mercredi 11 août 2021

Oiseaux 1

OISEAUX COLORÉS D'EUROPE












Goéland argenté

Mésange azurée

Pigeon biset

Sizerin blanchâtre

Aigrette blanche

Merle bleu

Mésange bleue

Goéland brun

Macreuse brune

Héron cendré

Oie cendrée

Roselin cramoisi

Pluvier doré

Puffin fuligineux

Gobe-mouche gris

Perdrix grise

Fauvette grisette

Hipolaïs ictérine

Bruant jaune

Merle noir

Corneille noire

Héron pourpre

Flamant rose

Perdrix rouge

Brante roussâtre

Barge rousse

Hirondelle rousseline

Etourneau unicolore

Pouillot verdâtre

Rousserolle verderolle

Pic vert

Bécasseau violet

lundi 9 août 2021

Eça

 

Depuis des années je suis en possession d’un exemplaire, que je me promettais d’ouvrir un jour, du roman d’Eça de Queiroz Le crime du Padre Amaro (1880) traduit et présenté par Jean Girodon (Editions de la Différence, 1985). Girodon fut un de mes deux professeurs français de portugais à l’université, lui du côté Portugal, et celui du côté Brésil fut Albert Audubert. Deux hommes qui m’ont beaucoup apporté, aujourd’hui disparus, le premier dès les années 80, l’autre dans les années 2000, mais dont je garde le meilleur souvenir. Cet exemplaire est précisément celui que Girodon avait offert à Audubert, comme en témoigne la dédicace manuscrite à l’encre noire : «Au camarade Audubert, Maire de toutes les chapelles de tous les saints, Bien cordialement, Jean Girodon, décembre 1985». Pour bien comprendre le sens de cet aimable envoi, il faut savoir que le camarade Albert était alors le maire socialiste de La Chapelle aux Saints, en Corrèze (alors que Girodon était je crois très à droite) et lire dans ce «de tous les saints» une allusion à Bahia et à travers elle au Brésil, même si Audubert a surtout résidé à São Paulo. Il faut aussi songer que le roman, sous-titré Scènes de la vie dévote, a paraît-il une teneur lourdement anti-cléricale. J’ai lu avec grand plaisir les huit pages d’introduction très savantes et très claires. Girodon s’y réfère a plusieurs autres écrivains du XIXe siècle, et de façon plus inattendue à Cioran. Quant au roman lui-même, heureusement que je n’ai pas à avouer ça au cher maître, mais j’ai voulu essayer de le lire et j’ai préféré renoncer. Il est sans doute bien écrit et bien traduit, mais il me semble que l’on pressent dès les premières pages l’essentiel de ce qui va se passer, or il en reste 450 à lire et c’est présentement au-dessus de mes forces.

samedi 7 août 2021

Wayne

 Je traduis ces quelques phrases, lues en anglais sur Facebook, et supposées être les Cinq règles de vie de John Wayne. Ce n'est peut-être pas vrai, mais au moins c'est amusant.

