dimanche 15 février 2026

chèques

    Après avoir annoncé (le 7 novembre 2022) que je renonçais à un projet de longue date (publier une liste des chèques que j’avais émis pendant une période donnée) je viens finalement de réaliser cette idée, en limitant l’opération à la durée d’un an (l’année 2025), c'est bien assez. Dans cet autoportrait en banal consommateur, je donne une information minimale, tenant sur une ligne pour chaque chèque : la date, la somme en euros, le bénéficiaire, le lieu. La plupart des noms de ville sont abrégés : il s’agit d'Aulnay (de Saintonge), Beauvoir (sur Niort), Brioux (sur Boutonne), Mauzé (sur le Mignon), Saint-Jean (d’Angély), Villeneuve (la Comtesse). La plupart des achats sont de simples achats de survie, afin de remplir mon frigo et de faire le plein d’essence. Dans les rares autres cas, quand je m’en souvenais, j’ai donné une précision. Comme l’ensemble gardait une dimension raisonnable, j’en ai fait ma Lettre documentaire n° 535.

Lettre documentaire 535

CHÈQUES DE 2025

Liste des 84 chèques postaux émis en l’an 2025
par Philippe Billé

07 janvier 2025 : 71,60 (Essence, St-Jean).
15 janvier 2025 : 44,51 (Leclerc, St-Jean).
22 janvier 2025 : 45,29 (Leclerc, St-Jean).
25 janvier 2025 : 24,06 (Leclerc, St-Jean).
25 janvier 2025 : 26,98 (Gamm Vert, St-Jean).
29 janvier 2025 : 27,58 (Intermarché, Beauvoir).

05 février 2025 : 48,02 (Intermarché, St-Jean).
10 février 2025 : 60,10 (Essence, St-Jean).
10 février 2025 : 33,45 (Leclerc, St-Jean).
14 février 2025 : 17,21 (Auchan, Biganos).
20 février 2025 : 41,31 (Intermarché, Beauvoir).
26 février 2025 : 37,03 (Intermarché, St-Jean).
26 février 2025 : 73,63 (Essence, St-Jean).

04 mars 2025 : 28,73 (Intermarché, St-Jean).
08 mars 2025 : 22,06 (Intermarché, Beauvoir).
12 mars 2025 : 24,00 (Intermarché, Beauvoir).
14 mars 2025 : 18,82 (Leclerc, St-Jean).
20 mars 2025 : 50,24 (Essence, St-Jean).
24 mars 2025 : 34,57 (Auchan, Biganos).
27 mars 2025 : 41,59 (Intermarché, Beauvoir).
29 mars 2025 : 57,01 (Essence, St-Jean).

03 avril 2025 : 23,46 (Bricomarché, St-Jean,
pour un verre de sous-verre et une bâche).
03 avril 2025 : 25,51 (Leclerc, St-Jean).
07 avril 2025 : 55,29 (Leclerc, St-Jean).
07 avril 2025 : 21,99 (Gamm Vert, St-Jean,
pour un sécateur Bahco, mes préférés).
16 avril 2025 : 28,68 (Intermarché, Beauvoir).
22 avril 2025 : 60,80 (Leclerc, St-Jean).
28 avril 2025 : 48,25 (Leclerc, St-Jean).

03 mai 2025 : 40,41 (Intermarché, St-Jean).
07 mai 2025 : 36,47 (Intermarché, Mauzé).
10 mai 2025 : 64,50 (Essence, St-Jean).
10 mai 2025 : 12,42 (Leclerc, St-Jean).
13 mai 2025 : 31,66 (Leclerc, St-Jean).
23 mai 2025 : 38,95 (Intermarché, St-Jean).
30 mai 2025 : 41,66 (Leclerc, St-Jean).

02 juin 2025 : 62,31 (Essence, St-Jean).
06 juin 2025 : 37,82 (Leclerc, St-Jean).
06 juin 2025 : 233,78 (Bâti Innov, St-Jean,
acompte pour une fenêtre à double vitrage).
11 juin 2025 : 39,51 (Intermarché, St-Jean).
28 juin 2025 : 56,36 (Essence, St-Jean).
28 juin 2025 : 32,39 (Leclerc, St-Jean).

04 juillet 2025 : 16,42 (Intermarché, St-Jean)
06 juillet 2025 : 22,00 (Intermarché, Beauvoir)
15 juillet 2025 : 59,37 (Essence, St-Jean).
15 juillet 2025 : 30,88 (Leclerc, St-Jean).
20 juillet 2025 : 28,80 (Intermarché, Beauvoir).
21 juillet 2025 : 27,58 (Bricomarché, St-Jean,
dalles de ciment pour border un carré de potager).
30 juillet 2025 : 59,34 (Essence, St-Jean).
30 juillet 2025 : 18,45 (Leclerc, St-Jean).
31 juillet 2025 : 545,47 (Bâti Innov, St-Jean,
solde du prix de ma fenêtre à double vitrage).

04 août 2025 : 44,73 (Intermarché, St-Jean).
18 août 2025 : 147,12 (Garage Roy, Villeneuve,
vidange annuelle de ma voiture automobile).
19 août 2025 : 46,32 (Leclerc, St-Jean).
22 août 2025 : 11,57 (Intermarché, Aulnay).
26 août 2025 : 16,41 (Intermarché, St-Jean).
26 août 2025 : 59,40 (Essence, St-Jean).

05 septembre 2025 : 41,23 (Leclerc, St-Jean).
13 septembre 2025 : 66,60 (Essence, St-Jean).
13 septembre 2025 : 45,47 (Leclerc, St-Jean).
17 septembre 2025 : 37,48 (Intermarché, St-Jean).
23 septembre 2025 : 17,49 (Intermarché, Beauvoir).
28 septembre 2025 : 22,78 (Intermarché, Beauvoir).

01 octobre 2025 : 11,31 (Intermarché, St-Jean).
05 octobre 2025 : 16,35 (Intermarché, Beauvoir).
07 octobre 2025 : 74,00 (Dillerin, Croix-Comtesse,
pour le ramonage annuel de mon poêle à bois).
09 octobre 2025 : 29,37 (Intermarché, Brioux).
13 octobre 2025 : 27,86 (Simply Contact, Niort).
16 octobre 2025 : 66,97 (Essence, St-Jean).
21 octobre 2025 : 22,51 (Intermarché, Surgères).
28 octobre 2025 : 38,18 (Intermarché, Beauvoir).

