jeudi 11 août 2022

Papalagui

Un ami taquin, monsieur Bruno R, m’envoie de Paris un livre de poche. «Si tu connais pas ? Des Lettres persanes gauchistes !» Je feuillette ce chef d’œuvre, Le Papalagui, dont l’édition originale en allemand remonte à 1920, et dont la traduction que j’ai entre les mains a paru chez Pocket en 2006. L’ouvrage est censé transcrire «les étonnants propos de Touiavii», chef de tribu des îles Samoa, décrivant le «papalagui», c’est à dire l’homme blanc. Lesdits propos auraient été recueillis par un certain Erich Scheurmann (1878-1957), qui les a peut-être un peu arrangés. Je peux vous résumer le contenu du livre, identique à quelque page qu’on l’ouvre : l’homme blanc est très con, à la différence de l’indigène, qui est un gros malin. Je lis dans Wiki que l’auteur, du genre touche-à-tout, a exercé entre autres le métier de marionnettiste. C’était, j’imagine, une vocation.

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