dimanche 11 janvier 2026

Paris 2

Le mardi 6 au matin nous descendîmes d’abord, par des escaliers situés au bout de la rue, jusqu’à l’église Saint-Germain de Charonne. Elle est décorée d’un bel ensemble de vitraux dont un seul, celui représentant le saint patron, porte la signature de l’artiste, P(auline) Peugniez, et la date de 1950. Puis nous prîmes le métro à la Porte de B pour nous rendre au Kremlin-B où je devais, raison du voyage, participer à l’enregistrement d’une émission télévisée d’une heure, consacrée au penseur colombien Nicolás Gómez Dávila. Auparavant nous déjeunâmes, pour ma part d’une planche de charcuterie et de fromage, à la brasserie la Comète, avenue de Fontainebleau, en compagnie de Michaël R, auteur d’une thèse sur l’écrivain et invité principal de l’émission, Pierre-Marie S, son éditeur, et Olivier P, bibliophile davilien. Olivier nous confia que d'après ses investigations, le jeune Dávila, vivant alors avec ses parents à Paris, aurait résidé au 9 rue du Boccador, dans le huitième arrondissement, en 1926, et au 2 rue Greuze, dans le seizième, en 1931. En début d’après-midi nous rejoignîmes au studio l’animateur, Rémi S. Un troisième invité de l’émission, Juan A, n’ayant pu venir, fut remplacé au pied levé par Pierre-Marie S. L’enregistrement, réalisé dans les conditions du direct, se déroula sans incident, mais l’émission ne sera diffusée que dans quelques mois. Ne pouvant guère en juger, je me demande un peu de quoi nous avions l’air, mais il me parait certain que le plus à l’aise d’entre nous était le fringant animateur. Cette mission remplie, je regagnai Paris avec ma camarade. Nous nous rendîmes au sud-est du Père-L pour rencontrer mon correspondant Stéphane G, auteur de trois Lettres documentaires, et son épouse Nellie, qui nous régalèrent eux aussi d’une galette. Il y avait dans la pièce quantité de livres, parmi lesquels je repérai un gisement de Marc-Edouard N et un de Renaud C. Le soir nous rejoignîmes dans un bar du boulevard de Ménilmontant l’ami Carnif L, avec qui nous allâmes dîner dans la crêperie Brocéliande, rue de la Roquette. Carnif m’offrit un recueil d’Ecrits sur la nature, de Ramuz. Le restaurateur, un Bengali basané, n’avait certes pas le type breton mais sa cuisine était potable. Pour moi une crêpe au jambon, une à l’oeuf et une boule de glace au chocolat. Dans les rues la neige commençait à fondre.

3 commentaires:

  1. Sur quelle chaîne tv pourrons-nous voir cette émission?

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    2. TV Libertés, émission de Rémi Soulié, Les idées à l'endroit.

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