06 novembre 2025 : 46,44 (Leclerc, St-Jean).
08 novembre 2025 : 61,97 (Essence, St-Jean).
19 novembre 2025 : 42,60 (Aldi, Surgères).
24 novembre 2025 : 60,86 (Essence, St-Jean).
24 novembre 2025 : 47,06 (Leclerc, St-Jean).
29 novembre 2025 : 19,33 (Intermarché, St-Jean).

02 décembre 2025 : 17,58 (Leclerc, Surgères).
05 décembre 2025 : 13,71 (Intermarché, Beauvoir).
12 décembre 2025 : 28,00 (Leclerc, St-Jean).
19 décembre 2025 : 22,61 (Intermarché, St-Jean).
20 décembre 2025 : 22,00 (Librairie des Halles, Niort,
un livre pour offrir à mon aide de camp).
23 décembre 2025 : 71,19 (Essence, St-Jean).
23 décembre 2025 : 17,96 (Intermarché, St-Jean).
26 décembre 2025 : 21,06 (Leclerc, St-Jean).

samedi 14 février 2026

coïncidence

    Never complain je veux bien, mais à quoi bon never explain ? Il n’est pas mauvais d’expliquer, tout au moins d’exposer. Par exemple cette vieille histoire drôle, avant que je l’oublie. Longtemps la légendaire Lettre documentaire ne fut qu’un chétif bulletin, photocopié sur un coin de table et distribué sous le manteau, à quelques obscurs fidèles. Sa bonne parole n’avait guère d’audience. Il en fut ainsi jusque vers 2005. Il y eut cependant à cette époque une courte période, dans les années 2000-2001, durant laquelle un site de libertaires lyonnais, à l’enseigne de L’Homme moderne, s’avisa de reproduire en ligne une douzaine de ces belles Lettres documentaires, les disposant ainsi à la vue de tous. Parmi elles il y en avait deux, dans lesquelles l’éditeur traduisait des fragments de littérature étrangère : la Ld n° 332, de septembre 2000, contenant des pensées d’un essayiste colombien jusqu’alors inconnu du public francophone, et deux mois plus tard la n° 338, présentant des extraits d’un recueil d’aphorismes catalans anonymes, datant de la fin du XVe siècle, et lui aussi très inconnu. Or voilà que de son côté un éditeur français a lui aussi découvert au même moment les mêmes textes rares et en a fait des livres, les aphorismes catalans en 2002 et le penseur colombien en 2003. Il y a parfois de ces coïncidences…

vendredi 13 février 2026

ornithologie

Avant-hier après-midi je suis allé assister à un exposé sur les oiseaux du coin, dans un local à la lisière sud de Saint-Jean. Il y avait une trentaine de personnes, la plupart âgées. D’après la jeune ornithologue qui officiait, on aurait inventorié plus de 1700 espèces d’animaux et de plantes dans le secteur, dont soixante-dix oiseaux. Elle en a présenté une quinzaine, certains dont la vue et la voix me sont déjà familières (merle, rouge-gorge, grive musicienne, pinson, verdier, mésanges…), d’autres parait-il communes mais que je ne connais pratiquement que de nom (pipit farlouse, alouette des champs, accenteur mouchet, grive mauvis, tarins…). J’en ai retenu, comme je l’avais déjà plus ou moins remarqué, qu’à part les sons typiques, surtout les cris et les chants printaniers des mâles, les oiseaux émettent aussi divers petits cris de contact ou d’alerte, plus difficiles à distinguer. La séquence proprement didactique était suivie d’une séquence ludique pas très à mon goût, dont l’ennui fut sauvé du fait qu’on pouvait manger du broyé et boire du jus de pomme. Il était prévu que l’on sorte ensuite prospecter aux alentours, mais la pluie continuelle nous l’a interdit. La campagne est gorgée d’eau, les fossés sont pleins, les champs inondés, les rivières débordent. C’est l’hiver charentais habituel, le moment de remplir les bassines.

mercredi 11 février 2026

ntm

    Le mauvais signe n’est pas qu’un duo de crétins ait eu le mauvais goût de se dénommer NTM, vers la fin du siècle dernier. Le mauvais signe est que ces abrutis n’aient pas été immédiatement lynchés.

mardi 10 février 2026

humanichéisme

    Un certain manichéisme tend à exclure de toute discussion toute personne sur qui on a pu coller une étiquette infamante. Les grands classiques, raciste et antisémite, dominent l’arsenal des injures bien-pensantes : xénophobe, islamophobe, réactionnaire, anti-communiste, facho, sexiste, homophobe, transphobe, grossophobe, complotiste, etc, il s’en crée régulièrement de nouvelles. Le monde est ainsi divisé en deux : les bons, avec qui on peut discuter, et les méchants, avec qui on est dispensé de cet effort, il suffit de les insulter. Pour ma part, il m’arrive de me trouver d’accord avec quelqu’un avec qui je suis généralement en désaccord, ou au contraire en désaccord avec quelqu’un avec qui je suis généralement d’accord. Je ne connais personne dont je puisse dire que je partage ou que je rejette à cent pour cent les idées ou les goûts. Mon point de vue se résume en cette parabole, faisant appel au grand-méchant über alles : S’il pleut et si Hitler dit qu’il pleut, faut-il dire le contraire ?

lundi 9 février 2026

razzia

    Hier soir j’ai essayé de regarder Razzia sur la chnouf, de Henri Decoin (1955), qui était dispo sur Arte. Je n’ai pas réussi à m’y intéresser, j’ai abandonné à la 38e minute. D.

dimanche 8 février 2026

états

    Sur la cinquantaine des Etats-Unis d’Amérique, il en est trois dont le nom a une prononciation déconcertante pour les non-anglophones, peut-être même pour les anglophones non-américains. Ce sont l’Arkansas (prononcé Arkansa), l’Illinois (prononcé Illinoï), et le Missouri (prononcé Misôri). Il y a dans les trois cas un s écrit mais non dit.

samedi 7 février 2026

loisirs

    Si je n’avais que ça à faire, je créerais peut-être un Cercle féministe Ghislaine Maxwell, pour me divertir.

vendredi 6 février 2026

herméneutique

    La bonne littérature, c’est quand on écrit des trucs intéressants, en faisant zéro faute.