1. L'argent ne fait pas le bonheur, mais il est plus confortable de pleurer dans une Mercedes que sur un vélo.

2. Pardonne à ton ennemi, mais souviens-toi du nom de ce salopard.

3. Aide ceux qui ont des ennuis, et ils se souviendront de toi quand ils auront encore des ennuis.

4. Beaucoup de gens sont en vie uniquement parce qu'il est illégal de les flinguer.

5. L'alcool ne règle pas les problèmes, mais après tout, le lait non plus.

vendredi 6 août 2021

Guitry

Dans une boite à livres, un heureux hasard m’a fait tomber sur un petit volume délabré mais exquis de Sacha Guitry, Toutes réflexions faites, Précédées d’un portrait de l’auteur par lui-même (Editions de l’Elan, 1947). Les vingt pages du portrait sont ce que j’ai le mieux aimé. Elles sont écrites sans trop de forfanterie, ni non plus de fausse modestie, l’auteur y montre une belle conscience de ses qualités et de ses défauts. On y sent encore l’amertume des deux mois de taule qu’il a dû faire à la Libération mais qui ne lui ont pas fait perdre sa morgue. Quant aux réflexions, c’est un recueil de notes, d’aphorismes et autres fragments bien tournés, qui séduisent moins par la profondeur ou le goût du paradoxe, que par le charme du personnage, lequel fait du Guitry sur le papier comme il en fait sur scène. Il y a une très belle page sur les Parisiens, qui ne sont pas forcément les natifs de Paris : «… On n’est pas de Paris comme on est de Clermont, mais on est de Paris comme on serait d’un cercle. On est élu Parisien, élu à vie. C’est une dignité …» Notez le rythme de la première phrase, comme deux alexandrins enchaînés, et notez les trois qui forment la première de cette autre citation : «Il est des écrivains que l’on connaissait mal, sur lesquels on se jette, et qui vous ensorcellent – et qui pendant un mois vous dispensent des autres. Ce sont ordinairement des écrivains de second ordre.» Ce n'est pas mal vu, il y a là de quoi méditer...

jeudi 5 août 2021

psychopathie

Il y a quelques semaines de cela, j’ai eu l’occasion de lire en diagonale un des derniers livres parus d’Albert Caraco, son Supplément à la Psychopathia sexualis, publié d’abord en 1983 par L’Age d’Homme et réédité en 2014. Le titre se réfère à celui du manuel de pathologie sexuelle Psychopathia sexualis, du psychiatre germano-autrichien Krafft-Ebing (1886). Au vu de l’intitulé austère et connaissant par ailleurs le caractère généralement peu enjoué de l’auteur, je m’attendais à trouver là quelque grave théorie, or j’ai découvert que c’est pour l’essentiel une œuvre humoristique. Elle est constituée de 211 paragraphes numérotés, consacrés à des cas de bizarrerie sexuelle réels ou inventés. Ces paragraphes commençent tous par «Un tel …» (fait ceci ou cela), avec quelques variations comme la série commençant par «On nous signale l’existence d’une société secrète…» Ils sont répartis en une quarantaine de chapitres thématiques et peuvent être lus dans n’importe quel ordre, ce qui ajoute à la légèreté de l’ouvrage. Je me dis que derrière cette fantaisie se tient l’idée de Caraco que le libertinage, auquel lui-même était peu enclin, vaut mieux que la sexualité normale, responsable de la surpopulation. Mais en tout cas voilà un petit livre assez drôle, pour qui veut s'amuser. 

mercredi 4 août 2021

préjugés

 Les préjugés favorables sont plus sympathiques, mais pas moins erronés que les préjugés défavorables.

mardi 3 août 2021

retirement

 Un mail de ma principale Caisse de Retraite, la Carsat Centre Ouest, m’informe que la pension mensuelle que je vais toucher à partir de septembre s’élèvera à 278,38 euros brut, soit 250 euros net. Bon. D’un naturel optimiste, je me dis que c’est toujours mieux que si je devais n’en toucher que 249. Mais je dois avouer que malgré mes habitudes frugales, cela risque de faire juste. A cette somme devrait s’ajouter la centaine d’euros qui me sont dus pour avoir obtenu le statut de fonctionnaire lors de mes dernières années de service, et les éventuels compléments des caisses complémentaires, si elles jugent que j’en mérite. Combien cela fera-t-il au total, je n’en ai qu’une vague idée, et d’après mes recherches il n’y a personne à la surface de la Terre qui sache le dire. On verra bien. Sans doute pas lourd. Tout cela n’a rien de bien surprenant, n’ayant jamais été un bourreau de travail salarié, je suis rétribué en conséquence. Une jeunesse oiseuse produit une vieillesse nécessiteuse, comme disait Oyhenart. En attendant, sur quoi compter? J’aimerais mieux ne pas toucher à la petite fortune personnelle que j'ai amassée au cours de ma vie d'aventures, mais il va sans doute falloir que j’y pioche. Il me faudrait d’autres ressources, mais lesquelles ? Ne me sentant guère de talent pour le proxénétisme, le brigandage ou le poker, il reste mes trafics habituels, vendre quand je le peux mes livres d’occasion et mes œuvres d’art low cost, jouer au vide-grenier, tenter de monnayer des travaux d’écriture... En bref, selon notre coutume, nous allons continuer de naviguer à vue…