La saison avançant, les insectes se raréfient et je ne m’en plains surtout pas mais hier en traversant le jardin j’ai encore trouvé une abeille en train de se noyer dans un seau d’eau où elle était tombée. Avec un brin d’herbe je la sors de là et la dépose sur le dallage au soleil où elle titube, hagarde mais sauvée. Je ne m’attends pas à ce qu’elle me soit reconnaissante, comprend-elle seulement ce qui lui arrive, mais je suis content de cette issue. - Eh, tu commences à nous bassiner avec tes histoires de sauvetage minuscule, de toute façon elle n’avait sans doute plus que quelques jours à vivre, peut-être seulement quelques heures, alors pourquoi ? - Parce que. - Mais… - Y a pas de mais.
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