jeudi 5 février 2026

château

    Cette nuit j’ai rêvé que je rencontrais Renaud Camus, peut-être chez lui, dans un vaste couloir encombré de gens. Je l’abordai car je voulais lui raconter une anecdote, qui pensais-je l’intéresserait, à propos d’une certaine ville. Mais au moment de parler je balbutiai, incapable soudain de me souvenir du fait, ou seulement du nom de la ville. Puis le maître s’éloigna, me laissant seul parmi les inconnus qui continuaient d’aller et venir. Je me disais qu’une fois de plus je n’avais guère brillé par mon talent relationnel. Je relie ce rêve maussade au fait qu’hier soir, feuilletant la toile avant de m’endormir, je m’étais attardé à lire des commentaires au sujet d’une énième polémique touchant cet écrivain, après la parution d’une biographie à charge. Parmi les propos tendus, un anglophone se contentait de lâcher cette courte phrase : He has a cool château. Ce cool château m’avait ravi, c’était un brin de sérénité au milieu de l’orage…

mardi 3 février 2026

datation 2

Comment dater un livre sans date ? 2/2 : Une étude de cas.                     Considérons par exemple la Notícia do Brasil, belle description du pays rédigée vers 1587 par un savant colon, Gabriel Soares de Sousa. Le texte est resté inédit jusqu’au dix-neuvième siècle et a connu depuis lors quelques éditions. L’une d’elles, sans date, a été publiée en deux volumes à São Paulo par la Livraria Martins. Le Sudoc (catalogue collectif des bibliothèques universitaires françaises) se contente de noter que ce livre est sans date [s. d.]. Dans leurs catalogues, la Bibliothèque nationale de France le date de circa 1938, la Biblioteca Nacional brésilienne de [1945?], la Library of Congress américaine de [1945]. Il est absent de la British Library (No records found) et de la Deutsche National Bibliothek (Ihre Suchanfrage ergab leider keine Treffer). En examinant de plus près le premier volume, contenant la première partie de l’ouvrage et le début de la seconde, plus longue, je constate qu’il n’y a en effet nulle part aucune date d’édition. Je remarque cependant qu’en frontispice de chacune des deux parties, on a fait figurer un grand dessin pleine page, comportant en bas à droite une discrète signature située et datée : pages 57 (José Heitgen, Rio 1939) et 243 (J Heitgen, Rio 1940). Ces deux millésimes impliquent que le livre n’a pu paraître avant 1940, invalidant ainsi la datation de la BnF. On peut observer par ailleurs que les deux volumes comportent sur la couverture arrière un catalogue de la collection, la Biblioteca histórica brasileira, dans laquelle a paru le livre, dont il est le numéro 16. Ce catalogue n’indique que les titres et les auteurs des livres, sans date, mais en consultant le Sudoc on constate que les onze premiers numéros ont paru à des dates avérées ou supposées s’étalant progressivement de 1940 à 1945, ce qui fait de cette dernière la probable année de cette édition.

lundi 2 février 2026

datation 1

    Comment dater un livre sans date ? 1/2 : Principes généraux.
    Dans le meilleur des cas l’année de publication d’un livre figure sur la page de titre, avec les autres informations de base : titre de l’ouvrage, nom de l’auteur, maison d’édition. La date peut aussi être indiquée sur une autre des pages liminaires, précédant ou suivant la page de titre. Au lieu de la date d’édition, on trouve parfois mentionnée l’année du copyright, qui peut différer : cela peut être la date où l’ouvrage a été déclaré auprès de quelque autorité, avant d’être réellement publié, cela peut aussi être l'année de la première édition et ne plus correspondre aux rééditions, aux adaptations ou aux traductions. On trouve aussi parfois, généralement en dernière page, un «achevé d’imprimer» indiquant l’année d’impression. Certains ouvrages contiennent le millésime des trois dates (d’édition, de copyright, et d’impression), certains seulement deux, certains un seul. Ces trois dates sont censées coïncider mais il arrive qu’elles diffèrent, comme on a vu pour la date de copyright. Il peut aussi y avoir discordance entre la date d’édition affichée et la date d’impression, dans ces deux cas : quand un livre est imprimé en toute fin d’année et que l’éditeur veut lui donner un air plus neuf en le déclarant de l’année suivante, au début de laquelle il sera en effet mis en vente ; quand un livre est déclaré de l’année où il a en effet été conçu, mais les choses trainant, il finit par n’être imprimé qu’en début d’année suivante. Dans ces cas la date d’impression, étant la date du début de l’existence réelle du livre, doit primer. Il arrive rarement mais il arrive, que l’éditeur n’ait daté son livre que sur la couverture, laquelle pour le bibliographe n’est qu’un emballage ne faisant pas vraiment partie du livre, mais enfin si la date ne se trouve que là, c’est là qu’il faut la prendre. Il arrive aussi qu’un livre ne soit pas du tout daté, ou du moins qu’aucune date n’apparaisse là où elle devrait, c’est à dire dans les premières pages, dans les dernières, ou en couverture. On peut alors chercher à travers l’ouvrage des indices chronologiques moins évidents, mais utiles. Il arrive par exemple qu’un millésime apparaisse en fin de texte ou en fin de préface, ou que figure quelque part une liste des autres ouvrages de l’auteur avec leur année de parution : on sait alors que l’édition date au plus tôt des années indiquées. On peut aussi lire le livre entier à la recherche d’indices, si on en a le temps, mais c’est sans garantie de succès : certains livres sont vraiment sans date. Leur aspect général ne peut donner qu’une idée de la décennie, de la période, du siècle où ils ont paru…

dimanche 1 février 2026

plantes

Lettre documentaire 534

MES LIVRES DE BOTANIQUE

poème-liste de leurs titres et dates
sans autres mentions

A la découverte des champignons, 1996.
L’ABC des plantes, guide pratique de phytothérapie, 1997.
Arbres, 1990.
Les Arbres, arbustes et arbrisseaux forestiers, 1913.
Arbres, Carnet de dessins, 2002.
Arbres et arbustes à feuilles persistantes, 2001.
Arbustes, arbrisseaux et lianes d’Europe occidentale, 1983.
Arbustes d’ornement, 1990.
Champignons d’Europe occidentale, 1992.
Fleurs et plantes des champs, 1994.
Fleurs sauvages, 1989.
La Flore d’Europe occidentale, 1991.
Forêts charentaises, 2001.
Fruits, 1990.
Guide de dendrologie, 1996.
Guide des graminées, carex, joncs et fougères, 1991.
Hablemos de árboles, 1961.
Légumes, 1990.
Madeira : plantas e flores, 1995.
Plantes à bulbes, 1997.
Plantes aromatiques et condimentaires, 1990.
Plantes d’intérieur, 1990.
Plantes de rocaille, 1984.
Plantes du bord de l’eau et des prairies, 1990.
Plantes grimpantes, 1990.
Plantes médicinales, 1983.
Plantes vivaces, 1998.
SOS Plantes : Jardin d’ornement, 1990.
Trees : an illustrated identifier and encyclopedia, 2003.
The Trees of Britain and Northern Europe, 1991.
Wild flowers, 1996.

