Le blog littéraire et agricole de Philippe Billé. Des notes de lecture, et des notes du reste.
mardi 27 janvier 2026
révolution
En relisant un peu Gomez Davila dernièrement, je suis retombé sur cette pensée brévissime, je traduis : Inutile, comme une révolution (dans ses Escolios II, 1977, p 126). Et sur cette autre, qui en est un développement : Les progrès sociaux ne proviennent pas de fortes secousses, mais de légères poussées (ibidem, p 357). J’ai retrouvé aussi une déclaration de Marguerite Yourcenar sur le même thème, dans ses entretiens avec Matthieu Galey : Je n’idolâtre pas les révolutions … Ce sont les réformes et non les révolutions, qui améliorent le monde (Les yeux ouverts, 1980). Je suis assez d’accord avec cette prudence réformiste. Les révolutions n’ont si souvent été, comme le pavé de l’ours dans la fable de La Fontaine, que des remèdes pires que le mal.
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