Il y a vingt ans, en été 2006, éclatait une bizarre affaire, lorsqu’on découvrit les corps de deux bébés dans le congélateur des époux Courjault, Véronique et Jean-Louis, demeurant alors à Séoul en Corée du Sud. La femme avait parait-il réussi à masquer deux grossesses à son mari, puis s’était débarrassée des nouveaux-nés en les congelant. L’enquête devait ensuite révéler qu’elle avait aussi occis un premier bébé auparavant, lorsque le couple habitait en France. La presse ne parle guère de ce triste anniversaire, le souvenir étant peut-être gênant pour l’image de la Féminité inoffensive opprimée impeccable. Il est toutefois signalé cette semaine dans l’hebdo local, L’Angérien libre, parce que le premier bébé avait été tué à Villeneuve la Comtesse. Par coïncidence un fait divers du même ordre défraie la chronique ces jours-ci aux Etats-Unis, où se déroule le procès d’une certaine Lindsay Clancy. Un beau jour de janvier 2023, en l’absence de son mari, elle a étranglé leurs trois enfants, âgés de cinq ans, trois ans et huit mois, puis a tenté de se suicider en se défenestrant, mais n’a fait que s’estropier et vit maintenant en fauteuil roulant. Certaines femmes souffrent parait-il d’une dépression post-partum mais on ne voit pas que cela suffise à expliquer des actes aussi monstrueux. Malgré quoi la mère infanticide reçoit un vaste soutien féministe et semble-t-il pas seulement de gauche, sous la forme de déclarations en ligne, de manifestations de rue, et d’une belle cagnotte qui a déjà rapporté près d’un million de dollars. Il est ainsi des cas où le crime paye !
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