samedi 31 janvier 2026

précisions

    Un lecteur mécontent m’accable de reproches et de sarcasmes, à propos de ma note du 24 janvier sur une vidéo d’activiste non binaire. J’apporterai ici quelques précisions sur le sujet, si cela peut intéresser. Tout d’abord j’admets que le choix de cette vidéo était discutable, car il en existe de bien plus virulentes. Dans celle-ci l’androgyne est plus ridicule que méchant, mais je l’ai choisie parce que ce qui m’importait surtout était la remontrance qu’une amie avait formulée en commentaire : Tu ne peux pas tout simplement fermer les yeux au lieu de nous infliger ça?! Cette déclaration m’importait à la fois en raison des rapports de tension personnelle qui existaient entre cette amie et moi, et qui ne regardent que nous, et en raison de la valeur idéologique de cette exhortation à fermer les yeux, typique d’un certain état d’esprit répandu aujourd’hui, à savoir la cécité volontaire, qui est la plus absolue : il importe de ne surtout pas voir ce qui pourtant crève les yeux, dans certains domaines. Je ferai remarquer d’ailleurs que mon interlocutrice semblait elle aussi trouver la vidéo ridicule, elle ne me reprochait pas de la désapprouver, elle me reprochait simplement mon impudeur à la montrer. Mon lecteur mécontent, et indélicat, m’accuse d’être « obsédé par ceux qui sont obsédés par les pronoms ». Je ne vois pas bien sur quoi il se base pour m’attribuer une telle obsession, alors que c’est un sujet que je n’aborde pratiquement jamais. Le reproche tombe d’autant plus mal qu’il arrive quelques semaines seulement après que j’eus publié dans ce même journal un vibrant éloge de Noël Santon, garçonne notoire, dont l’ambiguïté ne m’a pas empêché d’apprécier la qualité de ses écrits, que j’ai découverts et étudiés avec joie. Mon point de vue sur les androgynes est le même que sur les invertis : qu’on les laisse vivre et qu’on leur foute la paix, mais que de grâce eux aussi foutent la paix au reste du monde. Si un gorille bien velu veut se sentir ou se dire femme simplement parce qu’il a mis une jupe et des bas, ma foi, si ça l’amuse, grand bien lui fasse, mais qu’il ne me demande pas de le croire sur parole. C’est avec ce genre d’entourloupe que des fanatiques prétendent qu’il existe des hommes à vagin et des femmes à pénis. Le bât blesse au moment où ces militants réclament, voire obtiennent, sur simple déclaration de changement de sexe, le droit, s’ils doivent être incarcérés, de l’être dans une prison pour femmes, ou le droit de participer aux compétitions sportives féminines, qu’ils remportent systématiquement. Enfin mon lecteur mécontent élabore une théorie complotiste fumeuse, selon laquelle les vilains fascistes très très méchants qui dominent le monde font exprès de diffuser ces vidéos d’affolés aux cheveux mauves, afin que les demeurés comme moi les détestent, et que le monde soit en proie à la discorde. Bon, nous en resterons là pour aujourd’hui, il faut que j’aille prendre l’air.

vendredi 30 janvier 2026

verbier

    Mes néomots de ces derniers temps : inconnudité, survivoter, étableau.

jeudi 29 janvier 2026

Louis S

    Souvenirs de Louis S. Longtemps j’ai ignoré qu’il se prénommait Louis. Pour moi, c’était Monsieur S. Il habitait avec sa famille derrière leur étable, laquelle donnait sur la rue, presque en face de chez mes grands-parents. Enfant, on m’y a envoyé parfois chercher le lait. J’aimais beaucoup l’ambiance des vaches, l’odeur énorme, les hirondelles nichant là. Un jour que nous étions en vacances dans ce village, Monsieur S, Dieu sait où, a passé sa main dans le grain qu’une machine moulait, et s’est coupé deux doigts. Mon père l’a conduit d’urgence à l’hôpital. Je les accompagnais. Je ne m’en souviens guère mais j’ai retenu la leçon, que même quelqu’un d’avisé comme lui pouvait commettre une lourde erreur. C’était un petit homme sec au visage buriné, au regard vif. J’ai refait sa connaissance quand je me suis installé au village, après des années d’absence. Il me tutoyait, m’ayant connu enfant, et m’a proposé d’en faire de même avec lui, mais je n’ai jamais pu m’y résoudre. Dans les premiers temps il m’a donné des informations de base : que le supermarché le plus proche était l’Inter de Beauvoir, à treize kilomètres, et que sur les hauteurs au nord du village se trouvait la carrière, c’est à dire le dépotoir, il n’y avait pas encore de déchetterie. Il m’a aussi parlé de la grange dite du pendu, isolée au milieu des champs. Je crois que c’est lui qui se chargeait de monter de temps en temps sur le toit de chez ma grand-mère pour remettre les tuiles en place. On a causé de ce problème des fuites quand j’ai repris la maison, avant que je fasse refaire la toiture. Il essayait de minimiser en plaisantant : Ah, tant qu’il pleut pas dans le lit… Il m’a donné quelques bons conseils, comme de me servir d’un tournevis pour enlever la peinture écaillée des vieux volets, ou de couper toutes les tiges sauf une, d’un prunier qui poussait en bouquet : Tu verras comme il va profiter, m’avait-il dit, et ce fut bien le cas. Il disait D’autre fois, pour Autrefois, et au début j’ai cru que c’était par erreur, puis j’ai entendu un autre gars du coin dire de même, puis j’ai trouvé l’expression telle quelle dans un texte du XVIIIe siècle, signe que c’était une tournure ancienne. Une fois, à propos des misères subies par je ne sais plus quel animal, il m’avait dit en souriant : O l’est des bêtes comme les chrétiens… Qu'était-ce à dire ? Qu’il en est des bêtes comme des chrétiens, c’est à dire des humains, tous susceptibles de souffrir ? Il a dû me prendre pour un rigolo, la fois où je lui ai naïvement offert des pommes de mon jardin, qui n’étaient pas mûres. Ou bien des petits oignons à planter, dont j’avais acheté un stock excessif. Il les a regardés d’un air perplexe, puis a dit : Eh ben, on va les mett dans la terre. Quand il a abandonné le chauffage au bois, il m’a donné tous les fagots qui lui restaient. Ils contenaient de tout, même des petites tiges de lierre sec, c’était une leçon d’économie. Quand il a pris sa retraite, il était parfois désoeuvré, je le trouvais assis dans sa cuisine. Il a vendu son étable et devait faire le tour par l’impasse pour aller au courrier. Je pensais peut-être à tort que ça devait l’ennuyer, et qu’à sa place j’aurais préféré conserver l’étable juste pour avoir le plaisir de couper à travers elle pour aller dans la rue. A la fin c’est là que je le voyais le plus souvent, quand il venait aux boites à lettres, en face de ma fenêtre de cuisine. Il marchait de plus en plus difficilement. Une fois je m’étais trouvé le suivre en voiture sur la route de Loulay pour aller au marché du vendredi matin, et je voyais la sienne zigzaguer. Puis il a cessé de conduire. Quand il m’arrivait de lui poser machinalement la question qu’on ne devrait pas trop poser aux vieux, Comment allez-vous ? il répondait : On s’en va du mauvais côté… Je ne sais plus quand il est mort, si j’habitais déjà là en permanence, mais j’ai pu aller à son enterrement. On ne se connaissait pas plus que ça, on n’était pas très liés, mais sa mort m’a terriblement peiné. Il était de Saint-Martial, je pense à lui chaque fois que j’aperçois au loin l’église de Saint-Martial éclairée, les soirs d’été.

