Le blog littéraire et agricole de Philippe Billé. Des notes de lecture, et des notes du reste.
vendredi 19 juin 2026
ciel
Aujourd’hui n’importe quelle personne moyennement instruite sait instantanément localiser sur une mappemonde les océans, les continents, les pôles et au moins quelques pays et quelques iles. Pas besoin d’être expert en géographie pour s’y retrouver. Mais la carte du ciel n’est pas aussi bien connue, la plupart des gens l’ignorent même totalement. Un de mes buts en étudiant l’astronomie une paire d’années dans ma jeunesse était de me familiariser avec la vue du ciel nocturne, suffisamment pour pouvoir m’y orienter comme devant une mappemonde. Je n’y suis parvenu que médiocrement, mais au moins sais-je sans peine localiser le nord, le bandeau du Zodiaque, et selon les saisons telle ou telle constellation. Une différence, peut-être une difficulté, est que de même que le soleil traverse le ciel d’est en ouest pendant la journée, de même les étoiles dérivent d’un bord de l’horizon à l’autre pendant la nuit, et se décalent aussi au fil de l’année. Mais elles sont toujours situées à la même place les unes par rapport aux autres, seules les quelques planètes se promènent parmi elles. Je me suis souvent dit que les gens d’autrefois devaient être mieux habitués que nous à observer le ciel nocturne, à l’époque d’avant que l’éclairage public ne le rende difficile à voir, et plus encore aux époques primitives, où l’habitat était campement. S’il en est ainsi, il faut considérer que la connaissance commune s’est inversée : on connait mieux maintenant la carte du monde que celle du ciel, on connaissait mieux le ciel à l’époque où il n’existait pas encore de carte du monde, et où l’on n’avait pas idée de sa configuration.
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