensonges étatiques ou médiatiques, comme lors de la guerre d’Irak ou de la révolution roumaine. Mais sur les réseaux, les impostures sont plus rapidement dénoncées (non : telle séquence a été tournée en telle autre occasion, il y a tant d'années, dans tel autre pays...), ou du moins mises en doute. C’est ainsi, la donne est sans cesse modifiée.