mardi 27 janvier 2026

révolution

    En relisant un peu Gomez Davila dernièrement, je suis retombé sur cette pensée brévissime, je traduis : Inutile, comme une révolution (dans ses Escolios II, 1977, p 126). Et sur cette autre, qui en est un développement : Les progrès sociaux ne proviennent pas de fortes secousses, mais de légères poussées (ibidem, p 357). J’ai retrouvé aussi une déclaration de Marguerite Yourcenar sur le même thème, dans ses entretiens avec Matthieu Galey : Je n’idolâtre pas les révolutions … Ce sont les réformes et non les révolutions, qui améliorent le monde (Les yeux ouverts, 1980). Je suis assez d’accord avec cette prudence réformiste. Les révolutions n’ont si souvent été, comme le pavé de l’ours dans la fable de La Fontaine, que des remèdes pires que le mal.

lundi 26 janvier 2026

Ramuz

    Dans le recueil d’Ecrits sur la nature, de C F Ramuz (Editions La Guêpine, Loches, 2021) je remarque un passage de son Journal, curieusement daté de 4-31 décembre 1899 (p 20-21) où l’on peut lire ce développement. L’auteur évoque d’abord les « extases multipliées » des poètes devant la nature, qu’ils voient de loin « bonne autant que belle, rose, ingénue et gentille … un merveilleux spectacle. » Je constate aujourd’hui que ce point de vue est largement celui du grand public et non seulement des poètes. Ramuz observe ensuite que les rapports entre les êtres naturels ne sont pas si jolis que ça, vus de plus près : « la vie de l’un s’entretient de la vie de l’autre », c’est l’entre-dévoration générale. Puis il en donne quelques exemples, avant d’en tirer cette drôle de conclusion : « Admirez la lutte immense des êtres et des choses … Et surtout pas de vaine pitié pour les vaincus. Leur sort est de se soumettre et de souffrir sans se plaindre … C’est leur admirable grandeur. Que l’homme les prenne pour exemple… » Là, j’ai du mal à le suivre.

dimanche 25 janvier 2026

getaway

    L’autre soir j’ai regardé The getaway (Guet-apens) de Sam Peckinpah (1972) qui était disponible sur Youtube en version originale. Je ne maitrise pas assez bien l’anglais parlé pour comprendre tous les dialogues mais j’avais lu un résumé dans Wiki. J’avais déjà vu ce film dans ma jeunesse mais n’en gardais aucun souvenir. J’ai trouvé cela distrayant mais pas terrible. Steve McQueen fait toujours plaisir à voir. Ali MacGraw est jolie fille mais pas très crédible dans ce rôle. Al Lettieri par contre a bien la gueule de brute de l’emploi. Ce genre d’histoire est troublant parce qu’on a toujours spontanément envie ou besoin de soutenir les protagonistes, en l’occurrence le couple McQueen-MacGraw, or ce ne sont pas des personnages reluisants. Ce sont même plutôt des ordures, comme le suggère pesamment la scène où ils sont emportés dans un camion-benne et jetés dans une décharge. Ce qui m’a peut-être le plus fasciné, c’était de revoir ce monde pas si lointain mais déjà si différent, où l’on vivait encore sans ordi, sans smartphone, où l’on conduisait sans ceinture…

samedi 24 janvier 2026

voir

    Un beau jour, il y a de ça un peu plus d’un an, je me suis amusé à retransmettre sur un réseau, comme il m’arrive parfois, une de ces petites vidéos militantes qui circulent sur le net. On y voyait une espèce d’être interlope, dûment fardé, épilé, tressé, tatoué, teinté et percé, expliquer en roulant des yeux les règles qu’il ou elle avait inventées pour permettre de s’adresser à une personne non binaire sans risquer de la mégenrer. Oui, car nous en sommes maintenant au point où il y a dans la population un pourcentage significatif de jobards pour qui c’est là un sujet de préoccupation. Une de mes correspondantes, humaniste mais susceptible, et qui en ce temps-là daignait encore m’adresser la parole, parfois même aimablement, avait été choquée de ce partage et m’avait envoyé cette remontrance : Tu ne peux pas tout simplement fermer les yeux au lieu de nous infliger ça?! Eh bien non, Irena, je ne peux pas, je ne veux pas fermer les yeux et faire comme si je ne voyais pas. Sans doute suis-je resté marqué par les leçons reçues dans ma jeunesse. Celle par exemple des situs, pour qui il fallait, n’est-ce pas, Rendre la honte plus honteuse encore en la livrant à la publicité. Ou celle de Jean-Jacques : J’ai vu les moeurs de mon temps, et j’ai publié ces Lettres…

