Parmi les titres du Figaro, avant-hier, cet alexandrin de hasard, traduisant le désarroi d’un habitant de Los Angeles : «Je sais qu’à tout moment, ma maison peut brûler». Je dois avouer que s’il me restait encore des velléités d’émigrer vers ce pays attirant, le climat des USA m’en dissuaderait : entre les incendies qui ravagent en ce moment la Californie, les tempêtes de neige qui viennent de s’abattre sur le Centre et le Nord du pays, et les ouragans qui ravageaient naguère le Sud-Est, au secours...
Le blog littéraire et agricole de Philippe Billé. Des notes de lecture, et des notes du reste.
vendredi 10 janvier 2025
jeudi 9 janvier 2025
saillie
Parmi les célèbres saillies de Jean-Marie Le Pen, que l’on nous repasse en boucle depuis sa mort, la moins controversée devrait être son avis sur le refus de Jacques Chirac de débattre avec lui, refus qu’il qualifiait de «pitoyable dégonflade». Qu’en dire d’autre, en effet...
mercredi 8 janvier 2025
Le Pen
(Réédition) Journal documentaire, Mardi 22 septembre 2020. Longtemps j'ai hésité à m'attaquer au pavé de quatre cents pages qu'est le premier volume des Mémoires de Jean-Marie Le Pen, Fils de la nation, paru il y a deux ans, et finalement je l'ai lu beaucoup plus vite que je n'aurais cru, en quelques jours, car il s'est avéré être un véritable page-turner qui maintient sans cesse l'attention, même sur des sujets qui ne me passionnent pas, comme les guerres d'Indochine et d'Algérie. Publié l'année des 90 ans de l'auteur né en 1928, c'est le livre où un homme qui a beaucoup vécu dresse le bilan de son existence. Il dit en avoir entrepris la rédaction en 2016, mais en se servant de notes accumulées au fil du temps depuis des décennies. Ce premier volume couvre la moitié de sa vie, jusqu'au début des années 70, avant la création du Front National. Les passages qui m'ont le plus touché sont peut-être les souvenirs de son enfance de fils unique et bientôt orphelin dans le milieu rude et pauvre des pêcheurs bretons. Il y a des pages saisissantes sur la mort de son père, consécutive à l'explosion de son bateau de pêche en pleine mer à cause d'une mine remontée dans les filets (il ne meurt pas immédiatement mais finit par se noyer, épuisé après avoir passé toute la nuit agrippé à un morceau d'épave). Le livre est écrit dans un français de bonne tenue, sans affectation, avec de temps en temps un imparfait du subjonctif bien placé mais sans en abuser, et sans se refuser ici et là le recours aux tournures popu (la dèche, le buzz, les bagnoles, pas top, etc). Le Pen a parfois des réflexions méchantes («Le communisme permettait aux médiocres, aux fainéants, aux poivrots de penser que leurs échecs étaient dus non à leurs défauts mais à la société capitaliste») mais le ton dans l'ensemble est assez serein, par moments même enjoué (voir par exemple la très drôle affaire du duel du marquis de Cuevas avec le danseur Serge Lifar). L'auteur peut avoir des mouvements de modestie («Je ne prétends pas avoir toujours raison»), reconnaissant à l'occasion s'être fait des illusions («Quitter l'Algérie était sans doute inéluctable ...») ou admettant n'avoir pas été un père parfait («Nous étions plus mari et femme que parents, je l'avoue ...»). En tout cas il sait raconter sans ennuyer.
mardi 7 janvier 2025
pie
L’ouverture de La pie voleuse commence par une mélodie agréable et se termine à la Rossini, dans un tintamarre insupportable.
dimanche 5 janvier 2025
sac
D’après mes recherches, il est actuellement impossible de se procurer un sac de supermarché qui ne soit couvert d’inscriptions ridicules.
