Un publiciste de Biarritz, monsieur FS, m’a semble-t-il «bloqué» après que j’eus déposé sur sa page Facebook un commentaire qui ne lui a pas plu. Il est vrai que je n’avais pas cherché à plaire. Dans ce commentaire je ne disais rien du passage où ce monsieur se plaçait modestement dans la lignée de Marc-Aurèle («un de mes lointains ancêtres», on voit le genre). Je me référais à un autre développement, où il se déclarait «ennemi des Français qui se disent de souche», en ajoutant cette explication : «ce sont pour moi des étrangers». Je me suis borné à lui demander si vraiment, pour lui, un étranger est en soi un ennemi. Et visiblement c'était trop demander. Récemment cet internaute avait confié à son public être d’origine gitane. De là peut-être son ressentiment vis-à-vis de la population dite de souche. S’il en est ainsi, cet incident ne fera qu’aggraver mon pessimisme quant à la possibilité de rapports harmonieux entre «communautés». Pour ma part je ne renie pas les métaphores de Français de souche, et Français de branche, je reconnais leur commodité expressive sans attribuer de valeur morale aux situations démographiques ainsi désignées. Je considère qu’il n’y a ni gloire ni honte à être de souche ou pas, et je ne juge pas les individus en fonction de leur origine ethnique. Je ne saurai pas plus précisément ce qu’en pensait l’humaniste gitano-basque susceptible, qui a préféré rendre la communication impossible entre nous. Mais après tout ce n’est pas bien grave, comme il ne s’annonçait pas que nous eussions grand chose à nous dire.
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