vendredi 23 janvier 2026

outil

    Lors d’une des deux plantations de haie auxquelles j’ai participé le mois dernier, j’ai côtoyé un homme peu causant, qui s’est avéré être un citoyen allemand. S’appelait-il Thomas ? Il se servait d’un outil comme je n’en avais jamais vu, qui se maniait d’une seule main. Le manche était long d’une quarantaine de centimètres. Le fer avait d’un côté une forme de binette carrée, mais un peu plus longue, moins large et plus épaisse qu’une binette normale. En frappant le sol il s’y enfonçait facilement, et en le retirant vers soi il évacuait la terre, de sorte qu’un trou de plantation propre était plus vite réalisé qu’avec nos petites pelles métalliques. De l’autre côté, le fer aplati et carré servait comme un marteau, commode pour enfoncer les tuteurs. A un moment, j’ai demandé à ce compagnon si son bon instrument était français ou allemand. Ni l’un ni l’autre, m’apprit-il, c’était un outil japonais…
    (PS. Un copain s'est demandé si l'outil décrit n'était pas tout simplement une herminette. Puis une amie a trouvé la référence d'une petite houe japonaise, qui semble en effet correspondre à l'usage.)

jeudi 22 janvier 2026

papaye

    Je n’ai jamais su si c’est pour quelque raison, ou par une drôle de coïncidence, que le mot papaye peut se traduire en portugais par ces deux synonymes : papaia et mamão. Pour comble de bizarrerie, papaia est féminin, mamão masculin…

mercredi 21 janvier 2026

métro

    Ce conseil entendu dans le métro, diffusé par les hauts-parleurs : Attention à la marche en descendant du train. Il était aussi formulé en langues étrangères : Please mind the gap between the train and the platform, Cuidado con el espacio entre el vagón y el andén, etc. J’aimais bien cet exotisme, mais seule la version française donnait un parfait alexandrin.

lundi 19 janvier 2026

second

    Le principe selon lequel il faudrait n’employer le mot « deuxième » que dans une énumération allant au-delà de deux éléments, et « second » lorsque l’énumération s’arrête à deux, n’est qu’une superstition lexicale. L’Académie estime que l’on n’a pas à s’y plier. Je suis du même avis.

dimanche 18 janvier 2026

démence

    Selon Marianne, citant un récent rapport du service médical de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii), «Malgré la saturation de son système de soins, la France demeure le seul pays au monde à proposer une prise en charge médicale des étrangers malades, assortie d’un titre de séjour. Le motif psychiatrique figure aujourd’hui parmi les arguments les plus fréquemment invoqués pour obtenir un suivi et une régularisation administrative.» Plus que jamais, donc, la France est une terre d’asile psychiatrique.

samedi 17 janvier 2026

vendredi 16 janvier 2026

Texier

Il fut un temps dans ma jeunesse où, quand j’allais rendre visite à ma grand-mère à la Croix-Comtesse, elle me donnait des articles qu’elle avait découpés pour moi dans L’Angérien libre. C’étaient des extraits de l’Inventaire archéologique de l’arrondissement de Saint-Jean d’Angély, par le docteur Jean Texier, qui paraissaient alors en feuilleton dans cet hebdo local. Maintenant revenu habiter au pays, j’entends régulièrement citer cet Inventaire comme un ouvrage de référence sur le patrimoine de la contrée. En me renseignant j’ai appris que Jean Texier (1879-1953) natif de Varaize, était médecin à Saint-Jean d’Angély, qu’il avait eu un cabinet de consultation dans la rue Rose, qu’il avait été en 1923 un des fondateurs de la Société d’archéologie de Saint-Jean, dont il était par la suite devenu le président, qu’il avait aussi eu des responsabilités dans d’autres sociétés savantes, qu’il avait été médecin-chef de l’hôpital et maire-adjoint de la ville, où il s’était occupé notamment des monuments historiques, et qu’il fut propriétaire du château de Dampierre sur Boutonne. Son bon Inventaire n’a été publié qu’après sa mort par l’imprimerie Brisson, en onze fascicules parus de 1963 à 1982, auxquels s’est ajouté en 1995 un douzième, l’Index des noms de famille cités dans l’oeuvre. L’inventaire est doté d’un long sous-titre (Ses monuments, ses vieilles églises, ses anciennes demeures et ceux qui les ont habitées) qui fait penser aux Vieilles maisons, vieux papiers, de G Lenotre. Ces fascicules sont de modestes livrettes, de format à peu près A5, épaisses de 24 à 69 pages, en moyenne une quarantaine. Elles contiennent principalement des descriptions de bâtiments, parfois d’arides généalogies de propriétaires de châteaux. L’ordre de publication est d’abord hiérarchique (St-Jean et son canton parce qu’ils sont au centre du périmètre), ensuite alphabétique (cantons d’Aulnay, Loulay, Matha, St-Hilaire, St-Savinien, Tonnay-Boutonne). Il est difficile d’en avoir une vue d’ensemble, car les catalogues des bibliothèques tantôt ne possèdent pas la série complète, tantôt livrent les notices en désordre. C’est pourquoi j’en ai dressé une Table des matières ordonnée, que je publie ce mois-ci pour ma Lettre documentaire n° 533.
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Lettre documentaire 533

TABLE DES MATIERES
pour l’ouvrage du docteur Jean Texier (1879-1953)
INVENTAIRE archéologique de l’arrondissement de Saint-Jean d’Angély : 
ses monuments, ses vieilles églises, ses anciennes demeures et ceux qui les ont habitées
publié dans ladite ville par l’Imprimerie Brisson en 12 fascicules, de 1963 à 1995.

- 1. Saint-Jean d’Angély (1963, 24 p).

- 2. Canton de Saint-Jean d’Angély (1) : Antezant, Asnières, La Benâte, Bignay, La Chapelle-Bâton, Courcelles, Les Eglises d’Argenteuil, Fontenet, Landes (1964, 49 p).

- 3. Canton de Saint-Jean d’Angély (2) : Mazeray, Poursay-Garnaud, Saint-Denis du Pin, Saint-Julien de l’Escap, Saint-Pardoult, Ternant, Varaize, La Vergne, Vervant, Voissay (1966, 56 p).

- 4. Canton d’Aulnay (1) : Aulnay, Blanzay, Cherbonnières, Chives, Contré (1968, 40 p).

- 5. Canton d’Aulnay (2) : Dampierre sur Boutonne, Les Eduts, Fontaine-Chalendray, Le Gicq, Loiré, Néré, Nuaillé, Paillé, Romazières, Saint-Georges de Longuepierre, Saint-Mandé, Saint-Martin de Juillers, Saint-Pierre de Juillers, Saleignes, Salles, Seigné, La Villedieu, Villemorin, Villers-Couture, Vinax (1970, 56 p).

- 6. Canton de Loulay : Bernay, Coivert, Courant, Croix-Comtesse, Doeuil, La Jarrie-Audouin, Loulay, Lozay, Migré, Saint-Félix, Saint-Martial, Saint-Martin de la Coudre, Saint-Pierre de l’Isle, Saint-Séverin, Vergné, Villeneuve la Comtesse, Villenouvelle (1972, 49 p).

- 7. Canton de Matha (1) : Bagnizeau, Ballans, Bazauges, Beauvais sur Matha, Blanzac, Bresdon, Brie sous Matha, La Brousse, Courcerac, Cressé, Gibourne, Gourvilette, Haimps, Louzignac, Massac (1975, 36 p).

- 8. Canton de Matha (2) : Matha, Mons, Neuvicq, Prignac, Saint-Ouen, Siecq, Sonnac, Thors, Les Touches de Périgny (1977, 36 p).

- 9. Canton de Saint-Hilaire de Villefranche : Aujac, Aumagne, Authon, Bercloux, Brizambourg, Ebéon, La Frédière, Juicq, Nantillé, Saint-Hilaire de Villefranche, Sainte-Même (1978, 35 p).

- 10. Canton de Saint-Savinien : Agonnay, Annepont, Archingeay, Bords, Champdolent, Coulonges, Fenioux, Grandjean, Les Nouillers, Saint-Savinien, Taillant, Taillebourg (1981, 69 p).

- 11. Canton de Tonnay-Boutonne : Annezay, Chantemerle, Chervettes, Nachamps, Puyrolland, Saint-Laurent la Barrière, Saint-Loup, Tonnay-Boutonne, Torxé (1982, 42 p).

- 12. Index des noms de famille cités (1995, 49 p).

jeudi 15 janvier 2026

Lands

LANDS
Auckland
Birdland
Cumberland
Deutschland
England
Falkland
Groenland
Highland
Ireland
Jutland
Kirkland
Lakeland
Maryland
Newfoundland
Outland
Portland
Queensland
Rutland
Scotland
Thailand
Uhland
Vinland
Wonderland
Yiddishland
Zeeland

(Poème-liste, avec l'aide de Carnif Low).

mercredi 14 janvier 2026

mardi 13 janvier 2026

Davila

    Il est d'usage en Espagne et dans les pays hispaniques, de doter l’individu de deux noms de famille, le nom paternel suivi du maternel. Quand on veut nommer quelqu’un rapidement, on se limite d’ordinaire au premier, le patronyme. Mais il arrive, si ce premier nom est très commun et donc peu distinctif, que l’on préfère se servir du second. Ainsi dit-on Picasso plutôt que Ruiz (pour Pablo Ruiz Picasso), et Lorca plutôt que García (pour Federico García Lorca). Je crois qu’il en sera, ou qu’il en est déjà de même pour Nicolás Gómez Dávila, que l’on appelle plutôt Dávila que Gómez, quand on veut abréger. D’où vient aussi que l’on utilise l’adjectif davilien.

lundi 12 janvier 2026

Paris 3

Le mercredi 8 : il neigeait de plus belle et nous nous promenâmes. A onze heures nous devions visiter la Sainte-Chapelle, beau bâtiment à l’intérieur saturé de bleu, de rouge et de doré. La partie basse est une étonnante grotte obscure. La partie haute est plus aérienne, plus élancée. J’ai aimé les plafonds peints, avec des étoiles. Il y a là une débauche de vitraux, représentant dit-on plus de mille scènes, la plupart de l’Ancien Testament. Je me suis dit que bizarrement les plus haut placés sont en quelque sorte hors de la vue, impossibles à contempler. Sur le trottoir d’en face j’ai reconnu la silhouette d’une fontaine W. Ayant repassé de l’île de la Cité sur la rive droite, nous déjeunâmes à la brasserie le Sarah B, place du Châtelet, de généreuses parts de quiche. Avec du bon vin chaud, car nous étions transis. De là nous avançâmes jusqu’à l’esplanade du Trocadéro, d’où l’on avait une belle vue sur la Tour E, le Champ de M, et Paris couvert de neige. Je ne sais plus qui j’ai entendu dire que la neige embellissait la ville, ne serait-ce qu’en masquant la saleté des rues. Nous avions ensuite rendez-vous à l’Ecole des Arts Joailliers, boulevard Montmartre, pour y voir de 14 h 30 à 15 heures l’exposition de quelques pierres de la collection de Roger Caillois. Les cailloux à Caillois, de toute beauté. Nous flânâmes ensuite sur le boulevard et dans les passages qui s’y ouvrent, Jouffroy, Verdeau, et des Panoramas. Il y a là de beaux objets mais à des prix abusifs : livres, oeuvres d’art, même un magasin de jolies cannes. J’ai remarqué le nom de l’hôtel Ronceray et me suis demandé s’il avait inspiré celui de Marc Ronceraille, auteur fictif supposément né à St-Jean d’Angély. Le soir, notre hôtesse nous régala d’une copieuse raclette à domicile. Nous avions invité mon correspondant Xavier-Gilles N, qui m’offrit son étude Graphzine graphzone. La conversation fut riche en confidences sur nos histoires, nos idées, nos familles. 
    Fidèle à mon destin d’aimant à livres, je m’en étais fait offrir trois en trois jours. Il était temps de quitter Paris, si je ne voulais en repartir avec une bibliothèque. Nous reprîmes le train ce jeudi à midi.

dimanche 11 janvier 2026

Paris 2

Le mardi 6 au matin nous descendîmes d’abord, par des escaliers situés au bout de la rue, jusqu’à l’église Saint-Germain de Charonne. Elle est décorée d’un bel ensemble de vitraux dont un seul, celui représentant le saint patron, porte la signature de l’artiste, P(auline) Peugniez, et la date de 1950. Puis nous prîmes le métro à la Porte de B pour nous rendre au Kremlin-B où je devais, raison du voyage, participer à l’enregistrement d’une émission télévisée d’une heure, consacrée au penseur colombien Nicolás Gómez Dávila. Auparavant nous déjeunâmes, pour ma part d’une planche de charcuterie et de fromage, à la brasserie la Comète, avenue de Fontainebleau, en compagnie de Michaël R, auteur d’une thèse sur l’écrivain et invité principal de l’émission, Pierre-Marie S, son éditeur, et Olivier P, bibliophile davilien. Olivier nous confia que d'après ses investigations, le jeune Dávila, vivant alors avec ses parents à Paris, aurait résidé au 9 rue du Boccador, dans le huitième arrondissement, en 1926, et au 2 rue Greuze, dans le seizième, en 1931. En début d’après-midi nous rejoignîmes au studio l’animateur, Rémi S. Un troisième invité de l’émission, Juan A, n’ayant pu venir, fut remplacé au pied levé par Pierre-Marie S. L’enregistrement, réalisé dans les conditions du direct, se déroula sans incident, mais l’émission ne sera diffusée que dans quelques mois. Ne pouvant guère en juger, je me demande un peu de quoi nous avions l’air, mais il me parait certain que le plus à l’aise d’entre nous était le fringant animateur. Cette mission remplie, je regagnai Paris avec ma camarade. Nous nous rendîmes au sud-est du Père-L pour rencontrer mon correspondant Stéphane G, auteur de trois Lettres documentaires, et son épouse Nellie, qui nous régalèrent eux aussi d’une galette. Il y avait dans la pièce quantité de livres, parmi lesquels je repérai un gisement de Marc-Edouard N et un de Renaud C. Le soir nous rejoignîmes dans un bar du boulevard de Ménilmontant l’ami Carnif L, avec qui nous allâmes dîner dans la crêperie Brocéliande, rue de la Roquette. Carnif m’offrit un recueil d’Ecrits sur la nature, de Ramuz. Le restaurateur, un Bengali basané, n’avait certes pas le type breton mais sa cuisine était potable. Pour moi une crêpe au jambon, une à l’oeuf et une boule de glace au chocolat. Dans les rues la neige commençait à fondre.

samedi 10 janvier 2026

Paris 1

Court séjour dans la capitale.
    Lundi 5, départ en train de Biganos, avec mon aide de camp. A Bordeaux Saint-J, médiocre service : longue attente debout dans la gare glaciale avant qu’enfin des sièges se libèrent dans les salles d’attente bondées, départ avec quarante minutes de retard. Les hauts-parleurs bredouillaient cet alexandrin lourdaud : Nous nous excusons pour la gêne occasionnée. Nous arrivâmes à Paris avec la neige. Elle tombait à gros flocons dans la rue Saint-H, où nous rendîmes notre première visite à ma correspondante Marie-Claude K. Elle nous reçut en compagnie de son mari Jean-P, de l’ami Patrick C, venu tout exprès de Saint-G, et de Quentin V, le plus jeune d’entre nous. Après avoir partagé une galette de saison, nous remontâmes vers le nord, à petits pas prudents, la rue Saint-D enneigée, jusque chez l’ami Bruno R, qui avait préparé un apéritif. Il m’offrit le volumineux volume de mille pages de ses dessins, publié fin 23 par Stéphane B. En fin d’après-midi nous nous rendîmes chez Florence B, qui nous hébergeait devers la place Gambetta, au-delà du cimetière du Père-L. J’ai remarqué sur cette place le duo des deux grosses majuscules jaunes servant d’enseignes, le M du Métro et celui du Macdo. Dans mon esprit ils faisaient écho aux deux petits cahiers à couverture également jaune, que j’ai portés tout le temps sur moi : le Plan de Paris par arrondissement Gibert Jeune, que l’on m’avait prêté, et le carnet où j’avais noté nos déplacements prévus et les itinéraires en métro. Le soir, dîner dans un restaurant thaïlandais du quartier.

samedi 3 janvier 2026

goudron

Quand j’ai commencé à m’occuper de bois, en Dordogne, j’ai acheté un pot de goudron de Norvège, de la marque Pelton. C’est un goudron de pin qui sert à cicatriser les plaies des arbres. Je n’en avais pas grand besoin, trente ans après le pot n’est toujours pas vide. Je pense que je l’ai acheté non seulement pour l’utilité mais aussi parce que cette belle appellation, goudron de Norvège, portait à la rêverie, et qu’il me plaisait de songer que j’étais maintenant un homme qui, pour certaines de ses activités, devait recourir à cette substance exotique. Des années après, en Charente, je me suis procuré un petit pot de mastic à cicatriser Lhomme-Lefort. C’est un produit phytosanitaire, pour le même usage. Lui aussi j’ai dû l’acheter en partie pour sa bonne mine modeste anachronique. Ces deux pots sont maintenant entreposés dans mon hangar. Récemment André est venu couper des bouts de bois trop gros pour mes scies, entre autres deux grandes branches de mon noyer. Elles ont laissé sur le tronc deux plaies circulaires, larges de bien dix centimètres. Je les ai enduites chacune avec un des deux produits, ils ont l’air toujours bons. On est aussi allé dans les bois. Dans un j’avais juste un bâton à couper, un tronc tombé, que j’avais débarrassé de son lierre et de ses branches, et dont j’avais coupé ce que je pouvais, il n’en restait qu’un gros bâton de trois mètres, de quoi faire six bûches. Dans un autre il y avait un arbre mort bien visible en lisière, à l’intérieur sept que j’avais repérés avec du ruban fluo, et on en a trouvé encore trois autres, en tout onze. Ces arbres morts sur pied mettent souvent des années entre le moment où ils commencent à sécher au faite et celui où ils sont complètement morts jusqu’en bas. Si bien que quand on les coupe, le bois du bas est encore bien dur, mais celui du haut est déjà dégradé. André m’a dit qu’il était d’avis de garder le « bois pourri ». Je suis d’accord, ce bois est bon au moins pour lancer ou relancer un feu. Son frère le regretté Jacquot m’avait lui aussi donné un conseil économique, il y a des années, à propos de branches de fusain japonais que j’hésitais à conserver, doutant de la qualité de ce bois atypique. Garde-les donc, m’avait-il dit. Il avait raison.

vendredi 2 janvier 2026

nouvel an

    La coutume pittoresque de brûler des voitures au premier de l’an, en plus grand nombre que pendant les autres nuits de l’année (1173 dénombrées cette fois-ci), est un bon exemple de l’enrichissement culturel qu’ont apporté au pays les peuplades exotiques. Entre nous, jadis, on n’avait pas eu idée de ce genre de réjouissance, qui ne coûte presque rien…

jeudi 1 janvier 2026